Compte rendu

Elizabeth Coquart, La Frondeuse. Marguerite Durand, patronne de presse et féministe, Paris, Payot, 2010, 347 p.

Page XXIX

Citer cet article


  • Renoult, A.
(2011). Elizabeth Coquart, La Frondeuse. Marguerite Durand, patronne de presse et féministe, Paris, Payot, 2010, 347 p. Aden, 10(1), XXIX-XXIX. https://doi.org/10.3917/aden.010.0357ac.

  • Renoult, Anne.
« Elizabeth Coquart, La Frondeuse. Marguerite Durand, patronne de presse et féministe, Paris, Payot, 2010, 347 p. ». Aden, 2011/1 N° 10, 2011. p.XXIX-XXIX. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-aden-2011-1-page-XXIX?lang=fr.

  • RENOULT, Anne,
2011. Elizabeth Coquart, La Frondeuse. Marguerite Durand, patronne de presse et féministe, Paris, Payot, 2010, 347 p. Aden, 2011/1 N° 10, p.XXIX-XXIX. DOI : 10.3917/aden.010.0357ac. URL : https://shs.cairn.info/revue-aden-2011-1-page-XXIX?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/aden.010.0357ac


Notes

  • [72]
    Lire le n° 6 sur « Féminisme & Communisme ». [n.d.l.r.]
  • [73]
    Annie Didier-Metz, La Bibliothèque Marguerite Durand : histoire d’une femme, mémoire des femmes, Bibliothèque Marguerite Durand, 1992.
  • [74]
    Christine Bard, Les Filles de Marianne, histoire des féminismes, 1914-1940, Fayard, 1995.
  • [75]
    Laurence Klejman, Florence Rochefort, L’Égalité en marche : le Féminisme sous la Troisième République, Préface de Michelle Perrot, Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, 1989.
  • [76]
    Mary Louise Roberts, Disruptive acts : the new woman in fin-de-siècle France, Chicago, University of Chicago press, 2002.

Le livre d’Elisabeth Coquart présente en trente-cinq épisodes, courts et faciles à lire, la vie de Marguerite Durand (1864-1936), figure majeure du féminisme français et du journalisme au féminin . Cette vie était déjà connue dans ses grandes lignes grâce notamment aux travaux d’Annie Metz , de Christine Bard et Florence Rochefort , ou de Marie-Louise Roberts . Il restait à l’écrire. Elisabeth Coquart la met en scène.
Certains choix stylistiques (comme la familiarité du ton de certains passages) et éditoriaux (comme la forme imprécise de l’appareil critique) ne nous semblent pas toujours à la hauteur du personnage. Les sources utilisées – pour l’essentiel des coupures de presse – non plus. Elles documentent le récit, plantent le décor, mais ne le structurent pas. Les agendas et les cahiers intimes de la fondatrice de La Fronde inspirent des dialogues qui agrémentent ponctuellement la lecture du texte, mais n’étayent pas d’analyse globale et compréhensive de sa personnalité ou de son œuvre.
Toutefois, s’il peut décevoir les familiers des études sur les femmes, ou les habitués de la Bibliothèque Marguerite Durand à Paris, ce travail peut en revanche satisfaire ceux qui n’auraient pas encore eu la chance de croiser le nom de cette femme exceptionnelle, de connaître les combats qu’elle a menés pour la reconnaissance des droits civils et politiques des femmes et leurs accès à toutes les professions à la Belle Époque et dans l’entre-deux-guerres. Il a en effet le mérite de porter un projecteur, si ténu soit-il parfois, sur chacune de ses aventures professionnelles, politiques, familiales ou amicales…


Date de mise en ligne : 01/01/2019

https://doi.org/10.3917/aden.010.0357ac

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