Article de revue

Guerre en jeux, jeux de guerre

Pages 243 à 245

Citer cet article


  • Séré, G.
(2025). Guerre en jeux, jeux de guerre. 20 & 21. Revue d'histoire, 168(4), 243-245. https://doi.org/10.3917/vin.168.0243.

  • Séré, Guillaume.
« Guerre en jeux, jeux de guerre ». 20 & 21. Revue d'histoire, 2025/4 N° 168, 2025. p.243-245. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-20-21-revue-dhistoire-2025-4-page-243?lang=fr.

  • SÉRÉ, Guillaume,
2025. Guerre en jeux, jeux de guerre. 20 & 21. Revue d'histoire, 2025/4 N° 168, p.243-245. DOI : 10.3917/vin.168.0243. URL : https://shs.cairn.info/revue-20-21-revue-dhistoire-2025-4-page-243?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/vin.168.0243


Notes

  • [1]
    « La guerre en jeux », exposition au CHRD, Lyon, du 20 novembre 2025 au 7 juin 2026.
  • [2]
    Xavier Aumage, « Des objets témoins d’une enfance heureuse. Les jouets de Guy et Serge de la donation Safran-Môquet », p. 43 à 67. Toutes les références sont tirées du catalogue de l’exposition : Isabelle Doré-Rivé (dir.), La Guerre en jeux, Paris, CHRD/MKF, 2025.
  • [3]
    Camille Mahé, « Quand la guerre surgit. Les enfants face au second conflit mondial », p. 39.
  • [4]
    Raymond Jeannin, Nimbus libéré, 1944, 2 minutes 37, disponible en ligne.

Le bâtiment accueillant le Centre d’histoire de la résistance et de la déportation (CHRD) à Lyon est une forme de palimpseste. Après un premier usage en tant qu’École du service de santé militaire, où la transmission et la vie sont au cœur de ses missions, il devient, durant un peu plus d’un an, entre 1943 et 1944, symbole d’occupation et de souffrance. Il est en effet réquisitionné par la Sipo-SD pour en faire son siège lyonnais, section IV incluse, autrement connue sous le nom de Gestapo, et voit donc défiler nombre de résistants pour y être soumis à la torture. L’ouverture du CHRD dans ces lieux, en 1992, renforce son aspect mémoriel. Ainsi, un étrange sentiment nous étreint en visitant cette exposition riche en jouets, cartes et dessins, mais aussi en photographies d’enfants tantôt insouciants, tantôt plus sérieux, à l’endroit même où se tenaient les geôles de la Gestapo.
Le thème de celle-ci, « La guerre en jeux », vient mettre en avant certains des renouvellements historiographiques sur la période. Si l’expérience enfantine de la Première Guerre mondiale est un sujet d’étude depuis une trentaine d’années, notamment avec Stéphane Audoin-Rouzeau ou Manon Pignot, les historiens de la Seconde Guerre mondiale s’attachaient avant tout à la question des violences subies par les enfants. Les travaux de Camille Mahé, membre du comité scientifique, ou de Capucine Wieviorka, qui a contribué à la rédaction d’un chapitre dans le catalogue d’exposition, s’intéressent davantage à l’expérience quotidienne et propre à l’enfance qu’est le domaine du jeu…


Date de mise en ligne : 23/03/2026

https://doi.org/10.3917/vin.168.0243

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