Une enquête en bande dessinée sur les traces de la Belle Époque
- Par Mélanie Fabre
Pages 239 à 241
Citer cet article
- FABRE, Mélanie,
- Fabre, Mélanie.
- Fabre, M.
https://doi.org/10.3917/vin.168.0239
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- Fabre, M.
- Fabre, Mélanie.
- FABRE, Mélanie,
https://doi.org/10.3917/vin.168.0239
Notes
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[1]
Arnaud-Dominique Houte et Kim Consigny, Place à la République. De la Commune à la Belle Époque, Paris, La Découverte, 2024.
-
[2]
Anne Carol, La Mise en pièces de Gambetta. Autopsie d’un corps politique, Grenoble, Jérôme Millon, 2022.
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[3]
Voir notamment François Jarrige et Thomas le Roux, La Contamination du monde. Une histoire des pollutions à l’âge industriel, Paris, Seuil, 2017.
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[4]
Sur Hubertine Auclert, voir son Journal d’une suffragiste (édition présentée et annotée par Nicole Cadène), Paris, Gallimard, 2021.
Seizième opus d’une série intitulée « Histoire dessinée de la France », la bande dessinée coécrite par Arnaud-Dominique Houte (professeur des universités spécialiste d’histoire contemporaine et auteur de plusieurs ouvrages sur la Belle Époque) et Kim Consigny (dessinatrice de BD, destinées notamment à la jeunesse) est consacrée à la période allant de la Commune à la Grande Guerre, époque qui, après le Second Empire, laisse Place à la République. Cette Troisième République reste aujourd’hui encore le régime politique français à la plus grande longévité (1870-1940) depuis la Révolution française.
Le récit s’ouvre sur un fait étonnant : en cette journée banale de l’année 2024, les Parisiens découvrent que plusieurs des statues édifiées dans la capitale entre les années 1870 et la Première Guerre mondiale ont disparu. Une journaliste, aidée de plusieurs personnages historiques – Victor Hugo, Hubertine Auclert, Jean Jaurès, Charles Péguy, Séverine –, mène l’enquête pour identifier les coupables, et doit pour ce faire plonger dans l’univers historique dans lequel se déploya une statuomanie inégalée dans l’histoire de France.
À l’heure où la présence de nombreux symboles dans l’espace public pose question – par exemple au sujet d’hommes politiques jusqu’alors célébrés, mais dont on rappelle aujourd’hui les pratiques esclavagistes ou la défense du colonialisme, tel Jules Ferry –, les statues constituent le fil conducteur de l’ouvrage. Les auteurs glissent d’ailleurs, de page en page, des analyses très stimulantes de ces vestiges de la Belle Époque encore visibles aujourd’hui dans les rues parisiennes ou ailleurs dans l’Hexagone…