Réparation
- Par Daniel Coum
Pages 286 à 290
Citer ce chapitre
- COUM, Daniel,
- Coum, Daniel.
- Coum, D.
Citer ce chapitre
- Coum, D.
- Coum, Daniel.
- COUM, Daniel,
Un moteur puissant des agissements de l’assistante familiale est le désir de réparer ce qui, d’un côté ou d’un autre, a été cassé. Accueillir chez soi un enfant en difficultés permet aux assistantes familiales de satisfaire, ou de tenter de satisfaire un désir intense de réparer chez l’autre ce qui va mal, de soulager chez l’autre une souffrance. Et le désir se trouve irrémédiablement renforcé quand l’autre est un enfant dont la vulnérabilité est patente et amplifiée de surcroît par une histoire personnelle et/ou familiale défavorable. Ce sont les aptitudes de l’assistante familiale à la « réparation » qui permettent à un service de lui confier des enfants. Personne en effet, pas même les professionnels qui assurent le suivi, ne voudrait s’occuper d’enfants présentant des troubles !
« Venir au secours d’un enfant en souffrance » est la forme fantasmatique mais utile socialement que prend un désir pour déclencher l’action, et dont les racines puisent au plus profond de l’intimité le plus souvent inconsciente des adultes qui l’entreprennent. La raison qui pousse telle assistante familiale à s’engager dans ce travail ne peut qu’être rattachée à sa propre singularité et à son désir. Néanmoins, nous pouvons nous arrêter sur ce qui, dans cette aspiration partagée à réparer, participe d’une problématique commune tant dans ses mobiles que dans ses effets.
Le désir de réparer comporte une part d’idéalisation de la mission qui flatte le narcissisme de celui ou de celle qui en est l’auteur : être reconnu(e) sinon dans le pouvoir au moins dans le vouloir…
Date de mise en ligne : 20/10/2011
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
10,99 €
Acheter ce chapitre
3,00 €