Relais
- Par Daniel Coum
Pages 280 à 286
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- COUM, Daniel,
- Coum, Daniel.
- Coum, D.
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- Coum, Daniel.
- COUM, Daniel,
La notion de « relais » apparaît dans le corpus conceptuel qui concerne le placement familial au moment où, simultanément, la tolérance aux troubles des enfants paraît moins grande et la revendication de « souffler un peu », ou celle plus simple, d’« avoir des vacances, des vraies ! » sous-entendu sans l’enfant placé, de plus en plus répandue. La difficulté que représente l’accueil d’un enfant venant d’une autre famille apparaît ici dans une dimension nouvelle qui autorise à séparer le sort de l’enfant accueilli de celui de la famille d’accueil.
Toujours est-il que la « famille relais » est de plus en plus souvent requise pour assurer un accueil momentané, temporaire, voire exceptionnel, parfois régulier. En deçà du principe qui conduit à (re)déplacer l’enfant placé, l’usage du relais dans le dispositif d’accueil familial interroge les motivations de l’assistante familiale qui recourt de manière de plus en plus fréquente à ce mode d’accueil supplétif, la première raison étant le plus souvent de disposer d’un temps familial dont l’enfant placé est exclu.
La professionnalisation des assistantes familiales, ou plus précisément et plus justement de leur prestation, a conduit celles-ci à mettre en avant leur statut de salariées pour revendiquer les droits y afférent. Si tout travail mérite salaire, tout travail mérite aussi repos. Or le repos ne peut être pris que si l’enfant n’est pas là puisque sa seule présence suppose que le travail continue. La professionnalisation d’un engagement qui n’est pourtant pas que salarial impose ses contraintes, notamment le droit au congé, qui viennent contredire l’objectif de la mission : inscrire, momentanément mais durablement, un enfant dans une dynamique familiale…
Date de mise en ligne : 20/10/2011
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