Chapitre 8. Famille à fonctionnement psychosomatique. Du corps familial indifférencié à l’émergence des corps individuels en thérapie familiale psychanalytique. La famille Mau
Pages 213 à 231
Citer ce chapitre
- JOUBERT, Christiane,
- DUMET, Nathalie
- et FERNANDEZ, Lydia,
- Joubert, Christiane.
- Joubert, C.
- N. Dumet
- et L. Fernandez
https://doi.org/10.3917/pres.dumet.2016.01.0213
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- Joubert, C.
- N. Dumet
- et L. Fernandez
- Joubert, Christiane.
- JOUBERT, Christiane,
- DUMET, Nathalie
- et FERNANDEZ, Lydia,
https://doi.org/10.3917/pres.dumet.2016.01.0213
Notes
-
[1]
Il s’agit bien sûr d’un nom d’emprunt donné à cette famille
-
[2]
Pensons ici, par exemple, au tableau et montage de S. Dali et O. Tus-quets (1974), « Le visage de Mae West », qui peut être utilisé comme appartement (version en trois dimensions de la gouache originale sur photographie publicitaire de 1934-1935).
Depuis S. Freud et la pulsion enracinée dans le soma, D.W. Winnicott et l’intégration psyché-soma, l’approche contemporaine de la psychanalyse groupale entend l’entité psychosomatique qu’est le sujet, pris dans son environnement, dans ses liens et ses appartenances.
Le groupe renvoie d’ailleurs à la métaphore du corps (Anzieu, 1974 ; Kaës, 1976), avec ses membres et sa peau, le Moi-peau et l’enveloppe psychique groupale. La famille, groupe spécifique, originaire, est également fantasmée comme un corps, avec un Moi-Peau familial, une enveloppe. Mais avant d’évoquer cette approche, rappelons quelques travaux précurseurs sur l’intégration psychosomatique, afin de pouvoir appréhender ensuite la clinique d’un groupe-famille marquée par l’expression somatique.V. Tausk en 1919 dans son article « De la genèse de “l’appareil à influencer” au cours de la schizophrénie » introduit une distinction entre moi corporel et moi psychique. En effet il démontre que le délire schizophrénique réalise de façon évidente la séparation et la mise à distance du moi corporel sous la forme de la machine (pour se débarrasser de la libido attachée au corps, dont les exigences ne sont pas acceptées par le moi psychique) et il esquisse une théorie du moi selon laquelle un moi fœtal existe dès la naissance et même dès la vie fœtale. À la naissance, et au cours des premiers mois de vie, seul existe le moi psychique. C’est, pour cet auteur, le narcissisme inné.
Pour P. Federn (1952), il existe un sentiment du moi dès le début de la vie, lequel est au départ indépendant de toute perception corporelle…
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