Fiche 7 : Les représentations sociales
Pages 73 à 80
Citer ce chapitre
- MOLINER, Pascal,
- DELOUVÉE, Sylvain
- et RATEAU, Patrick,
- Moliner, Pascal.,
- et al.
- Moliner, P.,
- Delouvée, S.
- et Rateau, P.
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- Moliner, P.,
- Delouvée, S.
- et Rateau, P.
- Moliner, Pascal.,
- et al.
- MOLINER, Pascal,
- DELOUVÉE, Sylvain
- et RATEAU, Patrick,
Pour forger le concept de représentation sociale, Serge Moscovici [1] s’inspire des travaux des pionniers de la cognition sociale (Fiche 5, p. 53). Mais il s’inspire aussi de la notion de représentation collective proposée par Émile Durkheim [2]. Durkheim avait en effet envisagé la possibilité qu’il existe des formes particulières de connaissance, s’imposant à l’ensemble des membres d’une société et dépassant le cadre des pensées individuelles. Par exemple, pour Durkheim, les religions et les mythes devaient être considérés comme des représentations collectives. Durkheim est l’un des premiers à avoir suggéré l’idée qu’au-delà des opinions ou des représentations individuelles, il pouvait exister des formes collectives de la pensée sociale.
Une des meilleures analogies pour comprendre les propositions de Durkheim est celle des mots et des usages d’une langue. Il est par exemple facile de deviner qu’aucun Français n’utilise, ni même ne connaît, l’ensemble des mots du français. Si l’on voulait donc avoir une idée exacte des mots et des usages du français, il faudrait interroger un échantillon représentatif des Français et peut-être même des francophones à travers le monde. Au-delà des expressions individuelles, c’est la somme des réponses obtenues qui permettrait d’avoir une image correcte des mots et des usages de notre langue. Mais il faut également remarquer que si aucun d’entre nous, français ou francophone, ne connaît tous les mots du français, cette langue s’est imposée à nous tous, mis à part ceux qui ont choisi de l’apprendre…
Date de mise en ligne : 13/02/2026
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