Conclusion
Pages 129 à 130
Citer ce chapitre
- MOLINER, Pascal,
- DELOUVÉE, Sylvain
- et RATEAU, Patrick,
- Moliner, Pascal.,
- et al.
- Moliner, P.,
- Delouvée, S.
- et Rateau, P.
Citer ce chapitre
- Moliner, P.,
- Delouvée, S.
- et Rateau, P.
- Moliner, Pascal.,
- et al.
- MOLINER, Pascal,
- DELOUVÉE, Sylvain
- et RATEAU, Patrick,
Beaucoup des processus et des mécanismes que nous venons de décrire pourraient se rencontrer en dehors des réseaux sociaux. Dans la « vraie vie », lorsque nous sommes exposés aux médias, lorsque nous participons à des conversations familiales ou amicales, nous mobilisons bien sûr des représentations sociales ou des stéréotypes, nous recherchons souvent des explications et nous sommes bien sûr soumis à de nombreux biais de raisonnement. Dans nos interactions quotidiennes, qui d’entre nous pourrait affirmer qu’il n’a jamais participé à la diffusion d’une rumeur ? Qui n’a jamais été abusé par telle ou telle information fausse ? Qui n’a jamais été tenté de prendre au sérieux telle ou telle théorie sinon du complot, du moins du soupçon ? Tout cela existait bien avant les réseaux sociaux. Mais ces réseaux constituent aujourd’hui des techno-systèmes communicationnels qui conjuguent de nouveaux paramètres. Ils démultiplient et accélèrent nos interactions ; ils autorisent l’anonymat et ils nous permettent de nous prémunir des réactions que peuvent susciter nos prises de position. En d’autres termes, ils créent des conditions qui favorisent le recours aux raisonnements rapides, donc aux heuristiques et à leurs biais. Mais aussi des conditions qui favorisent la prédominance des émotions dans les interactions et qui exacerbent les identités sociales. Ainsi, en revenant sur les questions que nous nous posions en introduction de cet ouvrage, il faut comprendre que les réseaux sociaux sont des terrains privilégiés pour l’expression de la pensée sociale…
Date de mise en ligne : 13/02/2026
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