Chapitre d’ouvrage

Chapitre 4. Le conseil en santé sexuelle

Pages 83 à 108

Citer ce chapitre


  • Giami, A.,
  • Moreau, É.
  • et Domenech-Dorca, G.
(2014). Chapitre 4. Le conseil en santé sexuelle. Dans
  • G. Fischer
  • et C. Tarquinio
Psychologie de la santé : applications et interventions (p. 83-108). Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.fisch.2014.01.0083.

  • Giami, Alain.,
  • et al.
« Chapitre 4. Le conseil en santé sexuelle ». Psychologie de la santé : applications et interventions, Dunod, 2014. p.83-108. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/psychologie-de-la-sante-applications-et-interventi--9782100706457-page-83?lang=fr.

  • GIAMI, Alain,
  • MOREAU, Émilie
  • et DOMENECH-DORCA, Gwenaël,
2014. Chapitre 4. Le conseil en santé sexuelle. In :
  • FISCHER, Gustave-Nicolas
  • et TARQUINIO, Cyril,
Psychologie de la santé : applications et interventions. Paris : Dunod. Psycho Sup, p.83-108. DOI : 10.3917/dunod.fisch.2014.01.0083. URL : https://shs.cairn.info/psychologie-de-la-sante-applications-et-interventi--9782100706457-page-83?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dunod.fisch.2014.01.0083


Notes

  • [1]
    Les codes Z concernent toutes les raisons qui motivent les rencontres avec le système de santé. Un code de prise en charge doit accompagner un code Z si une prise en charge est effectivement mise en œuvre. Les catégories Z00-Z99 sont proposées pour les occasions ou les circonstances autres qu’une maladie, une blessure ou toute cause externe pouvant entrer dans les catégories A00-Y89 sont enregistrés comme des « diagnostics » ou des « problèmes ». Ceci peut se produire de deux façons :
    (a) Quand une personne qui peut être ou ne pas être malade accède aux services de santé pour une raison spécifique comme recevoir un soin précis ou un service pour une maladie, faire un prélèvement d’organe ou de tissus biologiques, de recevoir une vaccination préventive, ou pour discuter un problème qui n’est pas en soi une maladie ou une blessure.
    (b) Quand des circonstances ou des problèmes surviennent et peuvent influencer l’état de santé d’une personne sans qu’il s’agisse d’une maladie ou d’une blessure.
  • [2]
    Le terme de counseling est difficilement traduisible en français et deux façons de l’orthographier sont acceptées. Nous utilisons le terme counseling tel qu’il a été proposé par Tourette-Turgis (1996) mais dans les définitions extraites de la WAS et de l’OMS, le terme utilisé est celui de counseling, nous l’avons donc laissé comme tel.
  • [3]
    Le terme de « client » est privilégié dans ce type d’approche et ce, en référence aux travaux de Rogers mais également pour sortir de la hiérarchie que sous-entend le terme de patient dans le domaine médical et du soin plus généralement.
  • [4]
    Nous employons dans ce texte le terme « droits de l’homme » dans la mesure où il renvoie à la tradition juridique ouverte par la Déclaration universelle des droits de l’homme. Certaines organisations préfèrent utiliser le terme de « droits humains » qui résultant d’une traduction du terme utilisé dans la langue anglaise (human rights). Les Canadiens francophones ont forgé l’expression de « droits de la personne humaine » afin de démasculiniser cette expression. Malgré son caractère désuet au regard de débats actuels sur l’égalité entre les genres, nous avons préféré conserver l’expression « droits de l’homme » avec tout le poids historique et la prétention à l’universalisme dont elle est chargée.
  • [5]
    La notion de contre-transfert n’est pas ici réductible à son ancrage disciplinaire d’origine, la psychanalyse.
  • [6]
    Ces exemples sont extraits d’une recherche qui portait initialement sur les représentations de la sexualité dans le contexte du cancer et nous avons recueilli des entretiens auprès de 64 infirmières dans plusieurs régions, dans des structures hospitalières différentes, dans des services différents et présentant des caractéristiques personnelles et sociales diversifiées. Recherche « Vie sexuelle et cancer » Inca (Giami, Moulin, Moreau, 2013).
  • [7]
    Décret 2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmière. Voir l’article 14 où il est stipulé que l’infirmier propose des actions, les organise ou y participe dans les domaines suivants… éducation à la sexualité.

Depuis l’avènement des médicaments sexo-actifs à la fin des années quatre-vingt-dix (Giami et Pietri, 1999 ; Giami, 2004), on assiste à un développement important des prises en charge de la sexualité dans le domaine de la santé en général et des maladies chroniques en particulier. Ces interventions sont, la plupart du temps, centrées sur la prise en charge des troubles et des dysfonctions sexuelles. Elles peuvent être traitées dans le champ de la médecine sexuelle et sont alors fondées sur des protocoles médicaux et pharmacologiques (voire même chirurgicaux) très élaborés à l’instar d’autres prises en charge médicales (AIUS, 2010 ; AFU, 2013 ; ESSM, 2012). Ces interventions peuvent être fondées sur la gestion et l’accompagnement des conséquences des pathologies elles-mêmes ou sur les effets indésirables de certains médicaments dans l’accomplissement de la fonction sexuelle, comme c’est le cas dans le domaine du cancer par exemple. Dans le champ du sida, c’est avec l’arrivée des thérapies antirétrovirales qui ont contribué à la réduction de la morbidité et de la mortalité, que la question de la sexualité et de ses problèmes s’est développée (Lallemand, et al., 2002). Par ailleurs, on observe le développement des psychothérapies et de la sexologie clinique, représentées notamment par la psycho-sexologie (EFS et ESSM, 2013 ; Mignot, et al., 2013) qui constituent des formes de traitement et d’accompagnement des troubles sexuels, et des problèmes liés à la sexualité, tout autant codifiées…


Date de mise en ligne : 03/03/2016

https://doi.org/10.3917/dunod.fisch.2014.01.0083

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