Chapitre 1. Laure Conan et les historiens
Livres et réseaux de sociabilité dans la province de Québec à la fin du XIXe siècle
- Par Sophie Imbeault
- et Carolyne Ménard
Pages 27 à 55
Citer ce chapitre
- IMBEAULT, Sophie
- et MÉNARD, Carolyne,
- BIENVENUE, Louise
- et DORAIS, François-Olivier,
- Imbeault, Sophie.
- et al.
- Imbeault, S.
- et Ménard, C.
- L. Bienvenue
- et F. Dorais
Citer ce chapitre
- Imbeault, S.
- et Ménard, C.
- L. Bienvenue
- et F. Dorais
- Imbeault, Sophie.
- et al.
- IMBEAULT, Sophie
- et MÉNARD, Carolyne,
- BIENVENUE, Louise
- et DORAIS, François-Olivier,
Notes
-
[1]
Cabinet de la ministre de la Culture et des Communications, « Journée internationale des droits des femmes – La ministre de la Culture et des Communications désigne quatre femmes comme personnages historiques », Cision, https://www.newswire.ca/fr/news-releases/journee-internationale-des-droits-des-femmes-la-ministre-de-la-culture-et-des-communications-designe-quatre-femmes-comme-personnages-historiques-813668899.html.
-
[2]
Pierre-Olivier Bouchard et Marie-Frédérique Desbiens, « À l’aune d’Angéline. La vie romancée de Laure Conan », Voix et Images, vol. 44, no 1 (automne 2018), p. 13-26.
-
[3]
Katherine A. Roberts, « Découvrir, fonder, survivre : les romans historiques de Laure Conan », Voix et Images, vol. 24, no 2 (1999), p. 354 ; Louis Francoeur, « Quand écrire c’était agir : la série culturelle québécoise au 19e siècle », Voix et Images, vol. 6, no 3 (1981), p. 453-463.
-
[4]
Fernand Roy, « L’histoire dans les romans de Laure Conan. Lecture sémiotique de l’idéologie de la langue gardienne de la foi », Voix et Images, vol. 25, no 2 (2000), p. 332.
-
[5]
Michèle Jomphe, « La philosophie théologique de l’histoire dans les romans historiques de Laure Conan : fondement à l’idéologie de la langue gardienne de la foi », mémoire de maîtrise (études littéraires), Université du Québec à Chicoutimi, 2003, p. 19 ; Patrice Groulx, François-Xavier Garneau : poète, historien et patriote (Montréal, Boréal, 2020), p. 115-123 ; Louise Simard, « Les romancières de l’histoire. Le Québec en fiction », Recherches féministes, vol. 6, no 1 (1993), p. 70.
-
[6]
Jean Hamelin et Pierre Poulin, « Chauveau, Pierre-Joseph-Olivier », Dictionnaire biographique du Canada, http://www.biographi.ca/fr/bio/chauveau_pierre_joseph_olivier_11F.html.
-
[7]
« Félicité Angers à l’abbé Henri-Raymond Casgrain », 15 août 1883, cité dans Laure Conan, J’ai tant de sujets de désespoir : correspondance, 1878-1924 ; recueillie et annotée par Jean-Noël Dion (Montréal, Varia, 2002), p. 154.
-
[8]
« Laure Conan à Alfred Garneau », 3 mars 1884, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets de désespoir…, p. 177 ; P. Groulx, François-Xavier Garneau…, p. 245-261.
-
[9]
« Félicité Angers à Élodie Garneau », juillet 1887, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets de désespoir…, p. 203.
-
[10]
« Félicité Angers à l’abbé Hospice Verreau », 18 mai 1899, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets de désespoir…, p. 257 ; Marie-Claire Daveluy, « Closse, Raphaël-Lambert (Lambert) », Dictionnaire biographique du Canada, http://www.biographi.ca/fr/bio/closse_raphael_lambert_1F.html.
-
[11]
« Laure Conan à Thomas Chapais », 6 mai 1923, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets de désespoir…, p. 404.
-
[12]
Laure Conan ; textes choisis et présentés par Micheline Dumont (Montréal, Fides, 1961), p. 89.
-
[13]
Renée des Ormes, Célébrités : Laure Conan, son éminence le cardinal Mercier, Louis Le Cardonnel (Québec, Chez l’auteur, 1927), p. 24.
-
[14]
Maurice Lemire, « Félicité Angers sous l’éclairage de sa correspondance », Voix et Images, vol. 26, no 1 (2000), p. 131.
-
[15]
Marie-Pier Savoie, La lettre comme lieu d’invention d’un destin littéraire : le cas de Félicité Angers (Laure Conan), mémoire de maîtrise (études littéraires), Université Laval, 2015, f. 3.
-
[16]
Maurice Lemire et Aurélien Boivin, dir., La vie littéraire au Québec. Tome IV (Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval, 1991), p. 133. Les femmes célibataires majeures bénéficient de la pleine capacité juridique. Elles sont affranchies de la tutelle paternelle et de l’autorité maritale. Elles peuvent administrer leurs biens, commercer ou ester en justice.
-
[17]
Laure Conan, Angéline de Montbrun. Édition critique par Nicole Bourbonnais (Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 2007), p. 20.
-
[18]
P. Groulx, François-Xavier Garneau…, p. 217.
-
[19]
« Laure Conan à l’abbé Henri-Raymond Casgrain », 4 mars [1884], cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets de désespoir…, p. 178.
-
[20]
Sophie Imbeault, « L’essai historique au Québec et au Canada français », dans Martin Pâquet et Serge Dupuis, dir., Faire son temps. Usages publics du passé dans les francophonies nord-américaines (Québec, Presses de l’Université Laval, 2018), p. 53-55.
-
[21]
Serge Gagnon, Le Québec et ses historiens, de 1840 à 1920. La Nouvelle-France de Garneau à Groulx (Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval, 1978), p. 172.
-
[22]
Laure Conan, Angéline de Montbrun (Montréal, Boréal, 2002 [1884]), p. 44 et 187.
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[23]
Abbé Henri-Raymond Casgrain, « Étude sur Angéline de Montbrun », L’Opinion publique (6 décembre 1883), p. 1-2. La critique est reproduite dans Nouvelles soirées canadiennes (1885), première partie.
-
[24]
S. Gagnon, Le Québec et ses historiens…, p. 197.
-
[25]
L. Simard, Les romancières de l’histoire…, p. 70.
-
[26]
Gustave Bourassa, « Préface », dans Laure Conan, L’oublié (Onzième édition) (Montréal, Librairie Beauchemin Limitée, 1946), p. 12.
-
[27]
Laure Conan, Si les Canadiennes le voulaient ! Aux Canadiennes-françaises (à l’occasion de la nouvelle-année) (Québec, Typographie de C. Darveau, 1886), p. 10.
-
[28]
Sylvie Joliette, « Un exemple de théâtre combattif au XIXe siècle : “Si les Canadiennes les voulaient !” de Laure Conan », L’Annuaire théâtral : revue québécoise d’études théâtrales, no 2 (1987), p. 106. Honoré Mercier défend ces idées de nuisance de l’esprit de parti lors de la création du Parti national ; Pierre Dufour et Jean Hamelin, « Mercier, Honoré », Dictionnaire biographique du Canada, http://www.biographi.ca/fr/bio/mercier_honore_12F.html.
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[29]
S. Joliette, « Un exemple de théâtre… », p. 108.
-
[30]
Marilyn Baszczynski, « Laure Conan : Un théâtre au féminin au 19e siècle », Theatre Research in Canada/Recherches théâtrales au Canada, vol. 14, no 1 (1993), https://journals.lib.unb.ca/index.php/TRIC/article/view/7232. Joséphine Marchand et Laure Conan sont les seules femmes à publier du théâtre au XIXe siècle.
-
[31]
Laure Conan. Textes choisis et présentés par Micheline Dumont (Montréal, Fides, 1960), p. 10.
-
[32]
Daniel D. Jacques, « Quand Dieu donne soif », Liberté, no 308 (2015), p. 4.
-
[33]
Laure Conan, Aux Canadiennes (Québec, la Cie d ’imprimerie commerciale, 1913), p. 11.
-
[34]
« Joséphine Parent à Laure Conan », 15 janvier 1914, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets de désespoir…, p. 424.
-
[35]
M.-P. Savoie, « La lettre comme lieu d’invention… », p. 57.
-
[36]
K. A. Roberts, « Découvrir, fonder, survivre… », p. 352.
-
[37]
Son frère Élie est son agent lors des campagnes électorales. Dans son premier discours, le 19 mars 1896, il fait l’étalage de ses connaissances, citant notamment Plutarque, comme la plupart des membres de professions libérales. Ironie du sort, Charles avait été vu le matin de son décès à la bibliothèque du parlement à Québec. Parlement du Canada, « Louis-Charles-Alphonse Angers », Parlinfo, https://lop.parl.ca/sites/ParlInfo/default/fr_CA/Personnes/Profil?personId=3033 ; Débats de la Chambre des communes, 7e législature, 6e session, vol. 2, p. 3525-3545 ; L’écho de Charlevoix, journal hebdomadaire, 17 janvier 1901, p. 3.
-
[38]
Angers n’a pas voté avec le Parti libéral en 1896 et en 1899. Cette dernière fois, il s’opposait, aux côtés d’Henri Bourassa, à l’envoi de contingents canadiens au Transvaal. Le Devoir, 11 mars 1929, p. 3.
-
[39]
Hélène Pelletier-Baillargeon, Olivar Asselin et son temps, tome 1 : Le militant (Montréal, Fides, 1996), p. 331-334.
-
[40]
Thomas Chapais, « Préface », L’Obscure souffrance (1924), p. V-VI. La Revue de Montréal paraît pour sa part de 1877 à 1881. Fondée par le prêtre Thomas-Aimé Chandonnet, elle accueille notamment Benjamin Sulte, Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau dans ses pages.
-
[41]
Élie (1832-1923), Marguerite (1838-1898), Madeleine (1841-1934), Félicité (1845- 1924), Adèle (1849-1926) et Charles (1854-1929). « Introduction », dans L. Conan, Angéline de Montbrun, édition critique…, p. 11.
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[42]
Elle a remplacé son frère Élie, maître de poste à La Malbaie de 1874 à 1879. Contraint de démissionner à la suite d’une histoire de déficit, Élie sera notaire à Saint-Arsène puis à La Malbaie. Sœur Jean de l’Immaculée, Angéline de Montbrun. Étude littéraire et psychologique, thèse de doctorat (études littéraires), Université d’Ottawa, 1962, p. 23.
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[43]
Il épouse la fille d’Hector-Louis Langevin, Marie-Sophie-Justine-Hectorine, en 1884.
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[44]
Titulaire de la chaire d’histoire de la Faculté des Arts de l’Université Laval de 1907 à 1934, il est notamment nommé conseiller législatif en 1892, leader du gouvernement au Conseil législatif de 1893 à 1894, ministre sans portefeuille dans le cabinet Taillon en 1893, président du Conseil législatif de 1895 à 1897, président du Conseil exécutif dans le cabinet Flynn de 1896 à 1897, leader du gouvernement au Conseil législatif de 1936 à 1939 puis de 1944 à 1946, ministre sans portefeuille dans le cabinet Duplessis de 1936 à 1938, premier ministre intérimaire en 1938 et ministre sans portefeuille en 1944. Son épouse, née Hectorine Langevin, est aussi une amie fidèle de Félicité. « Thomas Chapais », Assemblée nationale du Québec, http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/anciens-parlementaires/chapais-thomas-97.html.
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[45]
« Félicité Angers à Henri-Raymond Casgrain », 9 décembre 1882, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 138 ; « Félicité Angers à Henri-Raymond Casgrain », 15 août 1883, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 153.
-
[46]
« Abbé Paul Bruchési à Thomas Chapais », 16 juillet 1883, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 151.
-
[47]
Laure Conan, « À travers les ronces », Nouvelles Soirées canadiennes ; recueil de littérature nationale, no 2 (juillet-août 1883), p. 340-361. Conan y fait paraître Ste-Anne-de-Beaupré en 1884 et Histoire de Mlle Legras en 1885. Joseph-Charles Taché est député de 1848 à 1857. Il est aussi auteur en plus de cofonder Soirées canadiennes ; recueil de littérature nationale.
-
[48]
« Félicité Angers à Wilfrid Laurier », 6 avril 1904, dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 285.
-
[49]
L. Conan, Angéline…, p. 187-188.
-
[50]
P.-J.-O. Chauveau, « Discours prononcé sur la tombe de M. F. X. Garneau », La Revue canadienne, vol. 4, no 9 (septembre 1867), p. 694-701.
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[51]
Alfred Garneau est un habitué de la librairie Crémazie et fréquente l’abbé Casgrain, avec qui il participe à la fondation du Foyer canadien. Alfred aide son père dans son travail entourant la rédaction de son Histoire du Canada. Après son décès, il travaille sur la 4e édition, qui paraît 1883 avec l’aide de Chauveau et de Sulte (P. Groulx, François-Xavier Garneau…, p. 217 et 253).
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[52]
« Laure Conan à Pierre-Joseph-Olivier Chauveau », 8 mars 1885, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 190.
-
[53]
Charles, qui était le soutien financier de ses sœurs, se marie en 1884. Adèle se marie la même année. Les deux célibataires, Marie-Marguerite et Félicité, se retrouvent dans une situation difficile. Maurice Lemire, « Félicité Angers sous l’éclairage de sa correspondance », Voix et Images, vol. 26, no 1 (automne 2000), p. 133 ; « Henri-Raymond Casgrain à Pierre-Joseph-Olivier Chauveau », 15 octobre 1883, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 163.
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[54]
C’est le cas d’Arthur Buies, Antoine Gérin-Lajoie, Eudore Évanturel, Joseph-Charles Taché, Benjamin Sulte, Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice ou Alfred Duclos De Celles. Jonathan Livernois, Entre deux feux. Parlementarisme et lettres au Québec, 1764-1936 (Montréal, Boréal, 2021).
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[55]
« Félicité Angers à Sœur Saint-François-Xavier », 26 septembre 1883, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 158-159.
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[56]
« Laure Conan à l’abbé Hospice Verreau », 17 avril 1899, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 256.
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[57]
Principal et professeur à l’école normale Jacques-Cartier, l’abbé Verreau est un historien comptant plusieurs publications. Il est membre fondateur et deuxième président de la Société historique de Montréal et membre fondateur de la Société royale du Canada. « Abbé Paul Bruchési à l’abbé Hospice Verreau », 7 mai 1889, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 209 ; « Félicité Angers à l ’abbé Hospice Verreau », 17 avril 1899, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 257. Thérèse Hamel, « Hospice-Anthelme-Jean-Baptiste Verreau », Dictionnaire biographique du Canada, http://www.biographi.ca/fr/bio/verreau_hospice_anthelme_jean_baptiste_13F.html.
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[58]
« Laure Conan à l’abbé Lionel Groulx », 17 janvier 1924, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 409 ; « Abbé Lionel Groulx à Laure Conan », mars 1924, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 41 ; voir Pierre Hébert, « Quand éditer c’était agir : la bibliothèque de L’Action française (1918-1927) », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 46, no 2 (automne 1992), p. 231-232.
-
[59]
Marie-Claire Daveluy, « En relisant Laure Conan », L’Action française, vol. 2 (1918), p. 109.
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[60]
Il devient titulaire de la première chaire d’enseignement de l’histoire du Canada à la Succursale de l’Université Laval à Montréal cette année-là. L’histoire se professionnalise dans les années 1940, notamment avec l’ouverture des premiers instituts d’histoire à l’Université de Montréal (1946) et à l’Université Laval à Québec (1947).
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[61]
Le Grognard, 19 novembre 1881, p. 4. Hector Berthelot en est propriétaire.
-
[62]
Le Canard, 13 mai 1882, p. 2.
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[63]
Au sujet du débat entre Casgrain et Conan entourant la préface, voir L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 173, 177, 178, 179, 182 ; Le Courrier du Canada, 20 février 1884, p. 3 ; La Vérité, 22 septembre 1884, p. 4. D’ailleurs son identité avait été dévoilée près de trois ans plus tôt dans Le Canadien, L’Opinion publique, 15 septembre 1881 et La Vérité, 22 septembre 1881.
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[64]
« Abbé Henri-Raymond Casgrain à Pierre-Joseph-Olivier Chauveau », 8 octobre 1883, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 160.
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[65]
Greffier des projets de loi privés au Conseil législatif puis député de 1881 à 1890, il est aussi écrivain et journaliste. Kenneth Landry, « Narcisse-Henri-Édouard Faucher de Saint-Maurice », Dictionnaire biographique du Canada, http://www.biographi.ca/fr/bio/faucher_de_saint_maurice_narcisse_henri_edouard_12F.html.
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[66]
« Abbé Henri-Raymond Casgrain à Pierre-Joseph-Olivier Chauveau », 8 octobre 1883, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets de désespoir…, p. 160.
-
[67]
Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, « Une femme auteur au Canada », Nouvelles Soirées canadiennes, vol. 4 (1885), p. 64.
-
[68]
Thomas Chapais est rédacteur en chef de 1884 à 1901 et propriétaire de 1890 à 1901 du Courrier du Canada en plus d’être membre du comité de rédaction des Nouvelles Soirées canadiennes en 1883. « Thomas Chapais », Assemblée nationale du Québec, http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/anciens-parlementaires/chapais-thomas-97.html.
-
[69]
Journal de Québec, 10 septembre 1884, p. 2 et L’Électeur, 19 septembre 1884, p. 2. L’Électeur est l’organe officiel du Parti libéral du Québec et du Canada (1880-1896). La Minerve, 10 décembre 1883, p. 3.
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[70]
« Causerie littéraire », La Presse, 5 janvier 1887, p. 2 ; La Presse est un journal conservateur. Rappelons que la famille Angers est associée au Parti libéral et que Charles se présentera pour ce parti.
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[71]
« Causerie littéraire », p. 2.
-
[72]
« Attaque injuste », La Vérité, 22 janvier 1887, p. 3.
-
[73]
« Réponse à la causerie littéraire de X.Y.Z. », L’Étendard, 28 janvier 1887, p. 2.
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[74]
« Réponse à la causerie littéraire… », p. 2. D’autres journaux soulignent toutefois la qualité de la brochure : « Si les Canadiennes le voulaient ! », L’Étendard, 30 décembre 1886, p. 3 ; « Si les Canadiennes le voulaient », L’Électeur, 5 janvier 1887, p. 2 ; « Un article que seules les femmes devront lire », L’Électeur, 17 janvier 1887, p. 2.
-
[75]
J.-B. Cloutier en est alors rédacteur-propriétaire et C.-J. Magnan, assistant-rédacteur.
-
[76]
L’Enseignement primaire. Journal d’éducation et d’instruction, vol. 3, no 2 (janvier 1892), p. 135-136.
-
[77]
« Une brochure de Laure Conan », Le Peuple, 2 janvier 1914, p. 8.
-
[78]
Laure Conan, « Aux Canadiennes », La Presse, 30 décembre 1913, p. 3.
-
[79]
« Aux Canadiennes – Notes sociales », Le Bien public, 22 janvier 1914, p. 8. Voir aussi « Une brochure de Laure Conan », Le Peuple, 2 janvier 1914, p. 8.
-
[80]
L. Conan, La Sève immortelle (Montréal, Bibliothèque de l’Action française, 1925), p. 9.
-
[81]
Henri d’Arles, cité dans Pierre Ducharme, Henri d’Arles : abbé singulier, écrivain pluriel (Québec, Pierre Ducharme, 2019), p. 79.
-
[82]
La Revue Moderne, juillet 1924, p. 5.
-
[83]
« Félicité Angers à l’abbé Henri-Raymond Casgrain », 19 août 1883, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 153 ; « Abbé Henri-Raymond Casgrain à Pierre-Joseph-Olivier Chauveau », 8 octobre 1883, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 60.
-
[84]
« Laure Conan à Sœur Saint-François-Xavier », 19 août 1883, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 155.
-
[85]
Les vies de fondatrices de communautés religieuses sont un genre assez répandu à l’époque. Lucie Robert, « Sa vie n’est pas son œuvre. Figures féminines dans les vies québécoises », Recherches sociographiques, vol. 44, no 3 (septembre-décembre 2003), p. 433-453.
-
[86]
En 1870, elles sont 440 religieuses, 1226 en 1900. La Congrégation ouvre la section des filles de l’École normale Jacques-Cartier en 1899 puis le premier collège classique féminin, l’École d’enseignement supérieur, en 1908. Sophie Imbeault, « Les communautés religieuses et l’instruction des enfants montréalais », Nouvelle-France. Histoire et patrimoine, no 3, décembre 2020, p. 63-72 ; Thérèse Hamel, « La production pédagogique des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, 1858-1991 », Études d’histoire religieuse, vol. 65 (1999), p. 67-87 ; Micheline Dumont et Marie-Paule Malouin, « Évolution et rôle des congrégations religieuses enseignantes féminines au Québec », Sessions d’étude-Société canadienne d’histoire de l’Église catholique, vol. 50, no 1 (1983), p. 201-230.
-
[87]
Il est responsable de l’édition des Relations des Jésuites en 1858. « Laure Conan à l’abbé Louis-Édouard Bois », 11 février 1885, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 189. Nive Voisine, « Bois, Louis-Édouard », Dictionnaire Biographique du Canada, http://www.biographi.ca/fr/bio/bois_louis_edouard_11F.html.
-
[88]
« Félicité Angers à Mgr Thomas-Étienne Hamel », 1er décembre 1887, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 205. En 1912, sous le pseudonyme Jean Du Sol, Charles Angers publie Docteur Hubert LaRue et l’idée canadienne française. Le professeur-écrivain François-Alexandre-Hubert La Rue avait fréquenté la librairie Crémazie. Il a fondé Les Soirées canadiennes (1861), puis collaboré au Foyer canadien. La Rue était en outre un ami de l’abbé Thomas-Étienne Hamel que Conan contacte ici. Léon Lortie, « La Rue, François-Alexandre-Hubert », Dictionnaire biographique du Canada, http://www.biographi.ca/fr/bio/la_rue_francois_alexandre_hubert_11F.html.
-
[89]
« Laure Conan au père Edmond Rottot », 26 novembre 1906, dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 301.
-
[90]
Mgr Bruchési préside le 21e Congrès eucharistique à Montréal en 1910. Plus de 120 évêques, provenant du Canada et de l’extérieur du pays, s’y réunissent.
-
[91]
« Procès intéressant », L’écho de Charlevoix, 25 mai 1899, p. 2.
-
[92]
« À M. Louvigny de Montigny », Le Journal de Françoise, 21 avril 1906, p. 19.
-
[93]
« Laure Conan à Victor Morin », 26 avril 1917, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 353.
-
[94]
Afin d’encourager les productions théâtrales, L’Action française lance un concours en 1920. La revue s’engage à participer financièrement à la première représentation de la pièce gagnante en plus de la publier aux éditions de l’Action française. Conan participe à l’édition de 1923, qui voulait récompenser un drame ou une comédie patriotique. Aucun premier prix n’est accordé, mais elle se classe en deuxième place, ex aequo avec Julien Perrin pour Gloire à Dollard. Manon Brunet, « Angers, Félicité », Dictionnaire biographique du Canada, http://www.biographi.ca/fr/bio/angers_felicite_15F.html.
-
[95]
Avant la création d’un ministère des Affaires culturelles en 1970, la littérature, les arts, la musique, les musées relèvent du Secrétariat de la province.
-
[96]
Débats de l’Assemblée législative, 21 décembre 1897, p. 196-197. Le lauréat gagne la somme de 1300 $.
-
[97]
Voir les numéros de L’Enseignement primaire de novembre 1900, septembre 1903, avril 1904, mars 1906, février et mars 1907, 1908, septembre 1910, janvier 1913, mai 1914, mai et septembre 1919, septembre et février 1920 et juin 1921.
-
[98]
Notamment en 1900 et en 1907.
-
[99]
« Une lettre de Mgr Bruchési », Le Devoir, 20 août 1910, p. 1.
-
[100]
L’Enseignement primaire, septembre 1920, p. 8.
-
[101]
Fernand Harvey, « Aux sources des politiques culturelles de l ’État québécois de P.-J.-O. Chauveau à Lomer Gouin, 1855-1920 », dans Claude Couture, Srilata Ravi et François Pageau, dir., Autour de l’œuvre d’Yvan Lamonde. Colonialisme et modernité au Canada depuis 1867 (Québec, Presses de l’Université Laval, 2019), p. 167-187.
-
[102]
« Félicité Angers à Wilfrid Laurier », 6 avril 1904, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 285.
-
[103]
Ses ouvrages Angéline de Montbrun, Si les Canadiennes le voulaient ! et À l’œuvre et à l’épreuve ont été déposés à la Bibliothèque du Parlement à Ottawa. D’autre part, voir les comptes publics de la province de Québec de 1914, 1917, 1918, 1920, 1921, 1922 et 1924.
-
[104]
« Laure Conan à Louis-Adolphe Pâquet », 9 mars 1922, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 401.
-
[105]
« Laure Conan à Louis-Adolphe Pâquet », 9 mars 1922…, p. 401.
-
[106]
Sylvie Bernier, Prix littéraires et champ du pouvoir : le prix David, 1923-1970, mémoire de maîtrise (études françaises), Université de Sherbrooke, 1983.
-
[107]
Laure Conan, La sève immortelle (Montréal, Bibliothèque de l’Action française, 1925), p. 10.
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[108]
« Henri-Raymond Casgrain à Pierre-Joseph-Olivier Chauveau », 15 octobre 1883, cité dans L. Conan, J’ai tant de sujets…, p. 163.
Le 8 mars 2021, Laure Conan est désignée personnage historique par le ministère de la Culture et des Communications et inscrite au répertoire du patrimoine culturel du Québec aux côtés de Gabrielle Roy, Judith Jasmin et Robertine Barry. On souligne ainsi son importance dans l’histoire littéraire québécoise. Née Félicité Angers le 9 janvier 1845 à La Malbaie, Laure Conan – de son nom de plume – marque le milieu littéraire de son époque, notamment en tant que première femme du Canada français qui gagne sa vie par l’écriture et en tant qu’instigatrice du roman psychologique dans la province avec la parution de son premier livre, Angéline de Montbrun, en 1884. Si son œuvre fut analysée davantage pour son apport littéraire – par des auteurs et autrices tels que Marie-Pier Savoie, Pierre-Olivier Bouchard et Marie-Frédérique Desbiens – que pour son apport à la discipline historique, il n’en demeure pas moins que Laure Conan côtoie de nombreux historiens et hommes politiques de son vivant et publie plusieurs romans et biographies historiques. Cet impressionnant réseau d’historiens et d’hommes politiques que l’écrivaine fréquente au fil de sa vie a peu été étudié et mérite qu’on s’y attarde. Par ailleurs, certaines études ont tendance à considérer Conan comme une écrivaine qui subit les décisions de son réseau masculin, alors qu’elle s’impose au contraire, à notre avis, par son intelligence stratégique. Nous souhaitons ainsi redonner à Conan, dans le présent article, son agentivité. Pour ce faire, il importe d’analyser le rôle de l’écrivaine dans la transmission des savoirs historiques produits par les hommes de son époque puis d’observer l’incidence de cet important réseau de sociabilité sur la diffusion et la pérennité de son œuvre littéraire…
Date de mise en ligne : 20/03/2024
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