Chapitre 15. Chemins et structures bien articulées
- Par Arnaud Plagnol
Pages 261 à 274
Citer ce chapitre
- PLAGNOL, Arnaud,
- Plagnol, Arnaud.
- Plagnol, A.
Citer ce chapitre
- Plagnol, A.
- Plagnol, Arnaud.
- PLAGNOL, Arnaud,
Notes
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[1]
Cf. défs. 4.8-4.9.
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[2]
Cf. déf. 14.3. Bien sûr un tel usage s’est aussi imposé pour la navigation sur le web.
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[3]
Dans un tel cas, le pliage peut être inapparent à condition que des structures symboliques soient toujours disponibles pour enchaîner par des A-chaînons les plis élémentaires au fur et à mesure de leur activation. De fait, nous ne nous rendons pas compte de notre facilité ordinaire à nous mouvoir dans un espace matériel familier. Mais le pliage du dépli peut se démasquer si ces conditions idéales ne sont pas vérifiées, par exemple lors de la récupération en mémoire d’un environnement spatial dont on est peu familier.
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[4]
Même la navigation dans l’espace matériel pourrait reposer sur des cartes cognitives constituées par des mosaïques de fragments localement planaires (Jeffery et al., 2013).
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[5]
Nous avons déjà mentionné la proposition de Humphreys et al. (2009) selon laquelle la capacité humaine à accéder de façon ciblée et rapide à des contenus en mémoire repose sur la mise en œuvre d’une hiérarchie de contextes (voir scolie du § 11.2). Selon Loaiza & McCabe (2012) les liens entre éléments de représentation et éléments contextuels (notamment temporels) établis en mémoire de travail déterminent les performances en mémoire épisodique grâce aux clés de récupération que constituent les éléments contextuels encodés. De façon générale l’encodage de liens entre éléments de représentation et éléments contextuels de présentation en mémoire de travail peut fournir une structuration contextuelle souple et « sur mesure ».
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[6]
Un repère modal (déf. 13.9) est donc un cas particulier de repère.
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[7]
D’une façon générale, un espace mental de représentation n’est pas symétrique. Soient deux points matériels A et B : suivant qu’il s’agit d’un trajet A-B ou d’un trajet B-A, des sujets peuvent attribuer des valeurs différentes à la distance entre A et B (Moar & Bower, 1983) et choisir des routes différentes (Bailenson et al., 2000). Or, ce qui est vrai ici pour l’espace matériel vaut a fortiori pour un domaine abstrait.
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[8]
De telles possibilités sont en fait liées étroitement à la métamémoire, elle-même fonction des frayages de structures symboliques permettant de représenter le domaine visé (voir Ceci et al., 2010).
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[9]
Soulignons que la souplesse d’un fonctionnement mental concret s’affranchit notablement des idéalisations qui seront proposées dans cette section.
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[10]
Voir l’Annexe I de Plagnol (2002a).
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[11]
Ainsi, pour un site web, « http://…/[home]/…/P. » est une représentation syntaxique indiquant le chemin Hypertext vers P à partir de la home page.
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[12]
L’art de la mémoire des Anciens repose sur un tel principe (voir Llewellyn, 2013, p. 592).
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[13]
Et, plus généralement, pour le working self (Conway et al., 2004).
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[14]
Selon van den Berg et al. (2014), le nombre d’items rappelés en mémoire visuelle de travail est variable mais la moyenne serait de 6,4 selon le meilleur modèle testé. Le nombe d’items rappelés semble dépendre d’un trade-off avec la « précision » des items (Sims et al., 2012). Pour Barrouillet et al. (2011), le fameux nombre magique 7 donné par Miller (1956) correspondrait à ce qui est observé lorsque les sujets peuvent concentrer toute la capacité de leur mémoire de travail sur le maintien des items à un état actif en l’absence de charge cognitive induite par une tâche concurrente.
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[15]
Par exemple, dans le Sophiste de Platon, les définitions dialectiques reposent sur des arbres à deux branches avec autant de niveaux de profondeur que nécessaire. Toutefois, un foraging mnésique optimal bénéficie sans doute de structures bien articulées (voir Hills et al. [2012] et remarque 3 du § 14.2).
Nous sommes capables d’évoluer dans des univers extrêmement variés, de la navigation fantasmatique quasi-charnelle, à la plongée dans des océans mathématiques à infinité de dimensions. Cependant, quel que soit le domaine et le nombre de dimensions en jeu, une seule méthode est possible pour naviguer dans un univers mental étendu : présentifier dans une fenêtre au format étroitement limité des fragments analogiques élémentaires et les enchaîner par des structures symboliques, c’est-à-dire tracer des chemins.
Dans ce chapitre, après avoir précisé quelques points relatifs à la généralisation à tout domaine des outils introduits dans le chapitre 14 (nœuds de pli et plis abstraits), nous développons la notion de chemin mental, source de tant de métaphores dans le langage courant, avant de définir les types de structures symboliques les plus efficients pour la navigation mentale.
Il nous faut préciser l’application de la notion de pliage (§ 4.3.1) à un espace mental de représentation. Commençons par définir le cas où un pliage n’est pas nécessaire :
Un seul pli élémentaire ne pouvant déployer qu’un contenu trivial, représenter un domaine non trivial demande d’intégrer toutes les informations nécessaires dans une représentation unifiante « pliée » en modèles partiels reliés par une structure symbolique.Rappel. Une partie d’un espace de représentation est pliée si cette partie n’est que le produit virtuel d’une série d’e-plis (cette série constituant un pliage).
Soit un système de représentation S…
Date de mise en ligne : 29/03/2024
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