Chapitre 13. Espace mental et navigation modale
- Par Arnaud Plagnol
Pages 227 à 246
Citer ce chapitre
- PLAGNOL, Arnaud,
- Plagnol, Arnaud.
- Plagnol, A.
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- Plagnol, A.
- Plagnol, Arnaud.
- PLAGNOL, Arnaud,
Notes
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[1]
Cf. défs. 0.3-0.6 et la Terminologie du § 0.1.
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[2]
Voir dans le chapitre 29 du tome 2 le danger de sclérose (déf. 29.6).
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[3]
Un mécanisme direct d’accroissement apparent de la capacité de la mémoire de travail est le chunking permis par les structures symboliques de la mémoire à long terme (Jones et al., 2008).
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[4]
Par exemple, une anticipation pour une scène visuelle induite par une phrase que l’on entend implique un « mental world », au moins en partie dissocié du « visual world », avec la nécessité de distinguer les différentes représentations d’une même scène (Altmann & Kamide, 2009, p. 68).
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[5]
Néanmoins un animal « supérieur » n’en est pas totalement démuni, étant par exemple capable de jeux de pretense (Bateson, 1955/1987).
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[6]
Une métareprésentation mentale peut être définie précisément comme la représentation d’un fragment analogique permise par la boucle de saisie récurrente liée au focus attentionnel, c’est-à-dire qu’un fragment analogique est saisi comme représentation et marqué par un symbole le référant à un système de représentation donnant tel ou tel univers. (Voir Carruthers [2009] pour une théorie de la métacognition compatible avec cette définition.)
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[7]
Cf. déf. 11.1 et généralisation 1 du § 11.2.
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[8]
Un lien modal est donc un lien vertical. (Voir note précédente.)
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[9]
On ne confondra pas l’accessibilité mentale avec la notion logique d’accessibilité* renvoyant aux alternatives ouvertes à partir d’un monde (cf § 8.2.4).
-
[10]
Cf. chapitre 5.
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[11]
H. Hawks, Rio Bravo (1959) [Film] ; O. Preminger, River of No Return (1954) [Film].
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[12]
Les faux souvenirs ou les croyances fantastiques relèvent de multiples processus et non seulement de confusion des sources (Gallo, 2010).
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[13]
Voir infra § 13.4.2.
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[14]
Comme le marquage d’une image sur un écran de télévision par le titre du feuilleton dans un coin de l’écran suffit à rapporter immédiatement le contenu de cette image au monde du feuilleton.
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[15]
Voir déf. 15.3.
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[16]
Voir Plagnol (2004), chapitre 7.
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[17]
Cf. aussi la notion de simulation-immersion (exemple 1 du § 1.1).
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[18]
A fortiori, si je perçois Achille lui-même, je suis en principe dans le monde homérique. Les personnages sont généralement des indices modaux puissants — ou tout au moins les propriétés de leurs répliques car eux aussi peuvent traverser les mondes. Dans le film Inception (C. Nolan, 2010), ce sont les propriétés des répliques d’un totem qui servent d’indices modaux décisifs.
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[19]
Un peu moins puisque certaines nouvelles reprennent les mêmes personnages.
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[20]
Voir le § 4.4 (déf. 4.15), le § 2.3.2 (remarque 1) et la scolie du § 11.1.
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[21]
Bien des facteurs peuvent moduler cette structuration — par exemple, la segmentation temporelle hiérarchisée des évènements semble décliner avec le vieillissement (Kurby & Zacks, 2011).
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[22]
L. Tolstoï, Guerre et Paix (1865-1869) ; Q. Debray, La Maison de l’Empereur (1998) ; P. Rambaud, La Bataille (1997).
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[23]
En fait, il n’y a pas de création mentale humaine complètement de novo : nous devons toujours injecter dans les mondes imaginaires que nous forgeons des éléments empruntés à notre monde réel actuel, à commencer par des formes et des couleurs.
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[24]
Ceci devient évident pour un film, et a fortiori pour un environnement de Réalité Virtuelle : ce qui se présentifie pour le spectateur immergé occulte tout le reste.
Tout animal, même « inférieur », ne cesse d’actualiser des potentialités, en présentifiant des affordances anticipatrices de ses mouvements, même s’il n’en a nulle conscience. Pour un humain adulte, la moindre promenade met en jeu une multitude de virtualités reposant sur l’interaction du potentiel mnésique avec les percepts. Cependant, nous ne nous rendons compte de cet espace virtuel infini que lorsque nous nous affranchissons de la perception au profit de la rêverie ou de quelque plongée profonde dans la pensée. En effet, tant que nous sommes absorbés par nos transactions avec l’environnement sensible, la présentification de notre espace virtuel ne fait que nourrir la perception de sorte que cet espace virtuel ne nous apparaît pas comme tel, et il faut l’audace d’un Bergson (1896/1985) pour admettre sa réalité (sous le nom d’extension), même si lui-même n’ose le faire apparaître que dans le contexte étroit de l’action (alors qu’en fait nous pouvons nous affranchir quasi-complètement de notre organisme). Mais comment est-il possible de naviguer dans des mondes aussi riches que ceux dans lesquels nous nous mouvons avec une souplesse étonnante, alors qu’à un instant donné nous ne déployons qu’un minuscule segment de présence ?
Dans ce chapitre, nous commençons par quelques précisions permettant d’adapter la théorie des espaces de représentation (chapitre 0) au cas des systèmes mentaux. Une fois défini la notion d’espace mental, nous posons les premiers jalons pour étudier la navigation modale dans un tel espace, avant d’aborder quelques problèmes qu’elle soulève…
Date de mise en ligne : 29/03/2024
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