Chapitre d’ouvrage

Introduction

Pages 17 à 27

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  • Plagnol, A.
(2019). Introduction. Principes de navigation dans les mondes possibles : Tome I Fondations (p. 17-27). Éditions Terra Cotta. https://shs.cairn.info/principes-de-navigation-dans-les-mondes-possibles--9782954102252-page-17?lang=fr.

  • Plagnol, Arnaud.
« Introduction ». Principes de navigation dans les mondes possibles Tome I Fondations, Éditions Terra Cotta, 2019. p.17-27. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/principes-de-navigation-dans-les-mondes-possibles--9782954102252-page-17?lang=fr.

  • PLAGNOL, Arnaud,
2019. Introduction. In : Principes de navigation dans les mondes possibles Tome I Fondations. Éditions Terra Cotta. Esprit & Cognition, p.17-27. URL : https://shs.cairn.info/principes-de-navigation-dans-les-mondes-possibles--9782954102252-page-17?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Massively Multiplayer On-line Role-Playing Games.
  • [2]
    Notons cependant que de multiples tentatives partielles ont émergé ici ou là : théorie de la distance psychologique de Trope & Liberman (2010) qui propose un abord unifié des aptitudes à voyager dans le temps et dans l’espace, à construire des alternatives contrefactuelles, et à se placer dans la perspective d’une autre personne ; développements de la théorie de la simulation qui pourrait rendre compte non seulement du mindreading mais aussi de la capacité à voyager dans le temps et de bien d’autres aspects de la cognition (Buckner & Carroll, 2007 ; Decety & Grèzes, 2006 ; Hassabis & Maguire, 2007 ; Schacter et al., 2008 ; Shanton & Goldman, 2010) ; travaux sur le monitorage des sources d’information dont un aspect est la distinction entre réel et imaginaire (e.g., McDonough & Gall, 2010 ; Nash et al., 2009).
  • [3]
    Il y a bien sûr des exceptions tels Byrne (2007), Harris (2000) ou McGinn (2004).
  • [4]
    Un bref aperçu de cette théorie sera donné dans le chapitre 0 de cet ouvrage. Selon son idée directrice, les composantes symboliques de représentation (e.g., composantes langagières) n’ont un contenu qu’en se fondant sur des composantes analogiques de représentation déployées dans l’intuition spatialisée (e.g., percepts, images mentales, modèles mentaux…). Trois énigmes sont ainsi résolues d’un coup : (1) la dualité entre composantes analogique de représentation et composantes symboliques de représentation, (2) la présentification de contenus par des représentations, (3) la possibilité d’ « étendre » la présence et de reconstituer des mondes illimités en naviguant dans des univers virtuels.
  • [5]
    Le lecteur non spécialiste sera susceptible d’avoir du Tome 2 une compréhension intuitive, par contraste avec ce Tome 1 parfois assez technique. S’il n’est pas féru de philosophie et de logique, nous lui proposons de lire cet ouvrage à rebours : après avoir lu la partie V, puis la partie IV (Tome 2), il pourra commencer à mieux fonder ses intuitions en découvrant la théorie psychologique qui les sous-tend (partie III, Tome 1 et Tome 2), avant de s’attaquer aux parties I et II qui explicitent les bases logiques et philosophiques de cette théorie (Tome 1).
  • [6]
    La notion de direction désirable sera définie au chapitre 21 (déf. 21.1).

Nous pouvons voyager dans des mondes passés ou futurs, plonger dans des mondes fictionnels (romans, films, théâtre…), explorer des mondes ludiques, pénétrer des mondes mentaux (mindreading, psychothérapie), nous immerger dans des dispositifs de réalité virtuelle sophistiqués. Anticipation, prédiction et simulation, décisives pour notre activité quotidienne, mettent déjà en jeu notre capacité à explorer des alternatives hors du présent. Se laisser à une rêverie (mind-wandering), s’absorber dans quelque fantasme, être capté par un horizon désirable, constituent des expériences aussi banales qu’essentielles à la vie mentale. Même la science la plus rigoureuse ou l’éthique la plus austère repose sur notre aptitude à poser des hypothèses, simuler des alternatives, élaborer des choix.
Nos systèmes de représentation nous permettent ainsi de nous affranchir de la présence immédiate pour envisager ce qui n’est que virtuel, potentiel ou possible. Cepedant, si des outils formels puissants ont été forgés depuis longtemps pour aborder la logique des possibles, il n’existe pas de cadre conceptuel unifié ni même d’outils précis pour rendre compte de notre capacité de navigation dans des mondes multiples (ou navigation modale).
Certes, depuis les sémantiques modales introduites il y a plus de cinquante ans par Hintikka et Kripke, les univers de monde possibles ont été au cœur d’innombrables travaux visant à rendre compte d’aspects du raisonnement échappant à la logique « classique » — logiques modales, épistémiques, temporelles… Et tous les domaines de la philosophie analytique ou de la philosophi…


Date de mise en ligne : 29/03/2024

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