4. La tempérance
Pages 52 à 58
Citer ce chapitre
- COMTE-SPONVILLE, André,
- Comte-Sponville, André.
- Comte-Sponville, A.
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- Comte-Sponville, A.
- Comte-Sponville, André.
- COMTE-SPONVILLE, André,
Notes
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[1]
Spinoza, Ethique, IV, scolie de la prop. 45 (trad. Appuhn).
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[2]
Ibid.
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[3]
Voir Aristote, Ethique à Nicomaque, II, 7, 1107 b 4-8, et III, 14, 1119 a 5-20. Sur la vertu comme juste milieu (et comme sommet) entre deux vices opposés, l’un par excès l’autre par défaut, voir aussi Ethique à Nicomaque, II, 5 et 6 (spécialement 1107 a 1-7).
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[4]
Epicure, Lettre à Ménécée, 130 (trad. M. Conche). Comparer à ce qu’Aristote écrit de la tempérance : Ethique à Nicomaque, III, 13-15. Sur l’autarkeia chez Aristote, voir Eth. à Nic., I, 5, 1097 b 8 et s.
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[5]
Sur le sens de cette distinction, voir mon article « Morale ou éthique ? », dans Valeur et vérité, puf, 1994, p. 183 à 205. Sur le souci de soi, voir bien sûr M. Foucault, Histoire de la sexualité, spécialement les tomes 2 et 3 (Gallimard, 1984).
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[6]
Sur les désirs naturels et nécessaires, et sur ceux qui ne le sont pas, voir Epicure, Lettre à Ménécée, § 127 et s., ainsi que la Maxime capitale XXIX. Sur la classification des désirs dans l’épicurisme, voir M. Conche, Epicure, Lettres et maximes, rééd. puf, 1987, Introduction, p. 63 à 69.
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[7]
Comme Lucrèce disait d’Epicure : « Et finem statuit cuppedinis atque timoris » (De rerum natura, VI, 25).
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[8]
Essais, III, 13, p. 1110 (dans tout ce traité, mes références à Montaigne renvoient à l’éd. Villey-Saulnier, rééd. puf, 1978, dont je modernise l’orthographe et, parfois, la ponctuation).
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[9]
Epicure, Lettre à Ménécée, 130-131.
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[10]
Lucrèce, De rerum natura, V, 1117-1119.
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[11]
Somme théologique, II a II ae, quest. 141, art. 8 (p. 814-815 du tome 3 de l’éd. du Cerf, 1985).
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[12]
Ibid., art. 4 (p. 811).
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[13]
Somme théologique, II a II ae, quest. 142, art. 1, p. 815-816. Voir aussi Aristote, Ethique à Niomaque, II, 7, 1107 b 4- 8, et III, 14, 1119 a 5-21.
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[14]
Voir par ex. Ethique, III, scolie de la prop. 56, et V, prop. 42 et scolie.
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[15]
Ibid., et Ethique, IV, déf. 8.
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[16]
Alain, Définitions, dans Les arts et les dieux, Pléiade, p. 1094 (déf. de la tempérance).
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[17]
Voir Montaigne, Essais, I, 30 (« De la modération »), et Kant, Doctrine de la vertu, Introduction, XVII (p. 81 de la trad. Philonenko, Vrin, 1968).
Il ne s’agit pas de ne pas jouir, ni de jouir le moins possible. Ce ne serait pas vertu mais tristesse, non tempérance mais ascétisme, non modération mais impuissance. Contre quoi on ne citera jamais assez ce beau scolie de Spinoza, le plus épicurien peut-être qu’il ait écrit, où se dit si bien l’essentiel : « Seule assurément une farouche et triste superstition interdit de prendre des plaisirs. En quoi, en effet, convient-il mieux d’apaiser la faim et la soif que de chasser la mélancolie ? Telle est ma règle, telle est ma conviction. Aucune divinité, nul autre qu’un envieux, ne prend plaisir à mon impuissance et à ma peine, nul autre ne tient pour vertu nos larmes, nos sanglots, notre crainte et autres marques d’impuissance intérieure. Au contraire, plus grande est la joie dont nous sommes affectés, plus grande la perfection à laquelle nous passons, plus il est nécessaire que nous participions de la nature divine. Il est donc d’un homme sage d’user des choses et d’y prendre plaisir autant qu’on le peut (sans aller jusqu’au dégoût, ce qui n’est plus prendre plaisir). » La tempérance se joue presque toute dans cette parenthèse. C’est le contraire du dégoût, ou de ce qui y mène : il ne s’agit pas de jouir moins, mais de jouir mieux. La tempérance, qui est la modération dans les désirs sensuels, est le gage aussi d’une jouissance plus pure ou plus pleine. C’est un goût éclairé, maîtrisé, cultivé. Spinoza, dans le même scolie, continuait ainsi : « Il est d’un homme sage, dis-je, de faire servir à sa réfection et à la réparation de ses forces des aliments et des boissons agréables pris en quantité modérée, comme aussi les parfums, l’agrément des plantes verdoyantes, la parure, la musique, les jeux exerçant le corps, les spectacles et d’autres choses de même sorte dont chacun peut user sans aucun dommage pour autrui…
Date de mise en ligne : 01/07/2014
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