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9. La psychanalyse à la lisière de Spinoza

Pages 93 à 116

Citer ce chapitre


  • Brassat, E.
(2025). 9. La psychanalyse à la lisière de Spinoza. Penser la psychanalyse à partir de la philosophie : Études sur Spinoza, Hegel et Freud (p. 93-116). érès. https://shs.cairn.info/penser-la-psychanalyse-a-partir-de-la-philosophie--9782749284262-page-93?lang=fr.

  • Brassat, Emmanuel.
« 9. La psychanalyse à la lisière de Spinoza ». Penser la psychanalyse à partir de la philosophie Études sur Spinoza, Hegel et Freud, érès, 2025. p.93-116. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/penser-la-psychanalyse-a-partir-de-la-philosophie--9782749284262-page-93?lang=fr.

  • BRASSAT, Emmanuel,
2025. 9. La psychanalyse à la lisière de Spinoza. In : Penser la psychanalyse à partir de la philosophie Études sur Spinoza, Hegel et Freud. Toulouse : érès. Entre les lignes, p.93-116. URL : https://shs.cairn.info/penser-la-psychanalyse-a-partir-de-la-philosophie--9782749284262-page-93?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Le texte de cette première partie est issu d’une intervention au colloque de la Lysimaque Lacan avec Spinoza qui s’est tenu à Paris les 21 et 22 mai 2016.
  • [1]
    Éthique, Livre III, Proposition 2, Scolie 1, p. 184.
  • [2]
    Ibid., Proposition 2, Scolie, p. 185.
  • [3]
    Ibid., Proposition 2, Scolie, p. 185.
  • [4]
    Ibid., Proposition 2, Scolie, p. 185
  • [5]
    Ibid., Proposition 2, Scolie, p. 186
  • [6]
    Ibid., Définitions des sentiments, déf. 26, p. 251.
  • [7]
    Ibid., Livre III, Proposition 2, p. 186.
  • [8]
    Ibid., Définitions des sentiments, déf. 32, p. 254.
  • [9]
    Ibid., p. 255.
  • [10]
    Éthique, Livre III, Proposition 47, p. 224.
  • [11]
    Ibid., Scolie, p. 225.
  • [12]
    Éthique, Livre II, Proposition 17, Corolaire, p. 139.
  • [13]
    Éthique, Livre IV, Proposition 7, p. 275.
  • [14]
    Éthique, Livre III, Proposition 7, p. 190.
  • [15]
    Éthique, Livre III, Proposition 9, p. 191.
  • [16]
    Ibid., Proposition 9, Scolie, p. 191.
  • [17]
    Dire que Spinoza s’apparente à Nietzsche et Freud, n’est pas le confondre avec eux. La doctrine nietzschéenne de la volonté de puissance, si elle se rapproche de celle du conatus de Spinoza, ne lui est pas identique. De longs développements seraient ici nécessaires.
  • [18]
    Spinoza, Éthique, Livre III, Définition I, Explication, Paris, Gallimard, 1954, p. 243.
  • [19]
    Éthique, Livre III, Proposition 22, p. 202.
  • [20]
    Ibid., Proposition 9, Scolie, p. 191.
  • [21]
    Ibid., Proposition 24, p. 204.
  • [22]
    Ibid., Proposition 25, p. 205.
  • [23]
    Ibid., Proposition 27, p. 205.
  • [24]
    Ibid., Proposition 27, Démonstration, p. 206.
  • [25]
    Ibid., Proposition 26, p. 205.
  • [26]
    Ibid., Proposition 27, Scolie, p. 206.
  • [27]
    Ibid., Proposition 32, p. 211.
  • [28]
    Ibid., Proposition 31, Scolie, p. 211.
  • [29]
    Ibid., Proposition 32, Scolie, p. 212
  • [30]
    Ibid., Définitions des sentiments, déf. 23, p. 250.
  • [31]
    Ibid., Définitions des sentiments, déf. 33, p. 255.
  • [32]
    Ibid., Proposition 2. Scolie, p. 186.
  • [33]
    Ibid., Livre III, Proposition 2, Scolie, p. 183-187.
  • [34]
    Ibid., Proposition 2, Scolie, p. 187.
  • [35]
    Ibid., Proposition 2, Scolie, p. 187.
  • [36]
    R. Descartes, Discours de la méthode. Œuvres et lettres, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1937.
  • [37]
    Éthique, Livre V, Préface, p. 352.
  • [38]
    Éthique, Livre III, Préface, p. 179.

Nous l’avons montré, les liens, les proximités entre Spinoza et la psychanalyse sont nombreux au sein même de sa conceptualité philosophique, et de l’affirmer n’est pas non plus arbitraire si l’on suit les analyses présentées dans cette étude. Un lecteur averti de la psychanalyse y sera sans doute beaucoup plus sensible qu’un autre, mais les occurrences sont nombreuses en ce sens. Donnons-en encore plusieurs exemples, comme si Spinoza dans ses analyses se tenait toujours à la lisière même des phénomènes de l’inconscient, sans pour autant les concevoir de façon freudienne.
Spinoza accorde toujours au corps une certaine initiative qui peut confiner la pensée dans la passivité, c’est-à-dire la soumettre à l’influence de ces causes externes que « je » méconnaît et qui agissent sur le corps par ses affections comme autant de causes matérielles. En quelque sorte le corps chez Spinoza est inconscient, ou il y a une sorte d’inconscience du corps et de ses possibilités dans la pensée, un non-savoir du corps qui n’empêche nullement des sortes d’échanges de l’un à l’autre, mais ils n’entrent jamais dans une structure causale observable. Après avoir affirmé que ni le corps ne cause la pensée, ni la pensée ne peut produire les événements du corps, Spinoza écrit :
Personne, en effet, n’a jusqu’ici déterminé ce que peut le corps […] Car personne jusqu’ici n’a connu la structure du corps assez exactement pour en expliquer toutes les fonctions, et je ne veux rien dire ici de ce que l’on observe chez les bêtes et qui de loin dépasse l…


Date de mise en ligne : 30/10/2025

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