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14. Origines de la notion de pulsion et problèmes de définition

Pages 187 à 195

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  • Brassat, E.
(2025). 14. Origines de la notion de pulsion et problèmes de définition. Penser la psychanalyse à partir de la philosophie : Études sur Spinoza, Hegel et Freud (p. 187-195). érès. https://shs.cairn.info/penser-la-psychanalyse-a-partir-de-la-philosophie--9782749284262-page-187?lang=fr.

  • Brassat, Emmanuel.
« 14. Origines de la notion de pulsion et problèmes de définition ». Penser la psychanalyse à partir de la philosophie Études sur Spinoza, Hegel et Freud, érès, 2025. p.187-195. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/penser-la-psychanalyse-a-partir-de-la-philosophie--9782749284262-page-187?lang=fr.

  • BRASSAT, Emmanuel,
2025. 14. Origines de la notion de pulsion et problèmes de définition. In : Penser la psychanalyse à partir de la philosophie Études sur Spinoza, Hegel et Freud. Toulouse : érès. Entre les lignes, p.187-195. URL : https://shs.cairn.info/penser-la-psychanalyse-a-partir-de-la-philosophie--9782749284262-page-187?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Le texte de cette étude découle d’une intervention faite au colloque Place et raison de la pulsion de mort dans le schématisme de la psychanalyse, qui s’est tenu à Berlin du 7 au 10 juin 2019, organisé par les associations Freuds Agora et Psychoanalytische Bibliothek, dans le cadre de la Biennale de la psychanalyse à partir du travail de René Lew.
  • [1]
    D. Widlöcher, « Avant-propos », dans La pulsion de mort, actes du premier symposium de la Fédération européenne de psychanalyse, Paris, Puf, 1986.
  • [2]
    S. Freud, « Au-delà du principe de plaisir », dans Essais de psychanalyse, Paris, Payot, 1981, p. 65.
  • [3]
    Ibid., p. 67.
  • [4]
    S. Freud, « Pulsions et destin des pulsions », dans Métapsychologie, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1968, p. 17.
  • [5]
    S. Freud, « Au-delà du principe de plaisir », op. cit., p. 110.

La notion de pulsion de mort chez Freud n’est pas née de rien. Son émergence et son élaboration procèdent d’un certain contexte qui commence avec la Première Guerre mondiale, un événement qui va beaucoup affecter Freud, insinuant dans ses pensées de nombreux doutes quant à la nature pacifique et progressiste des sociétés humaines et de la civilisation. Il se voit conduit à admettre que l’interdit civilisateur du meurtre n’a rien de définitif et que les sociétés humaines ne sont que superficiellement morales, puisque dès qu’elles en ont besoin elles ont recours à la licence de la violence meurtrière, ce qui fait exception individuellement en temps de paix devenant dans la guerre la loi générale. C’est peut-être à ce moment que Freud va tendre à inscrire son œuvre de médecin et de savant dans une dimension plus anthropologique, voire philosophique et culturelle. Il le fait, sans pour autant jamais se détacher d’une investigation clinique et psychopathologique, également biologique, mais ses hypothèses l’entraînent peu à peu hors du périmètre de la seule psychiatrie ou psychologie, le conduisant à radicaliser les ruptures qu’induit la psychanalyse avec ce qui l’avait précédée dans les sciences médicales. Il dira souvent qu’il s’y est vu contraint par les données cliniques elles-mêmes, plus que par un désir de généralité philosophique. Pour saisir le déploiement et l’importance de cette notion de pulsion de mort, il faut la relier à au moins trois textes de Freud. Dès 1915, les Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort …


Date de mise en ligne : 30/10/2025

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