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11. Spinoza et la psychanalyse, convergences et différences

Pages 129 à 153

Citer ce chapitre


  • Brassat, E.
(2025). 11. Spinoza et la psychanalyse, convergences et différences. Penser la psychanalyse à partir de la philosophie : Études sur Spinoza, Hegel et Freud (p. 129-153). érès. https://shs.cairn.info/penser-la-psychanalyse-a-partir-de-la-philosophie--9782749284262-page-129?lang=fr.

  • Brassat, Emmanuel.
« 11. Spinoza et la psychanalyse, convergences et différences ». Penser la psychanalyse à partir de la philosophie Études sur Spinoza, Hegel et Freud, érès, 2025. p.129-153. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/penser-la-psychanalyse-a-partir-de-la-philosophie--9782749284262-page-129?lang=fr.

  • BRASSAT, Emmanuel,
2025. 11. Spinoza et la psychanalyse, convergences et différences. In : Penser la psychanalyse à partir de la philosophie Études sur Spinoza, Hegel et Freud. Toulouse : érès. Entre les lignes, p.129-153. URL : https://shs.cairn.info/penser-la-psychanalyse-a-partir-de-la-philosophie--9782749284262-page-129?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Le texte de cette première partie est issu d’une intervention au colloque de la Lysimaque Lacan avec Spinoza qui s’est tenu à Paris les 21 et 22 mai 2016.
  • [1]
    Éthique, Livre I, Proposition 11, p. 74.
  • [2]
    Ibid., Propositions : 15, p. 79, 18, p. 87, 25, p. 92.
  • [3]
    Éthique, Livre V, Proposition 23, p. 373.
  • [4]
    Ibid., Proposition 30, p. 376.
  • [5]
    Platon, Parménide, op. cit.
  • [6]
    E. Kant, Critique de la raison pure. Œuvres philosophiques, vol. I, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1980, p. 1040-1044.
  • [7]
    Ibid., p. 1192-1246.
  • [8]
    Éthique, Livre III, Proposition 10, p. 192.
  • [9]
    Ibid., Proposition 12, p. 194.
  • [10]
    Ibid., Proposition 13, Corollaire, p. 195.
  • [11]
    Éthique, Livre I, Proposition 28, p. 208.
  • [12]
    G. Deleuze, Spinoza et le problème de l’expression, Paris, Les Éditions de Minuit, 1969.
  • [13]
    Éthique, Livre III, Proposition 34, p. 222.
  • [14]
    Ibid., Proposition 34, Scolie, p. 223.
  • [15]
    Ibid.
  • [16]
    Ibid., Proposition 6, Scolie, p. 189.
  • [17]
    Éthique, Livre II, Proposition 5, p. 119.
  • [18]
    Ibid., Proposition 7, p. 121.
  • [19]
    Ibid., Proposition 29, Scolie, p. 150.
  • [20]
    Spinoza distingue trois genres de connaissance hiérarchisés entre eux. Le premier est celui de l’opinion et de l’imagination, ou à partir des signes, vague et confus. Le deuxième est celui des notions communes et des idées adéquates des propriétés des choses, fondé sur la logique démonstrative et l’analyse des causes et relations. Le troisième est une « science intuitive » qui « progresse de l’idée adéquate de l’essence formelle de certains attributs de Dieu jusqu’à la connaissance adéquate de l’essence des choses » (Éthique, Livre II, Proposition 40, Scolie 2, p. 159).
  • [21]
    Éthique, Livre III, Proposition 39, Scolie, p. 218.
  • [22]
    Éthique, Livre IV, Proposition 21, p. 287.
  • [23]
    Ibid., Proposition 20, p. 286.
  • [24]
    Ibid., Proposition 24, p. 289.
  • [25]
    Ibid., Proposition 52, p. 316.
  • [26]
    Ibid., Proposition 28, p. 291.
  • [27]
    Ibid., Proposition 32, p. 294.
  • [28]
    Ibid., Proposition 35, p. 297.
  • [29]
    Ibid., Proposition 26, p. 299.
  • [30]
    Éthique, Livre II, Proposition 45, p. 165.
  • [31]
    Ibid., Proposition 47, p. 166.
  • [32]
    Éthique, Livre IV, Proposition 36, Démonstration, p. 299.
  • [33]
    Éthique, Livre V, Proposition 15, p. 365.
  • [34]
    Éthique, Livre IV, Proposition 30, p. 376.
  • [35]
    Éthique, Livre V, Proposition 36, p. 380.

Au-delà des proximités si fortes de la doctrine philosophique de Spinoza et des positions théoriques de la psychanalyse en regard du sujet humain, proximités qui sont bien réelles sur les plans clinique, éthique et conceptuel, on peut les comprendre distinctement en soulignant les oppositions, ou ce qui sépare plus nettement Spinoza des psychanalystes dans ses conceptions et analyses. Sans prétendre ici conclure définitivement la discussion à ce propos – d’autres lectures de Spinoza sont évidemment possibles –, je voudrais présenter de façon synthétique et analytique un ensemble de points qui font à mon avis écart entre les positions actuelles de la psychanalyse et Spinoza. On considérera de tels points soulignés comme un ensemble de conclusions des analyses présentées dans ce texte et elles ne font qu’en découler. Elles ne sont pas du tout définitives, mais seulement corrélatives de la lecture de Spinoza présentée dans cette étude. Pour envisager les traits qui séparent Spinoza de la psychanalyse, commençons par récapituler de façon synthétique ce qui l’en rapproche et qui a été développé précédemment.
Tout d’abord, il faut réaffirmer que Spinoza aura très largement déployé une psychologie clinique fine des affects, sentiments et relations passionnelles à l’autre que soi, dans sa manière très psycho-analytique de présenter les phénomènes psychiques comme relevant d’une logique objective méconnue, et qu’en cela il aura anticipé et préfiguré la psychanalyse ou la psychopathologie…


Date de mise en ligne : 30/10/2025

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