Pascal et l’impératif de complémentarité
Pages 89 à 113
Citer ce chapitre
- LAZZERI, Christian,
- PÉCHARMAN, Martine,
- Lazzeri, Christian.
- Lazzeri, C.
- M. Pécharman
https://doi.org/10.3917/puf.pecha.2000.01.0089
Citer ce chapitre
- Lazzeri, C.
- M. Pécharman
- Lazzeri, Christian.
- LAZZERI, Christian,
- PÉCHARMAN, Martine,
https://doi.org/10.3917/puf.pecha.2000.01.0089
Notes
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[1]
L’édition de référence pour la numérotation des fragments est celle de Lafuma, Œuvres complètes, Paris, Le Seuil, coll. « L’Intégrale », 1963. Les lettres a et b suivant le numéro de page renvoient à la colonne de gauche (a) ou de droite (b) de la page.
-
[2]
Cf. Écrits sur la grâce, in op. cit., p. 312-319 ; Mesnard. t. III.p. 785-791, p. 766-781, p. 792-799
-
[3]
Cf. ibid., p. 312 b ; Mesnard, t. III, p. 786.
-
[4]
Cf. ibid., p. 312 a ; Mesnard. t. III.p. 785.
-
[5]
Cf. ibid., p. 314 a ; Mesnard, t. III, p. 766.
-
[6]
Cf. ibid. et 319 a-b ; Mesnard, t. III, ibid et p. 798-799.
-
[7]
Cf. ibid.
-
[8]
Cf. ibid.
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[9]
Cf. ibid., p. 314 b ; Mesnard, t. III, p. 768.
-
[10]
Cf. ibid.
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[11]
Cf. ibid., p. 321 b ; Mesnard, t. III, p. 653-655.
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[12]
Cf. l’ensemble des fr. 782 ; 199 ; 65.
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[13]
Cf. Écrits sur la grâce, p. 313 a ; Mesnard, t. III, p. 787-789.
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[14]
L’expression « impératif de complémentarité » n’est pas de Pascal, mais les pages qui suivent entendent montrer que la thèse de la complémentarité fait partie des objectifs de Pascal en matière – entre autres – de théorie de la connaissance.
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[15]
Cf. Sextus Empiricus, « Hypotyposes pyrrhomennes ». in Œuvres choisies. Aubier-Montaigne, 1948, chap. XV, p. 190, Diogène Laërce, Vies ; doctrines et sentences des philosophes illustres, Garnier-Flammarion. vol. II. LIX, p. 201 et aussi V. Brochard, Les Sceptiques grecs, Vrin, 1969, p. 300-302.
-
[16]
Cf. p. 349 b : Mesnard. t. III.p. 395.
-
[17]
Cf. Sextus Empiricus, ibid.
-
[18]
Cf. De l’esprit géométrique, p. 350 a ; Mesnard, t. III.p. 395.
-
[19]
Cf. Sextus Empiricus, ibid., p. 191.
-
[20]
Cf. Descartes, « Première Méditation », in Œuvres philosophiques, Garnier-Flammarion, 1973, vol. II, p. 412.
-
[21]
La raison ne suffira pas comme chez Descartes pour éliminer cette fiction par la démonstration de l’existence de Dieu.
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[22]
Cf. De l’art de persuader, p. 356 b (Mesnard. t. III, p. 418) : « il faut [...] que la démonstration soit précédée de la demande des principes évidents qui y sont nécessaires, car si on n’assure le fondement on ne peut assurer l’édifice » (je souligne).
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[23]
Fr. 131 : « doutera-t-il de tout, doutera-t-il qu’il veille si on le pince, si on le brûle : la question suppose que la réponse est négative, cf. la suite du fragment sur l’inexistence du pyrrhonien effectif parfait. Et fr. 110 : « Nous savons que nous ne rêvons pas ». D’une manière générale, pour le rapprochement des « dogmatistes » avec la position cartésienne, cf. M. Le Guern, Pascal et Descartes, Nizet, 1971, p. 156 et s.
-
[24]
Cf. De l’esprit géométrique, p. 350 b ; Mesnard, t. III, p. 395.
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[25]
Cf. Ch. Lazzeri, Force et justice dans la politique de Pascal. PUF, 1993, p. 134.
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[26]
Cf. Préface au Traité du vide, p. 231 b, et lettre au père Noël, octobre 1647, p. 201 a ; Mesnard, t. II, p. 781 et 519.
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[27]
Cf. lettre au père Noël, ibid.
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[28]
Cf. lettre à Fermat du 29 juillet 1654.
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[29]
Cf. fr. 110 : « Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le cœur. C’est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes et c’est en vain que le raisonnement qui n’y a point de part essaie de les combattre. Les pyrrhoniens qui n’ont que cela pour objet, y travaillent inutilement » (je souligne) : c’est bien par la raison que ceux-ci cherchent à disqualifier ce type de connaissance. Cf. la position erronée de ceux qui cherchent à assurer « tout comme démonstratif » (fr. 170), n’admettant que la raison (fr. 183) et allant jusqu’à demander « au cœur des preuves de ses premiers principes pour y consentir » (fr. 110) : fr. 110 : « cette impuissance ne doit donc servir qu’à humilier la raison qui voudrait juger de tout » ; De l’esprit géométrique, p. 350 a (Mesnard, t. III, p. 395) : ceux « qui entreprennent de tout définir et de tout prouver » pèchent contre l’ordre le plus parfait de la connaissance.
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[30]
Cf. De l’esprit géométrique, p. 350 a ; Mesnard, t. III, p. 395.
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[31]
Cf. ibid.
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[32]
Cf. fr. 110 ; De l’esprit géométrique, p. 350 a et 351 b (Mesnard, t. III, p. 395 et 401).
La question de la vérité en matière de connaissance peut être pensée chez Pascal comme un cas particulier de la question du « point fixe » (fr. 699) qui désigne chez lui la possibilité de disposer de ce qu’il appelle une « assiette ferme » (fr. 199 ; 697) capable de fonder un jugement certain. Cette question surgit pour lui en rapport avec une multiplicité de thèses opposées en concurrence concernant un même sujet qu’il s’agit de déterminer. On a dit que la question de la vérité en matière de connaissance n’était qu’un cas particulier de la question du point fixe chez Pascal car la recherche d’un tel point fixe s’exprime pour lui dans bien des domaines dont ceux de la morale et de la religion ne sont pas de moindre importance. Cependant, quelle que soit la variété des domaines considérés, on peut dire que cette recherche s’exprime au moyen de deux « modèles » distincts que l’on peut cependant combiner.
Le premier d’entre eux trouve sa source dans les travaux géométriques de Pascal consacrés à l’examen des propriétés des sections coniques : c’est celui de l’organisation visuelle des propriétés de l’espace fondées sur les variations des « lieux » de l’oeil. On sait que la structure formelle de ce modèle a été utilisée par Pascal dans plusieurs domaines et celui de la morale en est un parfaitement repérable : l’expérience morale pourrait être évaluée de plusieurs points de vue et chacun des points de vue adoptés présente la caractéristique tour à tour d’exclure ou d’affirmer certaines propriétés de cette même expérience…
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