Chapitre d’ouvrage

La diplomatie climatique africaine entre affirmation et marginalité

Pages 156 à 169

Citer ce chapitre


  • Tsayem Demaze, M.
(2025). La diplomatie climatique africaine entre affirmation et marginalité. Nouvelle géopolitique de l’Afrique : Points de vue du Sud (p. 156-169). Éditions Syllepse. https://shs.cairn.info/nouvelle-geopolitique-de-l-afrique--9791039902984-page-156?lang=fr.

  • Tsayem Demaze, Moïse.
« La diplomatie climatique africaine entre affirmation et marginalité ». Nouvelle géopolitique de l’Afrique Points de vue du Sud, Éditions Syllepse, 2025. p.156-169. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/nouvelle-geopolitique-de-l-afrique--9791039902984-page-156?lang=fr.

  • TSAYEM DEMAZE, Moïse,
2025. La diplomatie climatique africaine entre affirmation et marginalité. In :
  • POLET, François,
Nouvelle géopolitique de l’Afrique Points de vue du Sud. Paris : Éditions Syllepse. Alternatives Sud, p.156-169. URL : https://shs.cairn.info/nouvelle-geopolitique-de-l-afrique--9791039902984-page-156?lang=fr.

Adoptée lors du Sommet de Rio de 1992 et inspirée par le premier rapport du GIEC publié deux ans plus tôt, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) sert de cadre à la participation des États à la lutte contre le changement climatique. L’alinéa 2 de l’article 4 de cette convention précise que les pays figurant à l’annexe 1 de ce document, soit les pays développés, doivent prendre des engagements spécifiques contenant des mesures et politiques visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) pour les ramener à leur niveau de 1990.
Ces pays développés ont ces obligations spécifiques du fait que c’est leur développement, depuis la révolution industrielle, qui a entraîné un accroissement considérable des émissions (principe des « responsabilités historiques »). Quant aux pays qui ne figurent pas dans l’annexe 1 de la convention, celle-ci les exonère de tout engagement chiffré de réduction de leurs émissions, et indique que la participation de ces pays à la lutte contre le changement climatique doit être prise en charge financièrement et technologiquement par les pays développés.
L’exonération des pays « non-annexe 1 » est justifiée par le fait qu’il s’agit de pays en développement. La convention reconnaît que la priorité pour ces pays est la lutte contre la pauvreté. Ils sont considérés comme n’étant pas responsables ou n’ayant qu’une très faible responsabilité dans l’émergence du changement climatique, du fait que leurs émissions sont historiquement plus faibles que celles des pays développés…


Date de mise en ligne : 07/10/2025

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