La diplomatie climatique africaine entre affirmation et marginalité
Pages 156 à 169
Citer ce chapitre
- TSAYEM DEMAZE, Moïse,
- POLET, François,
- Tsayem Demaze, Moïse.
- Tsayem Demaze, M.
Citer ce chapitre
- Tsayem Demaze, M.
- Tsayem Demaze, Moïse.
- TSAYEM DEMAZE, Moïse,
- POLET, François,
Adoptée lors du Sommet de Rio de 1992 et inspirée par le premier rapport du GIEC publié deux ans plus tôt, la
Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) sert de cadre à la participation des États à la lutte
contre le changement climatique. L’alinéa 2 de l’article 4 de cette
convention précise que les pays figurant à l’annexe 1 de ce document, soit les pays développés, doivent prendre des engagements
spécifiques contenant des mesures et politiques visant à réduire
leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) pour les ramener à
leur niveau de 1990.
Ces pays développés ont ces obligations spécifiques du fait
que c’est leur développement, depuis la révolution industrielle, qui
a entraîné un accroissement considérable des émissions (principe
des « responsabilités historiques »). Quant aux pays qui ne figurent
pas dans l’annexe 1 de la convention, celle-ci les exonère de tout
engagement chiffré de réduction de leurs émissions, et indique que
la participation de ces pays à la lutte contre le changement climatique doit être prise en charge financièrement et technologiquement
par les pays développés.
L’exonération des pays « non-annexe 1 » est justifiée par le fait
qu’il s’agit de pays en développement. La convention reconnaît que
la priorité pour ces pays est la lutte contre la pauvreté. Ils sont considérés comme n’étant pas responsables ou n’ayant qu’une très faible
responsabilité dans l’émergence du changement climatique, du fait
que leurs émissions sont historiquement plus faibles que celles des
pays développés…
Date de mise en ligne : 07/10/2025
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
8,00 €