L’Union africaine, le panafricanisme et le (dés-)ordre international libéral
- Par Rita Abrahamsen,
- Barbra Chimhandamba,
- Farai Chipato,
- Traduction de l’anglais Tiffany Coppens,
- François Polet
Pages 130 à 155
Citer ce chapitre
- ABRAHAMSEN, Rita,
- CHIMHANDAMBA, Barbra,
- CHIPATO, Farai,
- Traduction de l’anglais COPPENS, Tiffany,
- POLET, François,
- POLET, François,
- Abrahamsen, Rita.,
- et al.
- Abrahamsen, R.,
- Chimhandamba, B.,
- Chipato, F.,
- Traduction de l’anglais Coppens, T.,
- Polet, F.
Citer ce chapitre
- Abrahamsen, R.,
- Chimhandamba, B.,
- Chipato, F.,
- Traduction de l’anglais Coppens, T.,
- Polet, F.
- Abrahamsen, Rita.,
- et al.
- ABRAHAMSEN, Rita,
- CHIMHANDAMBA, Barbra,
- CHIPATO, Farai,
- Traduction de l’anglais COPPENS, Tiffany,
- POLET, François,
- POLET, François,
Notes
-
[1]
Article paru dans Global Studies Quarterly, n° 3, 2023, sous le titre : « The African Union, Pan-Africanism, and the Liberal World (Dis)Order ».
Longtemps demeurée marginale dans les affaires internationales, l’Afrique a gagné en importance dans la géopolitique
mondiale comme dans les débats universitaires. On parle désormais d’une « nouvelle ruée vers l’Afrique », suscitée par l’abondance
de ressources naturelles qui caractérise le continent, alors que la
concurrence entre les acteurs globaux s’intensifie pour l’accès aux
terres arables, au pétrole, aux minerais, aux métaux rares, ainsi
qu’aux marchés de consommateur·trices. Sur le plan politique, ce
sont des alliés et de l’influence que se disputent les puissances
mondiales, bien conscientes du nombre (cinquante-quatre) de
votes du bloc africain à l’Assemblée générale des Nations unies.
À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Afrique
apparaît de plus en plus comme la nouvelle ligne de front dans
les rivalités géopolitiques entre la Russie, la Chine et l’Occident.
Jouant des coudes pour témoigner de leur « amitié » et forger de
nouvelles alliances, les grandes puissances, mais aussi les puissances moyennes, multiplient les visites de haut niveau, alors que
se succèdent les sommets consacrés aux relations avec l’Afrique.
Toutefois, la métaphore de la ruée ne rend que partiellement
compte de ce qui est en train de se jouer sur le continent. Elle illustre les intérêts et les stratégies des acteurs extérieurs, mais occulte la capacité d’action et les agendas propres à l’Afrique. Celle-ci
n’est ni la bénéficiaire passive d’investissements économiques, ni la
simple spectatrice des évènements qui rythment les affaires internationales…
Date de mise en ligne : 07/10/2025
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