23. La morale
- Par Jacqueline Russ
- et France Farago
Pages 252 à 260
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- RUSS, Jacqueline
- et FARAGO, France,
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- Russ, J.
- et Farago, F.
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➤ La morale est la discipline des normes : elle est déontologique, c’est-à-dire qu’elle définit des devoirs, à la différence de l’éthique, qui est la recherche de la vie bonne.
➤ Si l’on peut parler de morale chrétienne, c’est dans la mesure où le christianisme a repris le Décalogue, la Loi de Moïse (§ 3). Mais la problématisation de l’existence humaine débouche sur une anthropologie où prennent place des notions comme celle de péché, mais aussi celle de personne (§ 2). La morale kantienne a formalisé les notions de devoir et de loi morale héritée de la morale chrétienne (§ 4), que critique Nietzsche, dans sa Généalogie de la morale (§ 6). Schopenhauer, lui, choisit la compassion contre la loi trop froide de la raison (§ 5).
➤ Lévinas, au xxe siècle, après les horreurs des guerres mondiales, rappelle la puissance d’interpellation du visage humain (§ 7).
➤ La morale est indissociable de la société dont elle reflète les valeurs constitutives essentielles, imprégnant ainsi tous les domaines de la vie (§ 8).
➤ La morale détermine la solidité des liens sociaux qui ne saurait survivre à un relativisme anarchique lié à un individualisme excessif (Conclusion).
La morale (du latin mores, coutumes, mœurs) se définit comme une théorie de l’obligation, de la loi et du devoir, conçu comme inconditionnel et universel. La morale est essentiellement normative.
La morale se déploie dans deux directions. Sous son aspect philosophique, elle est doctrine du bien et du mal, mais aussi ensemble de règles de conduite universellement et inconditionnellement valables…
Date de mise en ligne : 21/06/2022
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