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2. Danse au-dessus du gouffre

Pages 453 à 500

Citer ce chapitre


  • Van Loo, B.
(2025). 2. Danse au-dessus du gouffre. Napoléon : L'ombre de la Révolution (p. 453-500). Flammarion. https://shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-453?lang=fr.

  • Van Loo, Bart.
« 2. Danse au-dessus du gouffre ». Napoléon L'ombre de la Révolution, Flammarion, 2025. p.453-500. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-453?lang=fr.

  • VAN LOO, Bart,
2025. 2. Danse au-dessus du gouffre. In :
  • VAN LOO, Bart,
  • Traduit du néerlandais COHENDY, Mireille
  • et ROSSELIN, Isabelle,
Napoléon L'ombre de la Révolution. Paris : Flammarion. Champs, p.453-500. URL : https://shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-453?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Marceli Handelsman, Napoléon et la Pologne, 1806-1807, d’après les documents des archives nationales et les archives du ministère des Affaires étrangères, Félix Alcan, 1909, p. 11.
  • [2]
    Frédéric Masson, Napoléon et les femmes, Borel, 1893, p. 215.
  • [3]
    André Castelot, op. cit., p. 155.
  • [4]
    Pascale Fautrier, op. cit., p. 316. Le jour où Napoléon lui écrit cette lettre pleine de désir, il se plaint à Joséphine de son comportement : « J’exige que tu aies plus de force et de caractère. L’on me dit que tu pleures toujours. Fi ! que cela est laid ! » (Correspondance de Napoléon, établie par Loris Chavanette, Bouquins, 2000, p. 690).
  • [5]
    André Castelot, op. cit., p. 156.
  • [6]
    Frédéric Masson, op. cit., p. 217.
  • [7]
    André Castelot, op. cit., page 11.
  • [8]
    Jacques Marquet de Montbreton Norvins, Souvenirs d’un historien de Napoléon, volume 3, Plon, 1897, p. 205.
  • [9]
    Journal du général Fantin des Odoards, Plon, 1895, p. 145.
  • [10]
    Correspondance de Napoléon Ier, Plon, volume 15, 1864, p. 335.
  • [11]
    Idem, volume 15, pp. 433-7.
  • [12]
    André Castelot, op. cit., p. 204.
  • [13]
    Ibidem.
  • [14]
    Jean-Marie Rouart, op. cit., p. 226.
  • [15]
    Stefan Zweig, op. cit., p. 255. Voir aussi Georges Bordonove, p. 218.
  • [16]
    André Castelot, La Campagne de Russie, 1812, Perrin, Paris, 1991, p. 32.
  • [17]
    Johann Wolfgang Goethe, Les Souffrances du jeune Werther, dans le dossier, Goethe sur Werther, Entretien avec Napoléon, Erfurt, le 2 octobre 1808 – Notes prises par Goethe en 1824, traduction de Pierre Leroux revue par Christian Helmreich, Les classiques de poche, Le Livre de Poche, 1999.
  • [18]
    Eckermann, Goethe, traduction Émile Délerot, Conversations de Goethe, pendant les dernières années de sa vie : 1822, 1832, G. Charpentier et E. Fasquelle Éditeurs (Bibliothèque-Charpentier), tome 2, s.d. [après 1863], p. 119.
  • [19]
    Albert Vandal, Napoléon et Alexandre Ier, l’alliance russe sous le premier Empire, volume 1, Plon, 1893, p. 421.
  • [20]
    Thierry Lentz, Napoléon. Dictionnaire historique, « Erfurt ».
  • [21]
    Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène, tome 1, p. 515.
  • [22]
    Louis Madelin, Histoire du Consulat et de l’Empire : L’affaire d’Espagne, 1807-1809, Hachette, 1937, p. 287.
  • [23]
    Toutes les dernières citations : Georges Bordonove, op. cit., pp. 240-241.
  • [24]
    Stefan Zweig, op. cit., p. 263.
  • [25]
    André Suarez cité dans Talleyrand. Le Prince immobile d’Emmanuel de Waresquiel, Fayard, 2003, p. 401.
  • [26]
    Pierre-Louis Rey, Stendhal. Journaliste anglais, Presses de la Sorbonne, 2001, p. 125. Voir aussi Castelot, Boudi, Branda…
  • [27]
    Albert Soboul, La France napoléonienne, Arthaud, 1990, p. 94.
  • [28]
    Stefan Zweig, op. cit., p. 267.
  • [29]
    Idem, p. 288.
  • [30]
    Bernard Chevallier, Douce et incomparable Joséphine, Payot, 1999, p. 143.
  • [31]
    Arthur Lévy, Napoléon intime, Plon, 1897, p. 182.
  • [32]
    Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène, tome 2, p. 773.
  • [33]
    Claude Dufresne, Napoléon amoureux, Bartillat, 2004, p. 107.
  • [34]
    Françoise Wagener, L’impératrice Joséphine, Perrin, 2005, p. 154.
  • [35]
    André Castelot, op. cit., p. 324.
  • [36]
    Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l’Empire, Paulin, 1851, p. 349.
  • [37]
    Napoléon Bonaparte, Tendresses impériales, Lettres de Napoléon à Joséphine après le divorce, lettre LXXIX, À l’Impératrice, à Malmaison.
  • [38]
    Louis Madelin, Napoléon. Lettres, Nouvelles Éditions latines, p. 40.
  • [39]
    Mémoires de Constant, premier valet de chambre de l’empereur, sur la vie privée de Napoléon, sa famille et sa cour, volume 4, Hauman, 1830, p. 198.
  • [40]
    Albert Vandal, Napoléon, 1894, p. 68.
  • [41]
    Andrew Roberts, op. cit., p. 644. Traduit du néerlandais en français, ouvrage non traduit en français.
  • [42]
    Napoléon Bonaparte, Tendresses impériales. Lettres de Napoléon à Joséphine après le divorce, lettre XCI, À l’impératrice, à Malmaison, le 12 mars 1810.
  • [43]
    Max Gallo, op. cit., p. 982.
  • [44]
    Lettres de Napoléon Ier à Marie-Louise écrites de 1810 à 1814, édition présentée par Louis Madelin, Le Livre Club du Libraire, 1960, p. 50.
  • [45]
    Idem, p. 54.
  • [46]
    Andrew Robert, op. cit., p. 936. Traduit du néerlandais en français, ouvrage non traduit en français.
  • [47]
    Geneviève Chastenet, Marie-Louise, L’impératrice oubliée, J’ai Lu, 1986, p. 115.
  • [48]
    André Castelot, op. cit., p. 358.
  • [49]
    Lettres de Napoléon Ier à Marie-Louise écrites de 1810 à 1814, p. 31.
  • [50]
    François-Auguste Fauveau de Frénilly, Souvenirs du baron de Frénilly : pair de France (1768-1828), publiés avec introduction et notes par Arthur Chuquet, Librairie Plon, Paris, 1909, p. 323.
  • [51]
    Goethe, Faust, traduction de Gérard de Nerval, publié par Dondey Duprès, Père & Fils, Paris, 1828, p. 102.
  • [52]
    Catéchisme à l’usage de toutes les Églises de l’Empire français, Veuve Nyon, 1806, p. 58.
  • [53]
    Napoléon au général Soult, commandant le camp de Saint-Omer, le 14 avril 1804. Correspondance publiée par ordre de l’empereur Napoléon III, volume 9, 1862.
  • [54]
    Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène, p. 1518.
  • [55]
    Anne Bernet, « La presse à la botte, la culture au pas », Historia Thématique, « Napoléon, empereur ou dictateur ? », n° 92, novembre-décembre 2004, p. 62.
  • [56]
    Arthur Lévy, op. cit., p. 199.
  • [57]
    Isabelle Bricard, Napoléon, Joséphine et les autres, Larousse, 2009.

Durant l’hiver de 1807, à Ostróda, le pseudo-vainqueur d’Eylau semble définitivement sombrer dans une profonde mélancolie, mais, au printemps, ses collaborateurs constatent à leur grand soulagement que le soleil ranime peu à peu l’âme méditerranéenne de Napoléon. Il quitte le lugubre château d’Ostróda pour s’installer dans le plus confortable château de Finckenstein. En avril, le commandant en chef est redevenu l’invincible Napoléon, une transformation fortement influencée par la Pologne et favorisée par un double désir : une soif de guerre et une soif d’amour.
Quand la Russie, la Prusse et l’Autriche s’étaient partagé le royaume de Pologne en 1792, le nationalisme polonais avait connu une longue nuit, mais, lorsque Napoléon pénétra dans l’ancien royaume de Pologne en 1806, les patriotes frustrés virent en lui un sauveur inespéré. Lui-même était très clair, proposant au pays d’acheter son autonomie par des vies humaines : « L’intention de l’Empereur est véritablement de proclamer l’indépendance de la Pologne, si elle fournit 40 bons mille hommes de troupes. » Dans le même temps, Napoléon apaisait les Prussiens en leur chuchotant qu’il n’avait que faire de leur pays voisin. Où était la vérité ? Le savait-il lui-même ? Si son comportement à l’égard des Polonais pouvait sembler ambivalent, celui qu’il adopta vis-à-vis d’une jeune aristocrate polonaise fut bien plus transparent.
Le 1er janvier 1807, un mois avant Eylau, une beauté blonde de dix-sept ans avait surgi devant la voiture de Napoléon et lui avait lancé : « Soyez le bienvenu, mille fois bienvenu sur notre terre […] qui vous attend pour se releve…


Date de mise en ligne : 26/02/2026

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