Chapitre d’ouvrage

1. Napoléon le Conquérant

Pages 397 à 451

Citer ce chapitre


  • Van Loo, B.
(2025). 1. Napoléon le Conquérant. Napoléon : L'ombre de la Révolution (p. 397-451). Flammarion. https://shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-397?lang=fr.

  • Van Loo, Bart.
« 1. Napoléon le Conquérant ». Napoléon L'ombre de la Révolution, Flammarion, 2025. p.397-451. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-397?lang=fr.

  • VAN LOO, Bart,
2025. 1. Napoléon le Conquérant. In :
  • VAN LOO, Bart,
  • Traduit du néerlandais COHENDY, Mireille
  • et ROSSELIN, Isabelle,
Napoléon L'ombre de la Révolution. Paris : Flammarion. Champs, p.397-451. URL : https://shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-397?lang=fr.

Notes

  • [1]
    José Cabanis, Le Sacre de Napoléon, Gallimard, 1970, p. 185.
  • [2]
    Idem, p. 24.
  • [3]
    Idem, p. 169.
  • [4]
    Ibidem.
  • [5]
    André Castelot, op. cit., p. 18.
  • [6]
    Pascale Fautrier, op. cit., pp. 299-230.
  • [7]
    Thierry Lentz, Joseph Bonaparte chapitre 5 : « Si notre père nous voyait », Perrin, Tempus, 2019.
  • [8]
    Serment constitutionnel prononcé par Napoléon Ier lors de la cérémonie de son sacre, le 2 décembre 1804 – napoleon.org, Comte L. P. de Ségur : Procès-verbal du sacre, 1805.
  • [9]
    Louis Madelin, Fouché, p. 49.
  • [10]
    Idem, p. 394.
  • [11]
    Georges Bordonove, Napoléon, p. 245.
  • [12]
    Frédéric Masson, Napoléon intime (1893), Tallandier, 2004, p. 86.
  • [13]
    André Castelot, op. cit., p. 39.
  • [14]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 97.
  • [15]
    Louis Madelin, Le Consulat et l’Empire, Hachette, 1932, p. 240.
  • [16]
    Les Cahiers du capitaine Coignet (1799-1815), publié par Lorédan Larchey, Librairie Hachette & Cie, 1883, p. 164.
  • [17]
    Mémoires du prince Talleyrand, tome 1, Calmann-Lévy, 1891, p. 295.
  • [18]
    Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand, Les Femmes des Tuileries, 1882, p. 185.
  • [19]
    André Castelot, op. cit., p. 47.
  • [20]
    Correspondance de Napoléon Ier : 1er juillet 1805-3 février 1806, Imprimerie impériale, 1862, p. 416.
  • [21]
    Baron de Méneval, L’impératrice Joséphine, Calmann-Lévy, 1910, p. 137 (consulté sur gallica.bnf.fr).
  • [22]
    Correspondance de Napoléon Ier : 1er juillet 1805-3 février 1806, p. 138.
  • [23]
    Idem, p. 213.
  • [24]
    Napoléon Ier, Tendresses impériales, Lettres de Napoléon Bonaparte à Joséphine, avec une lettre-préface à Maurice Barrès par Abel Gri, date de l’édition originale 1913, Hachette Livre et BNF, p. 66.
  • [25]
    Le Capitaine Puffeney (1772-1848), Souvenirs d’un grognard, publiés par Julien Feuvrier, Paris, 1912, p 33.
  • [26]
    André Castelot, idem, p. 61.
  • [27]
    Jean Tulard et Louis Garros, op. cit., p. 292.
  • [28]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 92.
  • [29]
    Alain Pigeard, Les Campagnes napoléoniennes 1796-1815, Éditions Quator, 1998, p. 183.
  • [30]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 91.
  • [31]
    André Castelot, op. cit., p. 80.
  • [32]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 117.
  • [33]
    Jacques Bainville, op. cit., p. 230.
  • [34]
    Arthur Lévy, Napoléon intime, Plon, 1893, p. 158.
  • [35]
    André Castelot, op. cit., p. 39.
  • [36]
    Jean Tulard et Louis Garros, op. cit., p. 297.
  • [37]
    Traduction de « Roll up that map : it will not be wanted these ten years » : Geoffrey Blaney, The Causes of War, Free Press, 1988, p. 325.
  • [38]
    Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Mémoires du prince de Talleyrand, volume I (sur V), publiés avec une préface et des notes par le duc de Broglie, Calmann-Lévy, 1891, p. 299.
  • [39]
  • [40]
    Jean Tulard, La France de la Révolution et de l’Empire, PUF, 1995, p. 151.
  • [41]
    Pierre-François Percy, Journal des campagnes du baron Percy, chirurgien en chef de la grande armée, 1754-1825, Paris, éditeur Plon-Nourrit, 1904, p. 165 et p. 172.
  • [42]
    Patrice Gueniffey, Bonaparte, p. 162.
  • [43]
    André Castelot, op. cit., p. 179.
  • [44]
    Hippolyte Taine, Les Origines de la France contemporaine (1890-1893), volume 9, Le Régime moderne, livre premier, Napoléon Bonaparte, chapitre 1, Librairie Hachette et Cie, 1904, p. 40.
  • [45]
    Jean Lucas-Dubreton, Soldats de Napoléon, Tallandier, 1977, p. 146.
  • [46]
    André Castelot, op. cit., p. 267.
  • [47]
    Jean-Michel Chevalier, Souvenirs des guerres napoléoniennes, Hachette, 1970, p. 132.
  • [48]
    Jean-Roch Coignet, Les Cahiers du capitaine Coignet (Larchey), Cinquième cahier, Hachette, Paris, 1883, p. 12.
  • [49]
    Anne Jean Marie René Savary (duc de Rovigo), Mémoires, volume 2, Bossange, 1828, p. 15.
  • [50]
    Jacques Boudet, Histoire universelle des armées, Robert Laffont, 1965, p. 257.
  • [51]
    Henry Houssaye, Napoléon homme de guerre, Paris, Daragon, 1903, p. 23.
  • [52]
    Jean Lucas-Dubreton, op. cit., p. 269.
  • [53]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 149.
  • [54]
    Jean Lucas-Dubreton, op. cit., p. 270.
  • [55]
    Idem, p. 271.
  • [56]
    Pierre-Louis Roederer, Œuvres, Didot Frères, 1854, p. 539.
  • [57]
    Voir page 697 dans la bibliographie commentée.
  • [58]
    Chateaubriand, De Buonaparte, des Bourbons et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l’Europe, Mame Frères, imprimeurs-libraires, 1814, p. 56.
  • [59]
    Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, chapitre « La mort », Perrin, Paris, 2014.
  • [60]
    Ce décret figure dans la Constitution de 1791, livre VI, « Des rapports de la nation française avec les nations étrangères ».
  • [61]
    Jean-Pierre Babelon, « D’un fossé à l’autre. Vingt ans de recherches sur le Louvre », dans Revue de l’Art, 1987, n° 78, p. 17.

Sur son trône à Notre-Dame, le pape Pie VII semble être absorbé par la prière. Plus tard, les journaux écriront qu’il « méditait sur les choses du ciel et pour le bonheur du monde ». En réalité, le 2 décembre 1804, son visage n’est pas crispé par de pieuses réflexions, le père de l’Église a tout simplement froid aux pieds. Cela fait maintenant une heure qu’il supporte la température glaciale de Notre-Dame. On a oublié de prévoir une chaufferette.
La journée avait déjà commencé avec du retard. Le carrosse attelé à huit chevaux pommelés était prêt à partir, mais les Français avaient oublié une vieille tradition catholique : un cortège papal doit être précédé par un chambrier qui, assis sur une mule, brandit une croix. En toute hâte, les écuyers des Tuileries s’étaient mis en quête d’une mule pas trop sale. Cela avait provoqué le premier long soupir du pape de la journée. La caravane d’ecclésiastiques s’était enfin mise en mouvement. Des dizaines de milliers de Parisiens sur leur passage les avaient observés, hébétés. Qui d’entre eux aurait osé prédire, quelques années auparavant, que le pontifex maximus traverserait bientôt en grande pompe la capitale ? Durant les journées les plus sombres de la Révolution, pareil pronostic vous aurait coûté la tête.
Avant la température glaciale de Notre-Dame, le pape avait déjà dû affronter la boue de Fontainebleau. Le 25 novembre 1804, Napoléon avait prétendu chasser dans les forêts autour du château de François Ier alors qu’il savait que le pape était sur le point d’arriver…


Date de mise en ligne : 26/02/2026

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