Chapitre d’ouvrage

4. « Chūsei Moyen Âge » (1945)

Recherche historique et linguistique comme « résistance à l’esthétique »

Pages 89 à 112

Citer ce chapitre


  • Sica, V.
(2025). 4. « Chūsei Moyen Âge » (1945) Recherche historique et linguistique comme « résistance à l’esthétique » Dans
  • G. Siary,
  • T. Takemoto
  • et T. Garcin
Mishima revisité : Envers et malgré lui (p. 89-112). Hermann. https://doi.org/10.3917/herm.siary.2025.02.0089.

  • Sica, Virginia.
« 4. “Chūsei Moyen Âge” (1945) : Recherche historique et linguistique comme “résistance à l’esthétique” ». Mishima revisité Envers et malgré lui, Hermann, 2025. p.89-112. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/mishima-revisite--9791037044099-page-89?lang=fr.

  • SICA, Virginia,
2025. 4. « Chūsei Moyen Âge » (1945) Recherche historique et linguistique comme « résistance à l’esthétique » In :
  • SIARY, Gérard,
  • TAKEMOTO, Toshio
  • et GARCIN, Thomas,
Mishima revisité Envers et malgré lui. Paris : Hermann. Échos d’Asie, p.89-112. DOI : 10.3917/herm.siary.2025.02.0089. URL : https://shs.cairn.info/mishima-revisite--9791037044099-page-89?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/herm.siary.2025.02.0089


Notes

  • [1]
    Università degli Studi di Milano.
  • [2]
    La mère de Kimitake, Shizue 倭文重 (1905-1987), appartenait à une famille de sinologues et d’universitaires de vieille tradition, historiquement au service des Maeda 前田家, seigneurs du fief de Kanazawa. Elle-même reçut une éducation littéraire raffinée, qui accrut sa sensibilité déjà naturelle.
  • [3]
    v. MYJ, 2000, p. 228.
  • [4]
    Trois ans plus tôt, le professeur Shimizu Fumio 清水文雄 (1903-1998), alors jeune enseignant, et ses compagnons Hasuda Zenmei 蓮田善明 (1904-1945), Yasuda Yojūro 保田與重郎 (1910-1981) et Hayashi Fusao 林房雄 (Gotō Hisao 後藤寿夫, 1903-1975) ont fondé une nouvelle branche de l’école romantique japonaise. La majorité de ses membres sont des apostats du marxisme, qu’ils perçoivent désormais comme un modèle théorique applicable à la seule réalité historico-économique de l’Europe, et ils ont esquissé un schéma politico-culturel (avec une empreinte esthétique prédominante) répondant aux particularités du Japon. Le Bungei bunka s’oppose au courant moderniste dominant et célèbre le caractère unique de l’esthétique classique du Japon. Ses axes idéologiques sont la Tradition nationale – dont l’essence est 雅 / miyabi / grâce de cour qui informe la Divinité impériale –, la Pureté de la Race, la Beauté de la Littérature indigène, dogmes pour lesquels se sacrifier à la mystique de la Belle Mort. Bungei bunka est publié de 1938 à 1944, et ses collaborateurs comptent parmi les plus grands noms de la non-fiction littéraire et linguistique : Kaito Matsuzō 垣內松三 (1878-1952), Nishio Minoru 西尾実 (1889-1979), Okazaki Yoshie 岡崎義 恵 (1892-1982), Kazamaki Keijirō 風卷景次郎 (1902-1960), Saitō Kiyoe 齋藤清衛 (1893-1981), Shioda Ryōhei 塩田良平 (1899-1971), Hisamatsu Shin’ichi 久松潜一 (1894-1976), Yoshida Seiichi 吉田精一 (1908-1984).
  • [5]
    Chikamatsu Monzaemon : pseudonyme littéraire du dramaturge Suginomori Nobumori 杉森信盛, auteur majeur du théâtre kabuki et du théâtre de marionnettes 人形浄瑠璃 ningyōjōruri de la période Edo 江戸時代 (1603-1867).
  • [6]
    Lettre à Kawabata, 18 juillet 1945, in [Lettres] 書簡 Shokan, KMYZ, t. 38, 2004, p. 237.
  • [7]
    Lettre à Mitani, 20 janvier 1945, ibid., p. 905-906. L’otogizōshi est un genre littéraire populaire répandu à la période Muromachi, qui trouve ses racines dans la transmission orale de contes de la fin de la période Kamakura 鎌倉時代 (1185-1333). Initialement sous forme de parchemin ou pamphlet réalisés à la main (plus tard imprimés) et enrichis d’illustrations, les otogizōshi étaient des histoires amusantes, courtes ou moyennes, débouchant presque toujours sur une morale ; les protagonistes allaient des membres de la classe militaire aux sujets du peuple, des moines et des artistes itinérants aux animaux et à diverses créatures non humaines.
  • [8]
    La publication du numéro de février comprenait la moitié de la partie II ; la publication du numéro de mars s’étendait à toute la partie III de l’histoire ; Bungei seiki ne publia la partie IV qu’en janvier 1946. Les publications n’allèrent pas plus loin ; v. Tanaka Miyoko 田中美代子, [Notes sur Moyen Âge] 解題〜中世 Kaidai. Chūsei, in KMYZ, t. 16, p. 741.
  • [9]
    Lettre à Kawabata, 18 juillet 1945, in Mishima Yukio, [Lettres] 書簡 Shokan, p. 239.
  • [10]
    Inose Naoki, Sato Hiroaki, PERSONA. A Biography of Yukio Mishima, 2012, p. 114-116.
  • [11]
    Pendant les deux années 45 et 46, les lettres à Kawabata ne sont signées Mishima Yukio qu’à l’occasion.
  • [12]
    Lettre à Kawabata, 18 juillet 1945, in Mishima, [Lettres] 書簡, Shokan, p. 239. Cependant, dans la première lettre, datée du 8 mars 1945 et adressée à Mishima, Kawabata déclare : « Comme je souhaite aussi écrire sur Yoshihisa, je fais des recherches sur lui » ; v. Kawabata Yasunari 川端康成, Mishima, [Correspondance] 往復書簡, 2000, p. 11. Il est donc probable que, dans une lettre d’introduction, le jeune écrivain ou Noda lui-même a au moins fait référence à [Moyen Âge] et aux personnages historiques impliqués dans l’histoire.
  • [13]
    Nakamura Mitsuo (Koba Ichirō 木庭一郎, 1911-1988) montre un talent précoce pour la critique littéraire, qui lui vaut le Prix Iketani Shinzaburō 池谷信三郎賞 Iketani Shinzaburō shō dès 1936 pour une étude critique du romancier Futabatei Shimei 二葉亭四迷 (Hasegawa Tatsunosuke 長谷川辰之助, 1864-1909). Après un an à Paris à l’invitation du gouvernement français, il rentre au Japon en raison des premiers événements de la Seconde Guerre mondiale et cofonde le magazine littéraire [Critique] 批評 Hihyō, destiné à recenser les œuvres modernes françaises et anglaises. En 1941, il rejoint la maison d’édition Chikuma shobō. En 1957 il se met à produire des pièces de théâtre, qui, au fil des ans, alternent avec romans et essais littéraires. Tenu pour l’un des plus grands critiques de son temps, il remporte en 1952 le Prix Yomiuri 読売文学賞 Yomiuri bungaku shō – récompense renouvelée en 1958 et 1967 – et devient en 1956 membre du jury du Prix Akutagawa 芥川龍之 介賞 Akutagawa Ryūnosuke shō. Il remporte aussi le Prix Noma des arts littéraires 野 間文芸賞 Noma Bungei shō et le Prix de l’Académie japonaise des arts 日本芸術院賞 Nihon geijutsuin shō en 1965, dont il est membre à partir 1970. Sa relation avec Mishima, qui perdure à partir du moment où Nakamura se met à apprécier l’écrivain pour sa publication de Confession d’un masque 仮面の告白 Kamen no kokuhaku (1949), est parfois marquée de désaccords. Dans les années 1950, ils partagent tous deux l’atmosphère intellectuelle et goliardienne de la coterie littéraire de la Société de l’arbre en pot 鉢の木会 Hachi no kikai.
  • [14]
    v. lettre à Kawabata, 15 avril 1946, in Mishima, [Lettres] 書簡 Shokan, p. 247.
  • [15]
    v. lettre à Kawabata, 12 mai et 15 juin 1946, in Mishima, [Lettres] 書簡 Shokan, 2004, p. 250, 253.
  • [16]
    Ce long essai est d’abord publié en plusieurs épisodes, du 10 janvier au 23 mai 1963, par le Tōkyō shinbun 東京新聞.
  • [17]
    En 1603, le premier shōgun de la famille Tokugawa, Ieyasu 徳川家康 (1543-1616), établit le siège du nouveau gouvernement militaire à Edo (auj. Tōkyō). Néanmoins, on ne saurait dire que la guerre finisse en 1615, après la prise du château de Ōsaka, quand l’antagoniste Toyotomi Hideyori 豊臣秀頼 (né en 1593) se donne la mort.
  • [18]
    Mishima, [Moyen Âge] 中世, KMYZ, t. 16, 2002, édition de référence.
  • [19]
    Le sarugaku serait né dans les circonstances que relatent les [Chroniques des événements anciens] 古事記 Kojiki (712 AD.) : la retraite volontaire dans une grotte de la déesse du soleil Amaterasu Ōmikami 天照大御神 (divinité suprême du panthéon shinto), la danse grotesque et obscène (de ce saru = singe, gaku = exécution) par la déesse Ame no Uzume no Mikoto 天鈿女命 (ou aussi 天宇受売命), et la réaction hilare des dieux lors d’un rassemblement, qui incite la déesse du soleil à sortir de la grotte et à revenir illuminer le monde. Sur le plan historique, il s’agit d’arts du spectacle populaires de diverses natures (chant, danse, théâtre, acrobatie) qui, introduits au Japon depuis la Chine, sont devenus célèbres et ont pris le nom de sarugaku à partir de la fin de la période Heian 平安時代 (794-1185). Peu à peu, les arts du sarugaku se ramifient en différents courants de style et de contenu, dont l’un se déversera dans le drame dansé et chanté connu plus tard sous le nom de , un art considéré comme d’excellence dans les cours de la période Ashikaga 足利時代.
  • [20]
    Les coprotagonistes du roman d’Ishikawa sont le guerrier Koma 胡魔, démon né des cendres d’un cheval, et le moine zen Ikkyū Sōjun 一休宗純 (1394-1481. Le premier était un personnage fantastique enflammé d’un implacable désir de vengeance, le second une figure historique contemporaine du shōgun Yoshimasa. L’Ikkyū d’Ishikawa suit le modèle issu de la fiction écrite populaire (dont les origines remontent à une tradition orale déjà sédimentée au xvie siècle), qui avait peu à peu exagéré les traits excentriques du prélat et souligné ses penchants pour la vie itinérante, la dénonciation spectaculaire de la corruption du clergé bouddhique et une morale sexuelle personnelle. L’existence d’Ikkyū s’était ainsi transformé en une légende, celle d’un vieux moine sage et errant, à la vie sauvage et intolérant aux liens mondains ; v. à ce sujet, nos études approfondies dans Virginia Sica, « Ikkyū Sōjun e lo zen del “sottobosco” », 2010, p. 2289-2308 ; « Pazza nuvola, che vai fluctuando tra eremi, abbazie, bordelli e mescite di Sakai… Il Kyōunshū di Ikkyū Sōjun (1394-1481) », 2012, p. 181-194.
  • [21]
    v. Inose Naoki, Sato Hiroaki, PERSONA, A Biography of Yukio Mishima, 2012, p. 46.
  • [22]
    MYJ, p. 272-273.
  • [23]
    Bien que son attribution soit incertaine, le nikki d’Izumi Shikibu passe d’ordinaire pour l’œuvre de la dame de cour du même nom, née vers 976, qui fut l’un des plus grands poétesses de son temps, mais dont on sait peu de choses. Le nom dérive, entre autres, de la fonction de son premier mari, gouverneur à Izumi (pratique habituelle à la cour impériale de la période Heian). L’œuvre, en prose et en poésie, narre la difficile histoire d’amour entre la protagoniste et le prince Atsumichi 敦道親王 Atsumichi-shinnō (981-1007), jugée scandaleuse par la société de cour en raison de la différence de rang.
  • [24]
    Dans Nihon no koten to watashi, l’écrivain confirmera à quel point le nô fut encore la source d’inspiration dominante du Pavillon d’or 金閣寺 Kinkakuji (1956), des [Voix des esprits héroïques] 英霊の聲 (1966) et, bien sûr, des Cinq nô modernes 近代能楽集 (1950-1957) ; v. MYJ, p. 272-273.
  • [25]
    Lettre à Kawabata, 18 juillet 1945, Mishima, [Lettres] 書簡 Shokan, p. 239.
  • [26]
    L’empereur Xuanzong 唐玄宗 (jp. Gensō). Le mot 頽唐期 signifie par extension la décadence ou période de décadence.
  • [27]
    Le commando spécial désigne les pilotes kamikazés de la guerre du Pacifique.
  • [28]
    Mishima, [Mes années d’errance] 私の遍歴時代, 1995, p. 103-104.
  • [29]
    Mishima, [Postface] あとがき atogaki, KMYZ, t. 33, p. 404.
  • [30]
    Mishima, [Moyen Âge] 中世, p. 171.
  • [31]
    Mishima, [Mes années d’errance] 私の遍歴時代 Watashi no henreki jidai, p. 107.
  • [32]
    La traduction française reprend la version italienne de Virginia Sica, Medioevo & Il palazzo del bramito dei cervi. Mishima, la Storia e vicende segrete, 2019.
  • [33]
    Il s’agit du 9e livre des [Chants du royaume de Chu] 楚辭 Chu Ci, anthologie poétique de la période chinoise des Royaumes combattants (453-221 av. J.-C.).
  • [34]
    De Sōami 相阿弥 (Nakao Shinsō 中尾真相, ca 1472-1525), on sait peu de choses sur les années avant 1485, date où il entre au service du shogunat de Yoshimasa comme fonctionnaire chargé du fonds des collections chinoises (Karamono bugyō 唐物奉行). Sōami était un expert reconnu de la poésie « enchaînée », des compositions florales et du shoin-sadō 書院茶道, style de cérémonie du thé en vogue à l’époque. Comme il ne cessa de collaborer avec Yoshimasa, on crut longtemps que les jardins de Higashiyama, en réalité conçus par Zen’ami 善阿弥 (m. 1482), étaient l’œuvre de son génie.
  • [35]
    v. Heinrich Dumoulin, Zen Buddhism : A History, vol. II : Japan, 2005, p. 229. Le plan du Jishōji est conservé au [Centre national de recherche sur le patrimoine culturel de Nara] 奈良国立文化財研究所 Nara Kokuritsu Bunkazai Kenkyūsho ; v. l’étude des deux jardins dans Sekiguchi Kin’ya 関口欣也, [Les cinq montagnes et les pavillons zen] 五山と禅院, Shōgakkan, 1983, p. 100, 103 et tableaux 46, 47, 48 et 49 ; v. aussi Günter Nitschke, Japanese Gardens, 2007, p. 68-76 et 79-86.
  • [36]
    Etsugu Tomoko 越次俱子, [Moyen Âge] 中世, dans Hasegawa Izumi 長谷川泉 (éd.), [Études sur MY] 三島由紀夫研究 Mishima Yukio Kenkyū, 1970 [2020]. Etsugu semble cependant n’avoir pas considéré la quarantaine de nouvelles écrites entre 1946 et 1949, c’est-à-dire de la production entre [Moyen Âge] et Kamen no kokuhaku.
  • [37]
    v. Virginia Sica, « Il “Medioevo” di Mishima Yukio. Visione escatologica e ricerca storica da “Medioevo” (1945-1946) alla tetralogia Hōjō no umi (1965-1970) », 2008, p. 345-359. Le choix du terme elliptique plutôt que circulaire découle de l’idée d’un point x d’où partent simultanément deux lignes arquées qui, ayant atteint un point y, reviennent dans un parcours en miroir sans solution de continuité.
  • [38]
    Référence aux vers du poète Wei Yingwu 韋應物 (737-792), de la dynastie Tang 唐朝 Tangchao (618-907).
    Description de l'image par IA : Tableau avec texte en français, chinois et anglais.

    Composés en 737 sous le titre [J’entends l’oie sauvage] 闻雁 Wen yan, les vers ont été inclus dans l’anthologie de poésie [Sélection de poèmes de la dynastie Tang] 唐 詩選 Tangshi xuan (produite sous la dynastie Ming 明朝 Míng chao, 1368-1644). L’anthologie est aussi devenue un classique au Japon sous le dictionnaire Tōshisen.
  • [39]
    Je pense, par exemple, à [Après le banquet] 宴のあと Utage no ato (1960) et [Soie et conscience] 絹と明察 (1964) pour la fiction ; à [Madame de Sade] サド侯 爵夫人 Sado no kōshaku (1965) et [Mon ami Hitler] わが友ヒットラー Waga tomo Hittorā (1968) dans le domaine théâtral.
  • [40]
    Cité dans Inose, Sato, PERSONA. A Biography of Yukio Mishima, 2012, p. 277. Le commentaire d’Ishii, [Le Palais des fêtes – Une étape importante vers la fin]『鹿鳴 館』−結末への里程標 Rokumeikan − ketsumatsu e no ritei hyō, est paru dans l’éditorial du n° spécial Mishima de [Littérature nationale] 国文学 Kokubungaku, juillet 1986, p. 94.

En janvier 1945, Hiraoka Kimitake 平岡公威 vient d’avoir vingt ans. L’année précédente, il a obtenu son diplôme avec mention de l’[École des pairs] 学習院 Gakushūin et, violant son penchant spontané pour l’écriture littéraire, s’est inscrit en faculté de droit, à dominante germanique, à l’Université impériale de Tōkyō. Inflexible sur son choix d’étude, son père, qui tient la littérature pour un travail de femme, a avancé des arguments selon lui inattaquables : tous les hommes de la famille avaient étudié le droit, et même en remontant l’arbre généalogique paternel, on n’y trouvait aucun écrivain. Kimitake n’a même pas essayé de se défendre ; au début de cette année, la guerre du Pacifique s’intensifie, et sa génération, hormis les spéculations sur l’interruption plausible de leurs études pour cause de recrutement soudain dans les services d’appui à l’armée, vit dans le pressentiment persistant d’une mort imminente.
Kimitake cultive cependant sa passion de la littérature depuis son adolescence ; au fil des ans, il s’est nourri des œuvres de compatriotes tels que Tanizaki Jun’ichirō 谷崎潤一郎 (1886-1965), mais surtout d’Oscar Wilde (1854-1900) et de Rainer Maria Rilke (1875-1926), plus récemment aussi de Marcel Proust (1871-1922) et Jean Cocteau (1889-1963), et s’engoue pour Le Bal du comte d’Orgel jusqu’à vouloir imiter le mode de vie de Raymond Radiguet (1903-1923) et se souhaiter une mort prématurée. Son intérêt pour Radiguet est voué à perdurer, puisqu’il écrit treize ans plus tard « La mort de Radiguet » ラディゲの死…


Date de mise en ligne : 26/02/2026

https://doi.org/10.3917/herm.siary.2025.02.0089

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

30,99 €

574 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

24 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?