Chapitre 15. La faute et le reproche
- Par Frédéric Pellion
Pages 267 à 289
Citer ce chapitre
- PELLION, Frédéric,
- Pellion, Frédéric.
- Pellion, F.
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Notes
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[1]
Hésiode, Les travaux et les jours, vers 185-200, tr. fr. Paris, Les Belles Lettres, 1993, p. 93.
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[2]
M. Heidegger, Être et temps, tr. fr. Paris, Gallimard, 1986.
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[3]
K. Abraham, « Préliminaires à l’investigation et au traitement psychanalytique de la folie maniaco-dépressive et des états voisins », tr. fr. Œuvres complètes, t. I, Paris, Payot, 1965, p. 219.
-
[4]
M. Klein, « Contribution à l’étude de la psychogenèse des états maniaco-dépressifs », tr. fr. Essais de psychanalyse, Paris, Payot, 1968, p. 337-338.
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[5]
A. Green, Le travail du négatif, Paris, Minuit, 1993, p. 203.
-
[6]
S. Freud, « L’inconscient », tr. fr. Œuvres complètes, t. XIII, Paris, puf, 1988, particulièrement p. 225-226.
-
[7]
S. Freud, Le moi et le ça, tr. fr. Œuvres complètes, t. XVI, Paris, puf, 1991, p. 296.
-
[8]
D. W. Winnicott, « La psychanalyse et le sentiment de la culpabilité », tr. fr. Pédiatrie et psychanalyse, Paris, Payot, 1969, p. 346.
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[9]
Thème trop vaste pour qu’il soit possible de le référencer ici ; on peut néanmoins se reporter au texte tout récent de G. Agamben, Homo sacer, tr. fr. Paris, Seuil, 1997.
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[10]
J. Lacan, Le séminaire, Livre VII, L’éthique de la psychanalyse, Paris, Seuil, 1986, p. 326.
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[11]
Ibid., p. 327. Une nouvelle d’Edgar Allan Poe (« La vérité sur le cas de M. Valdemar », tr. fr. Contes, essais, poèmes, Paris, Laffont, 1989, p. 887-894), également plusieurs fois commentée par Lacan (J. Lacan, « Situation de la psychanalyse en 1956 », Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 486), montre un autre cas de figure de ce désajointement : après que sa mort physique soit intervenue, les manœuvres hypnotiques interrompent la marche des processi organiques affectant le cadavre de Valdemar et animent au bout du compte une voix proférant l’impossible énoncé « Je suis mort » ; on peut donc dire que la mort réelle précède cette fois la mort symbolique. Remarquons seulement que, par l’intermédiaire de l’hypnose, c’est le regard qui est au premier plan dans ce lieu intermédiaire de l’entre-deux-morts.
-
[12]
J. Lacan, Le séminaire, Livre VII, L’éthique de la psychanalyse, op. cit., p. 341.
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[13]
Apocalyse, XX, 4-6, cité in J. Le Goff, La naissance du Purgatoire, Paris, Gallimard, 1981, p. 115.
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[14]
J.-C. Schmitt, Les revenants. Les vivants et les morts dans la société médiévale, Paris, Gallimard, 1994, p. 267, n. 47.
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[15]
« Je ne peux oublier, écrit-il, et sa mère non plus. Nous avons continuellement son image devant les yeux, nous rappelant son pas, sa manière d’être, ses paroles et ses actes, le jour et la nuit, au déjeuner et au dîner, dedans comme dehors, quand nous donnons et quand nous sommes éveillés, dans notre villa et à Florence » ; « Leur douleur se mue en une sorte d’accusation contre leur fils mort, comme s’il prenait une joie sadique à torturer ses parents survivants : “Nous pensons qu’il se saisit d’un couteau pour nous frapper au cœur” » (ibid., p. 72).
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[16]
Saint Augustin. La cité de Dieu, XXI, 13, tr. fr. Paris, Seuil. 1994, p. 250-251.
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[17]
« En définitive, si Augustin a explicitement ramené le temps de la purgation du Jugement dernier à la période intermédiaire entre la mort et la résurrection, sa tendance est de tirer encore en arrière, c’est-à-dire ici-bas, cette purgation. Au fond de cette tendance il y a l’idée que la “tribulation” terrestre est la principale forme de “purgatoire” » (J. Le Goff, La naissance dit Purgatoire, op. cit., p. 101).
-
[18]
Saint Augustin, La cité de Dieu, XXI, 26, op. cit., p. 270-271.
-
[19]
Saint Augustin, Enchiridion, 69-70, cité in J. Le Goff, La naissance du Purgatoire, op. cit., p. 104.
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[20]
« “Mais celui qui est dans les liens du mariage pense aux choses du monde, à plaire à sa femme. L’œuvre de chacun sera manifestée […]” ; c’est-à-dire le jour des tribulations : […] “L’œuvre de chacun sera éprouvée par le feu ; celui dont l’œuvre demeurera (car les pensées données à Dieu et le soin de lui plaire demeurent), recevra la récompense de ce qu’il aura édifié. […] Celui dont l’œuvre sera brûlée en subira dommage, il n’aura plus ce qu’il avait aimé, et il ne laissera pas d’être sauvé” ; car nulle tribulation ne l’a fait changer sur l’inébranlable fondement ; […] car ce qu’il possédait dans l’ivresse de l’amour, il ne saurait le perdre sans aiguillon de douleur. […] Si donc tous doivent subir l’épreuve de ce feu, celui [le juste] dont l’œuvre demeurera intacte et victorieuse, pour recevoir la récompense de ce qu’il aura édifié ; celui [le pb] dont l’œuvre brûlera, pour souffrir dommage ; ce feu n’est pas le feu éternel » (saint Augustin, La cité de Dieu, XXI, 26, op. cit., p. 272-273). Il est d’ailleurs précisé plus loin que « la douleur de telles séparations [est] d’autant plus cuisante [!] que les attaches de [l’]amour étaient plus profondes » (ibid., p. 275).
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[21]
« Or, celui qui préfère au Christ, je ne dis pas sa femme et les voluptés charnelles de l’union conjugale, mais les autres affections, étrangères à ces voluptés, […] celui-là n’a pas le Christ pour fondement, il ne sera donc pas sauvé par le feu ; que dis-je ? Il ne sera pas sauvé » (ibid., p. 274).
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[22]
J. Le Goff, La naissance du Purgatoire, loc. cit.
-
[23]
Les œuvres ne bénéficient d’ailleurs véritablement qu’aux individus des catégories intermédiaires (pb, non mentionnée dans le texte puisque bénéficiant le plus du feu purgatoire, et pm) : « Lors donc que les sacrifices de l’autel ou de l’aumône sont offerts à l’intention de tous les défunts baptisés, pour ceux qui furent tout à fait bons ce sont actions de grâce ; pour ceux qui ne furent pas tout à fait méchants, des moyens de propitiation ; pour ceux dont la malice fut totale, ils servent à consoler tant bien que mal les vivants. Ce qu’ils assurent à ceux qui en profitent, c’est ou bien l’amnistie complète ou du moins une forme plus supportable de damnation » (saint Augustin, Enchiridion. 109-110, cité in ibid., p. 106-107).
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[24]
« Quelques-uns ne sont plus, pour qui les prières de l’Église ou de certaines âmes pieuses trouvent Dieu favorable ; mais il ne s’agit que de ceux qui, régénérés en Christ, n’ont pas si mal usé du temps et de la vie, qu’on les juge indignes de la clémence suprême ; ni si bien, qu’elle ne leur soit pas nécessaire » (saint Augustin, La cité de Dieu, XXI, 24, op. cit., p. 263, souligné par moi).
-
[25]
J. Le Goff, La naissance du Purgatoire, op. cit., p. 236 sq.
-
[26]
Ibid., p. 301.
-
[27]
Ibid., p. 379-380.
-
[28]
G. Agamben, La communauté qui vient, tr. fr. Paris, Seuil, 1990, particulièrement p. 12-13.
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[29]
J. Le Goff, La naissance du Purgatoire, op. cit., p. 111-114.
-
[30]
Ainsi que le remarquait Foucault : « L’évolution du mot “aveu” et de la fonction juridique qu’il a désignée est en elle-même caractéristique : de l’“aveu”, garantie de statut, d’identité et de valeur accordée à quelqu’un par quelqu’un d’autre, on est passé à l’“aveu”, reconnaissance par quelqu’un de ses propres actions ou pensées. L’individu s’est longtemps authentifié par la référence des autres et la manifestation de son lien à autrui (famille, allégeance, protection) ; puis on l’a authentifié par le discours de vérité qu’il était capable ou obligé de tenir sur lui-même. […] L’aveu est devenu, en Occident, une des techniques les plus valorisées pour produire le vrai » (M. Foucault, Histoire de la sexualité, I : La volonté de savoir, Paris, Gallimard, 1976, p. 78, je souligne).
-
[31]
Cf. supra, chap. 12.
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[32]
S. Freud, « Deuil et mélancolie », tr. fr. Œuvres complètes, t. XIII, Paris, puf, 1988, p. 267 ; cf. aussi supra, le commentaire du chapitre 9, deuxième partie.
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[33]
Cf. supra, chap. 9, première partie.
-
[34]
S. Freud, « Manuscrit K », tr. fr. La naissance de la psychanalyse, Paris, puf, 1956, p. 131.
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[35]
Ibid., p. 134.
-
[36]
S. Freud, « Manuscrit H », tr. fr. La naissance de la psychanalyse, op. cit., p. 100.
-
[37]
S. Freud, « Manuscrit K », op. cit., p. 129-130.
-
[38]
S. Freud, « Manuscrit H », op cit., p. 99-100.
-
[39]
S. Freud, « Manuscrit K », op cit., p. 130.
-
[40]
S. Freud, « La négation », tr. fr. Œuvres complètes, t. XVII, Paris, puf, 1992, p. 165-171.
-
[41]
S. Freud, « Le clivage du moi dans les processus de défense », tr. fr. Résultats, idées, problèmes, t. II Paris, puf, 1985, p. 283-286.
-
[42]
S. Freud, « Manuscrit K », op. cit., p. 133 et 136.
-
[43]
Cf. supra, chap. 13.
-
[44]
Cf. infra pour une hypothèse sur la signification de cette coïncidence.
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[45]
Cf. supra, chap. 9, seconde partie.
-
[46]
Ibid., troisième partie.
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[47]
« Il était devenu de sombre humeur, ne pouvait ou ne voulait pas vraiment travailler, et se faisait du souci quant à la conservation de son existence, donc : dépression mélancolique avec inhibition au travail et souci pour la vie (légitime) » (S. Freud, « Une névrose diabolique au xvii e siècle », tr. fr. Œuvres complètes, t. XVI, op. cit., p. 225).
-
[48]
Je m’en tiens aux conclusions de l’enquête chronologique de Freud, sans exposer le détail de la démarche lui permettant de les établir ; la présentation s’en trouvera nécessairement plus scolaire et plus sèche que celle du texte original.
-
[49]
S. Freud, « Une névrose diabolique au xvii e siècle », op. cit., p. 226.
-
[50]
Ibid., p. 231-236.
-
[51]
Cf. supra, chap. 9, seconde partie.
-
[52]
D. P. Schreber, Mémoires d’un névropathe, tr. fr. Paris, Seuil, 1975, particulièrement p. 228.
-
[53]
Cf. supra, chap. 9, et S. Freud, « Une névrose diabolique au xvii e siècle », op. cit., p. 227.
-
[54]
S. Freud, « Résultats, idées, problèmes », tr. fr. Résultats, idées, problèmes, t. II, op. cit., p. 287.
-
[55]
Cf. supra, chap. 10.
-
[56]
« Quand le moi adopte les traits de l’objet, il s’impose […] au ça comme objet d’amour, il cherche à lui remplacer sa perte en disant : “Regarde, tu peux m’aimer moi aussi, je suis si semblable à l’objet” » (S. Freud, Le moi et le ça, op. cit., p. 274) ; « Si le moi a mal réussi la maîtrise du complexe d’Œdipe, l’investissement énergétique de celui-ci, issu du ça, entrera de nouveau en action dans la formation réactionnelle de l’idéal du moi » (ibid., p. 282) ; « En s’emparant […] de la libido des investissements d’objet, en se posant en objet d’amour unique, en désexualisant ou sublimant la libido du ça, [le moi] travaille à l’encontre des visées de l’Éros » (ibid., p, 289) ; « On dispose d’une chance particulière d’exercer une influence quand le sentiment de culpabilité les [moteur de la réaction thérapeutique négative] est un sentiment emprunté, c’est-à-dire le résultat de l’identification avec une autre personne qui fut jadis objet d’un investissement érotique. Une telle prise en charge du sentiment de culpabilité est souvent le reste unique [..,] de la relation d’amour abandonnée. La similitude avec le processus présent dans la mélancolie est impossible à méconnaître » (ibid., p. 293, n. 1, souligné par Freud) ; « Dans la mélancolie, l’objet auquel s’adresse la colère du surmoi a été accueilli dans le moi par identification. […] La composante destructrice s’est déposée dans le surmoi et s’est tournée contre le moi. Ce qui règne dès lors dans le surmoi est pour ainsi dire une pure culture de la pulsion de mort » (ibid., p. 294 et 296) ; « Le surmoi […] est apparu par une identification avec le modèle paternel. Toute identification de ce genre a le caractère d’une désexualisation ou même d’une sublimation. […] La composante érotique n’a […] plus la force de lier toute la destruction qui y est adjointe, et celle-ci devient libre comme penchant à l’agression et à la destruction. C’est de cette démixtion que l’idéal en général tirerait ce trait dur, cruel, qu’est le “tu dois” impérieux » (ibid., p. 297-298) ; « Le mécanisme de l’angoisse de mort pourrait être seulement que le moi se défait […] de son investissement de libido narcissique. que donc il s’abandonne lui-même comme d’ordinaire en cas d’angoisse il abandonne un autre objet. […] L’angoisse de mort de la mélancolie n’admet qu’une seule explication, à savoir que le moi s’abandonne car il se sent haï et persécuté par le surmoi au lieu d’en être aimé » (ibid., p. 300-301).
-
[57]
Cf. supra, chap. 9.
-
[58]
Cf. infra, chap. 16. Le philtre est censé avoir été maladroitement utilisé par l’épouse d’Héraclès, Déjanire, pour reconquérir le désir qu’une captive, Iole, semble avoir détourné.
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[59]
Sophocle, Les Trachiniennes, tr. fr. Tragiques grecs. Eschyle, Sophocle, Paris, Gallimard, coll. « Pléiade », 1967, p. 537.
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[60]
Euripide, La folie d’Héraclès, v. 170-171, tr. fr. Tragiques grecs. Euripide, Paris, Gallimard, coll. « Pléiade », 1962, p. 478.
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[61]
Ibid., v. 207-210, p. 479.
-
[62]
Ibid., v. 339-347, p. 483.
-
[63]
Ibid., v. 498-501, p. 489-490.
-
[64]
« Mégara – Lutter contre le sort décidé par les dieux, / c’est courage, oui certes, mais effort insensé. / Ce qui doit arriver arrive. Nul ne peut l’empêcher » (ibid., v. 309-311, p. 482).
-
[65]
Ibid., v. 520-522, p. 490.
-
[66]
Ibid., v. 572-573, p. 494.
-
[67]
Immédiatement avant que n’apparaisse Lyssa, les avertissements vont se multiplier, mais en vain : « Le chœur – Quel mortel sans loi offensa les Célestes, / les dieux bienheureux, et dans sa folie / osa les taxer d’impuissance ? » (ibid., v. 757-759, p. 503) ; « Le chœur – Les dieux toujours aiment la justice » (ibid., v. 814, p. 504).
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[68]
Ibid., v. 633-636, p. 497.
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[69]
Ibid., V. 922, p. 510.
-
[70]
Ibid., v. 1086-1087, p. 517.
-
[71]
Ibid., v. 1258-1262, p. 527. Première étape, mise en accusation d’Amphitryon.
-
[72]
Ibid., v. 1309-1311, p. 528. Seconde étape, Héraclès souscrit à la version la plus commune de son propre mythe, et accuse Héra.
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[73]
Ibid., v. 1351-1356, p. 529. Troisième et dernière étape, il aboutit enfin au défaut de Zeus.
-
[74]
Ibid., v. 1218-1219, p. 524.
-
[75]
Ibid., v. 1234, p. 525.
Faute et culpabilité peuvent apparaître comme l’index électif du texte mélancolique, voire même comme sa signification expresse. Le mélancolique nous sera dès lors sympathique – au sens propre –, qui, en apparence beaucoup plus éloigné que nous de cette forme de lâcheté qui tend à nous faire rebrousser chemin à mi-parcours, pousse jusqu’à ses conséquences ultimes, lui, le souci [Sorge] qui est le lot commun. C’est pourquoi, avant de terminer cette partie regardant le texte qu’il nous laisse, il m’est apparu indispensable de tenter de frayer un passage au-delà de notions dont l’examen un peu soigneux ne tarde pas à révéler l’ambiguïté explicative ; a contrario, le caractère prophylactique de l’insistance freudienne sur le reproche s’en trouvera peut-être un peu éclairé. De fait, ces notions de faute et culpabilité, surtout quand elles sont sommées d’assumer le rôle de dernier terme psychopathologique, conduisent à s’éloigner du texte mélancolique pour reconstruire un hypothétique contenu de l’inconscient au lieu de perlaborer de ce qui est effectivement produit par ce texte. Je prendrai trois exemples de ce processus, empruntés à des époques diverses de la littérature psychanalytique :
Il s’agit là [chez les mélancoliques] de sujets dont le sadisme, refoulé dans l’inconscient, est insatiable et voudrait s’attaquer à tous et à tout. Bien entendu, la représentation d’une faute aussi abominable est au plus haut point pénible consciemment ; un tel degré de sadisme refoulé donne lieu à une dépression écrasante…
Date de mise en ligne : 19/02/2016
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