Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Un intellectuel face au monde moderne

Pages 3 à 14

Citer ce chapitre


  • Fleury, L.
(2009). Un intellectuel face au monde moderne. Max Weber (2e éd., 3612 p. 3-14). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/max-weber--9782130573975-page-3?lang=fr.

  • Fleury, Laurent.
« Un intellectuel face au monde moderne ». Max Weber, Presses Universitaires de France, 2009. p.3-14. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/max-weber--9782130573975-page-3?lang=fr.

  • FLEURY, Laurent,
2009. Un intellectuel face au monde moderne. In : Max Weber. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.3-14. URL : https://shs.cairn.info/max-weber--9782130573975-page-3?lang=fr.

Notes

  • [1]
    La contextualisation historique est constitutive du raisonnement sociologique : Jean-Claude Passeron, Le raisonnement sociologique. Un espace non poppérien de l’argumentation, Albin Michel, 2006.
  • [2]
    Norbert Elias, La civilisation des mœurs [1969], Calmann-Lévy, 1973.
  • [3]
    Wilhelm Hennis, La problématique de Max Weber, puf, 1996, p. 181.
  • [4]
    Karl Löwith, « Max Weber and Karl Marx », Archiv für Sozialwissenschaft und Sozialpolitik 1932, repris in Max Weber and Karl Marx Londres, Allen & Unwin, 1982, John Lewis, « Max Weber and Karl Marx », Marxism today novembre 1974, p. 328-339, Carl Mayer, « Max Weber’s Interpretation of Karl Marx », Social Research, vol. 42, 1975, p. 701-719.
  • [5]
    Catherine Colliot-Thélène, Max Weber et l’histoire, puf, 1990, p. 26-51.
  • [6]
    G. H. Mueller, « Weber and Mommsen : Non-Marxist Materialism », British Journal of Sociology, vol. 37, 1986, p. 1-20.
  • [7]
    Voir, infra : « Les causes du non-développement du capitalisme ».
  • [8]
    Eugen Fleischmann, « De Weber à Nietzsche », AES, V, 1964, p. 190-238 (p. 219).
  • [9]
    Wilhelm Hennis, La problématique de Max Weber, puf, 1996, p. 181-206.
  • [10]
    SP, 2003, p. 89.
  • [11]
    Wolfgang Schluchter, « Zeitgemäße Unzeitgemäße. Von Friedrich Nietzsche über Georg Simmel zu Max Weber », in Unversöhnte Moderne , Frankfurt am Main, Suhrkamp Taschenbuch, Wissenschaft 1228, 1996, p. 166-185.
  • [12]
    Horst Baier, « Die Gesellschaft. Ein langer Schatten des toten Gottes. Friedrich Nietzsche und die Entstehung der Soziologie aus dem Geist der Dekadenz », in Nietzsche-Studien Internationales Jahrbuch für die Nietzsche-Forschung , 10-11, Berlin-New York, 1981, p. 6-22.
  • [13]
    « Enquête sur la situation des ouvriers agricoles à l’est de l’Elbe. Conclusions prospectives », trad. de Denis Vidal-Naquet, in Actes de la recherche en sciences sociales, n° 65novembre 1986.
  • [14]
    Pour une analyse approfondie de cette controverse, nous nous permettons ici de renvoyer à Laurent Fleury, « Max Weber sur les traces de Nietzsche ? », RFS, 46-4, 2005, p. 807-840.
  • [15]
    Marianne Weber, Max Weber. Ein Lebensbild [1926], München, Pipper, 1989.
  • [16]
    Voir Friedrich H. Tenbruck, « Das Werk Max Webers : Methodologie und Sozialwissenschaften », Kölner Zeitschrift für Soziologie und Sozialpsychologie , Jg. 38, 1986, p. 13-31, Wolfgang Schluchter, « Max Webers Beitrag zum “Grundriß der Sozialökonomik” : Editionsprobleme und Editionsstrategien », Kölner Zeitschrift für Soziologie und Sozialpsychologie , Jg. 50, Heft 2, 1998, p. 327-343 . Voir également Jean-Pierre Grossein, « De l’interprétation de quelques concepts wébériens », RFS, 46-4, 2005, p. 685-721.
  • [17]
    Monique Hirschhorn, Max Weber et la sociologie française, L’Harmattan, 1988.
  • [18]
    Trois traductions sont disponibles en français. La première (Plon, 1964 ; rééd., 1985) comporte nombre de défauts – sur ceux-ci, voir Jean-Pierre Grossein, « Peut-on lire en français L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme ? », AES, 39, 2, 1998 . La seconde traduction (Flammarion, 2000) véhicule de graves erreurs. A ce sujet, voir Jean-Pierre Grossein, « À propos d’une nouvelle traduction de L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme », RFS, 43-4, 2002, p. 653-671 . Lui préférer celle de Jean-Pierre Grossein, (Gallimard, 2003  ; rééd., 2004) que nous citerons. Sur celle-ci, voir Laurent Fleury, « Testaments non trahis : Max Weber, L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme. Une traduction décisive », CIS, CXVII, juillet-décembre 2004, p. 327-333.
  • [19]
    François-André Isambert, « Weber désenchanté », AS, vol. 43, 1993, p. 357-397  ; ainsi que Jean-Pierre Grossein, « Glossaire raisonné », in SDR, 1996, rééd. revue et corrigée, Gallimard, « Tel », 2006, p. 119-125 . Il est regrettable que les Éditions Gallimard n’aient pas fait figurer l’ensemble du précieux index établi par ses soins. Celui-ci a été publié sous le titre « Index analytique de Max Weber. Sociologie des religions (Gallimard, 1996) » par le shadyc, (Marseille, 1997.
  • [20]
    Jere Cohen, Lawrence Hazelrigg et Whitney Pope, « De-Parsonizing Weber : A Critique of Parsons’ Interpretation of Weber’s Sociology », American Sociological Review , 40, 2, avril 1975, p. 229-249, Talcott Parsons, « On “De-Parsonizing Weber” : Comment on Cohen et al. », American Sociological Review , 40, 3, 1975, p. 666-674.
  • [21]
    Jean-Pierre Grossein, « Max Weber “à la française” ? De la nécessité d’une critique des traductions », RFS, 46-4, 2005, p. 883-904 . Sur la réception de Max Weber en France, en Allemagne ou aux États-Unis : Pierre Lascoumes (dir.), Actualité de Max Weber pour la sociologie du droit, lgdj, 1995.
  • [22]
    Dans cette édition figurent les deux études parues en 1904 et 1905 et revues en 1920 ainsi que les deux textes que Weber rédige sur les sectes protestantes américaines, dont l’un était jusque-là inédit en français – « Églises et sectes en Amérique du Nord » (1906). Avec « Les sectes protestantes et l’esprit du capitalisme » (1920), ce texte enrichit la compréhension de l’œuvre par le déploiement d’une autre ligne argumentative. Sont également et enfin traduits les quatre Anticritiques, que Weber rédigea entre 1907 et 1910 en réponse aux attaques polémiques que lui avait values la parution de ses propres travaux et qui ont une valeur capitale pour la compréhension de la problématique de Max Weber.
  • [23]
    Anthony Giddens, « Max Weber und Émile Durkheim : Divergierende Zeitgenossen », in Wolfgang-J. Mommsen et W. Schwentker (éd.), Max Weber und seine Zeitgenossen, Göttingen-Zürich, Vandenhoek & Ruprecht, 1988, p. 273-289.
  • [24]
    « Weber et Marx », Actuel Marx, n° 111992.
  • [25]
    Catherine Colliot-Thélène, Le désenchantement de l’État. De Hegel à Max Weber, Éd. de Minuit, 1992.
  • [26]
    Jean-Claude Passeron, Le raisonnement sociologique. Un espace non poppérien de l’argumentation, Albin Michel, 2006.

Fils d’un homme politique, juriste devenu député au Reichstag, et de Hélène Fallenstein-Weber, femme cultivée et puritaine, vouée au calvinisme, Max Weber, l’aîné d’une famille de huit enfants, né à Erfurt le 21 avril 1864, décède subitement à Munich le 14 juin 1920, à l’âge de 56 ans. Sa mort correspond à la fin de la première génération de sociologues, après celle de Durkheim en 1917 et celle de Simmel en 1918. Pour saisir sa contribution à la tradition sociologique, il convient d’abord d’appliquer la démarche wébérienne à Weber lui-même. Mobiliser sa méthode pour le comprendre suppose de garder à l’esprit l’idée selon laquelle les faits n’existent ni en dehors du contexte de leur production, ni en dehors du sens qu’on leur donne. Il faut se souvenir de l’horizon socio-historique de Weber pour mesurer en quoi ses questions se rattachent à son temps et retracer ses principales influences intellectuelles pour découvrir, par-delà celles-ci, l’audace et l’originalité de sa pensée. Weber apparaît comme un intellectuel face au monde moderne qu’il pense en tensions. Sociologue encyclopédique par son envergure pluridisciplinaire, sa richesse empirique et sa compacité théorique, Weber forge une œuvre protéiforme qui soulève toute une série de difficultés.
Weber est considéré comme le penseur de la modernité, indissociable de la révolution industrielle et de ses conséquences. Sur fond de développement de concentrations industrielles (Konzern), Weber voit son pays devenir une puissance économique internationale…


Date de mise en ligne : 09/03/2010

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