Chapitre I
La compréhension sociologique de l'action
- Par Laurent Fleury
Pages 15 à 37
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- FLEURY, Laurent,
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Notes
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[1]
Cette conférence est regroupée avec celle portant sur la politique, profession conçue comme vocation (Politik als Beruf) de janvier 1919, in Le savant et le politique uge, « 10-18 », 1987 . Voir également Le savant et le politique trad. et préf. de Catherine Colliot-Thélène, La Découverte, 2003, ainsi que La science, profession et vocation , trad. par Isabelle Kalinowski, Marseille, Agone, 2005.
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[2]
Wilhelm Hennis, « Une science de l’homme : Max Weber et les économistes allemands de l’École historique », inLa problématique de Max Weber, puf, 1996, p. 131-207.
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[3]
Catherine Colliot-Thélène, Le désenchantement de l’État. De Hegel à Max Weber, Éd. de Minuit, 1992, p. 74-124 (p. 81).
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[4]
Introduction aux sciences de l’esprit. Essai de fondation de l’étude de la société et de l’histoire, 1883.
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[5]
François Héran, « Rite et méconnaissance. Notes sur la théorie religieuse de l’action chez Pareto et Weber », ASSR, n° 85janvier-mars 1994, p. 137-152.
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[6]
Raymond Aron, La sociologie allemande contemporaine [Alcan, 1935], puf, « Quadrige », 1981, p. 102.
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[7]
Voir Raymond Boudon, « Individualisme et holisme dans les sciences sociales », in Jean Leca et Pierre Birnbaum (dir.), Sur l’individualisme Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, « Références », 1991, p. 45-59 . Ainsi que Louis Dumont, Essais sur l’individualisme. Une perspective anthropologique sur l’idéologie moderne, Le Seuil, « Points », 1983.
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[8]
« Agir selon des règles dans la sociologie de Max Weber », in Évelyne Serverin et et Arnaud Berthoud (dir.)La production des normes entre État et société civile. Les figures de l’institution et de la norme entre États et sociétés civiles, L’Harmattan, 2000, p. 209-230.
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[9]
Raymond Boudon, « Théorie du choix rationnel ou individualisme méthodologique ? », Sociologie et sociétés, vol. 34, n° 12002, p. 9-34.
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[10]
ES, p. 4.
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[11]
Sur la préférence de la notion de « compréhension sociologique » à celle de « sociologie compréhensive », voir François-André Isambert, « Weber désenchanté », AS, vol. 43, 1993, p. 357-397.. Jean-Pierre Grossein propose « sociologie de compréhension » afin de lever l’écueil d’une signification que la langue française accorde à l’adjectif « compréhensif » : celle de « bienveillant » véhiculant un sens irénique, et non méthodologique
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[12]
Avant lui, l’historien Droysen l’a employée la première fois en 1850. Dilthey, dans son Introduction aux sciences de l’homme (1883), fait une distinction radicale entre les méthodes des « sciences de la nature » et celles des « sciences de l’esprit ». Loin de toute tentation positiviste, il propose une démarche spécifique : la méthode compréhensive.
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[13]
ES, p. 4.
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[14]
Pierre-Jean Simon, Histoire de la sociologie, puf, « Fondamental », 1991, p. 383.
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[15]
ETS, p. 180 sq.
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[16]
Max Weber, « L’objectivité de la connaissance dans les sciences et la politique sociales » (1904), in ETS, p. 117-213 (p. 180-206).
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[17]
Raymond Aron, La philosophie critique de l’Histoire. Essai sur une théorie allemande de l’Histoire, 1950, p. 222.
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[18]
Raymond Aron, « Max Weber », inLes étapes de la pensée sociologique, Gallimard, « Tel », 1967, p. 521-522.
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[19]
ETS, p. 309-310.
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[20]
« Poser la question : qu’aurait-il pu arriver si Bismarck n’avait pas pris la décision de faire la guerre ? » (ETS, p. 291)
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[21]
« Réponse finale aux critiques », 1910, in SDR, 1996, p. 133-163.
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[22]
Voir l’exercice magistral auquel se livre Weber dans l’interprétation des lettres de Goethe à Mme de Stein, ETS, p. 254-259.
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[23]
Jean-Rodrigue Paré, « Les écrits de jeunesse de Max Weber : l’histoire agraire, le nationalisme et les paysans », Canadian Journal of Political Science, vol. 28, n° 3septembre 1995, p. 437-454.
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[24]
Wilhelm Hennis, « La question centrale de Max Weber », Economy and Society vol. 12, 1983, p. 135-180, etLa problématique de Max Weber, puf, 1996.
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[25]
Friedrich H. Tenbruck, « Das Werk Max Webers », Kölner Zeitschrift für Soziologie und Sozialpsychologie , 27,1975, p. 663-702 ; en version réduite, traduite sous le titre : « The problem of thematic unity in the works of Max Weber »,British Journal of Sociology, vol. 31, 1980, p. 316-351.
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[26]
François Chazel, « Comment faut-il interpréter l’œuvre de Max Weber ? Aperçus critiques sur quelques thèses de Wilhelm Hennis », in Aux fondements de la sociologie, puf, 2000, p. 17-47.
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[27]
Shmuel N. Eisenstadt, Approche comparative de la civilisation européenne. Étude de la relation entre culture et structure sociale [1987], trad. de l’anglais par Gilles Robel, puf, 1994, p. 59.
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[28]
Friedrich H. Tenbruck, « Wie gut kennen wir Max Weber ? », Zeitschrift für die gesamte Staatswissenschaft , 131, 1975, p. 670 . Et Marianne Weber, Max Weber. Ein Lebensbild [1927], München, Pipper, 1989, p. 349.
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[29]
Sociologie de la musique. Les fondements rationnels et sociaux de la musique , trad. et prés. parJean Molino et et Emmanuel Pedler, Métailié, 1998.
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[30]
La ville , trad. par Philippe Fritsch, préf. de, Julien Freund, Aubier-Montaigne, 1982.
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[31]
Danilo Martucelli, Sociologies de la modernité, Gallimard, « Folio-Essais », 1999, p. 210.
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[32]
Jean-Michel Palmier, « Thomas Mann et l’irrationnel », in Jean Finck, Thomas Mann et la psychanalyse, Les Belles Lettres, 1982, p. 5-33.
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[33]
Jean-Marie Vincent, « Rationalité et conduite de la vie », Science(s) politique(s) Éd. Kimé, n° 2-3mai 1993, p. 51-64, Rogers Brubaker, The Limits of Rationality. An Essay on the Social and Moral Thought of Max Weber New York - London, Routledge, « Controversies in Sociology », 16, 1984, Scott Lash et et Sam Whinster (eds)Max Weber Rationality and Modernity London, Allen & Unwin, 1987, et Alan Sica, Weber, Irrationality and Social Order, Berkeley, University of California Press, 1988.
Dense par ses orientations thématiques et son érudition historique, l’œuvre de Weber contient également une contribution épistémologique et méthodologique. L’œuvre de Weber doit être entendue, dans un sens classique du terme, comme corpus d’ouvrages écrits et, dans un sens plus large, comme lieu de naissance de traditions intellectuelles qui, dans l’épreuve de la durée, traversent encore nombre de pensées sociologiques. Aussi Weber est-il considéré aujourd’hui comme fondateur de traditions sociologiques par les questionnements qu’il a légués aux sciences sociales, par la méthode originale qu’il a forgée, mais d’abord par la sociologie de l’action qu’il a fondée.
Dans La science, profession et vocation, titre de l’une de ses deux célèbres conférences, Weber tente d’élucider la définition du savant en même temps qu’il livre ses propres représentations et pratiques d’homme de science. Une constante de sa pratique de savant réside dans l’entrecroisement des différentes sciences humaines (le terme n’est pas de son époque) – science de l’État et du droit, économie, histoire. Cette interdisciplinarité se reconnaît dans ses deux thèses concernant respectivement l’histoire du droit commercial dans les villes italiennes (1889) et l’histoire agraire de Rome considérée dans son rapport avec le droit public et privé (1891).
Sa connaissance intime des démarches intellectuelles de chacune de ces disciplines permet à Weber de dépasser les clivages intellectuels de son temps et de doter les sciences sociales d’un statut original…
Date de mise en ligne : 09/03/2010
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