Chapitre 7. S’armer pour la guérilla parlementaire
Pages 158 à 187
Citer ce chapitre
- URVOAS, Jean-Jacques
- et ALEXANDRE, Magali,
- Urvoas, Jean-Jacques.
- et al.
- Urvoas, J.-J.
- et Alexandre, M.
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- et ALEXANDRE, Magali,
Notes
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[1]
Couderc Michel, « La bataille parlementaire contre le temps », Revue française de science politique, 1981, 1, vol. 31, p. 85.
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[2]
Néanmoins, la mesure relative à la déchéance de nationalité a connu un parcours chaotique, chaque lecture donnant lieu à un rebondissement : après avoir été annoncée en juillet 2010, la mesure fut proposée juridiquement à l’Assemblée en septembre, supprimée au Sénat en février 2011, rétablie une semaine plus tard à l’Assemblée pour être finalement abandonnée de manière définitive en mars par la même chambre. Huit mois de suspens pour un résultat nul !
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[3]
Roger Patrick, « Parlementaires au bord de la crise de nerfs », Le Monde, 27 janvier 2010.
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[4]
Elle était appelée « procédure d’urgence » avant la révision constitutionnelle de 2008 (article 45C).
-
[5]
Benetti Julie, « L’impact du fait majoritaire sur la nature du régime », Petites affiches, 10 juillet 2008, no 138, p. 21.
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[6]
Jan Pascal, « La procédure accélérée : bilan de deux ans de mise en œuvre », Petites affiches, 18 février 2011, no 35, p. 6.
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[7]
Voir l’article 49 du RAN.
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[8]
« Si la Conférence des présidents d’une assemblée parlementaire peut fixer la durée maximale de l’examen de l’ensemble d’un texte, ce n’est que sous la réserve que cette durée ne soit pas fixée de telle manière qu’elle prive d’effet les exigences de clarté et de sincérité du débat parlementaire », sans lesquelles ne pourraient être garanties les règles énoncées par les articles 6 de la Déclaration de 1789 et 3 de la Constitution.
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[9]
Accoyer Bernard, « La révolution du temps parlementaire », Libération, 26 janvier 2009.
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[10]
Sa motion tendait à démontrer « la perversité de cet immense mélange que le Pacs prétend introduire dans la société. Plus aucune relation humaine ne sera définie, ni claire. Progressivement, tous les liens sociaux seront dénaturés ou perdus à partir de l’occultation de la différence sexuelle et de la spécificité naturelle et sociale des liens de parenté », Christine Boutin, compte rendu intégral de la séance du 3 novembre 1998, Assemblée nationale.
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[11]
Compte rendu intégral de la 3e séance du 29 juin 1999.
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[12]
Vedel Georges, Manuel de droit constitutionnel, 1948, p. 483.
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[13]
Ainsi, l’amendement de Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances, a entièrement réécrit, en 68 pages de texte, la réforme de la taxe professionnelle proposée par le projet de loi de finances pour 2010.
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[14]
Consultable sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=cJ__DUXpbW4.
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[15]
Consultable sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=KsbokMyfCmQ&NR=1.
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[16]
Colmou Yves, « Vade-mecum du député obstructeur », Pouvoirs, 34, p. 127.
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[17]
Ainsi, l’examen de la loi portant réforme des retraites en 2003 à l’Assemblée nationale relève du cas d’école en matière d’obstruction parlementaire : 157 heures de débats réparties sur 19 jours de séance, 11 153 amendements déposés, 187 rappels au règlement, 110 suspensions de séances, 8 demandes de quorum et 148 scrutins publics.
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[18]
Décision no 2010-602 DC du 18 février 2010.
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[19]
Touzeil-Divina Mathieu, Boninchi Marc, « De l’esprit des lois », Lemonde.fr, 23 septembre 2010.
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[20]
Accoyer Bernard, « Je propose un statut de l’opposition », Le Figaro, 19 janvier 2009.
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[21]
Considérant 22 sur la non-prolongation des zones d’attente temporaires, dans la décision no 2011-631 DC du 9 juin 2001 sur la loi « immigration, intégration, nationalité ». Ce critère n’est pas défini par la loi, mais a seulement été affirmé par le gouvernement dans ses observations au Conseil.
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[22]
Voir les commentaires aux cahiers de la décision no 2011-630 DC du 26 mai 2011.
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[23]
Joxe Pierre, Cas de conscience, Genève, Labor et Fides, 2010.
« Le temps est difficile à trouver et facile à perdre », écrivait Liu An, prince de la maison des Han et roi du Huainan au iie siècle avant Jésus-Christ. La maxime semble écrite pour les républiques parlementaires. Asservir le sablier y est une ambition commune. L’horloge la plus célèbre du monde ne se dresse-t-elle pas comme un emblème, à Londres, sur le plus ancien des parlements ? Au Palais-Bourbon, l’image du temps qui s’impose aux députés renvoie moins au passé, représenté par l’allégorie de l’histoire sur le marbre de la tribune, qu’à un présent insaisissable dont la fuite obsédante s’inscrit sur le grand cadran de la pendule, face à l’orateur et au président, dans l’axe central de l’hémicycle.
L’enjeu de la discorde s’est rapidement cristallisé sur la maîtrise du temps, une obsession partagée tant par la majorité de l’hémicycle que par les minorités. Pour la première, il s’agit d’éviter l’enlisement de ses textes, pour les secondes, de se trouver muselées et donc rendues inaudibles. En effet, la promesse d’un statut de l’opposition est restée lettre morte malgré le vote du nouvel article 51-1 de la Constitution. Dépourvue de tout autre moyen de pression et sans illusion aucune sur l’issue de la bataille de front, la minorité actionne le seul levier à sa disposition : chercher à ralentir la marche législative.
Du hiatus entre temps médiatique et temps législatif découle la hantise de la majorité de voir son action incomprise par l’opinion. Un épisode survenu à l’automne 2010 en fournit une parfaite illustration…
Date de mise en ligne : 04/06/2025
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