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Chapitre 5. La bataille à ciel ouvert

Pages 105 à 134

Citer ce chapitre


  • Urvoas, J.-J.
  • et Alexandre, M.
(2012). Chapitre 5. La bataille à ciel ouvert. Manuel de survie à l’Assemblée nationale : L’art de la guérilla parlementaire (p. 105-134). Odile Jacob. https://shs.cairn.info/manuel-de-survie-a-l-assemblee-nationale--9782738127693-page-105?lang=fr.

  • Urvoas, Jean-Jacques.
  • et al.
« Chapitre 5. La bataille à ciel ouvert ». Manuel de survie à l’Assemblée nationale L’art de la guérilla parlementaire, Odile Jacob, 2012. p.105-134. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/manuel-de-survie-a-l-assemblee-nationale--9782738127693-page-105?lang=fr.

  • URVOAS, Jean-Jacques
  • et ALEXANDRE, Magali,
2012. Chapitre 5. La bataille à ciel ouvert. In : Manuel de survie à l’Assemblée nationale L’art de la guérilla parlementaire. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.105-134. URL : https://shs.cairn.info/manuel-de-survie-a-l-assemblee-nationale--9782738127693-page-105?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Brack Fortuné de, Avant-Postes de cavalerie légère, Paris, 1831.
  • [2]
    De 1795 à 1799, cette assemblée formait avec le Conseil des Anciens le corps législatif.
  • [3]
    De l’Empire à la République, comités secrets du Parlement, 1870-1871, préface de Bernard Accoyer, édition établie, présentée et annotée par Éric Bonhomme, Paris, Perrin, 2011.
  • [4]
    L’article 33 de la Constitution dispose que : « Chaque Assemblée peut siéger en comité secret à la demande du Premier ministre ou d’un dixième de ses membres. »
  • [5]
    Se dit ironiquement d’une personne qui suit les consignes sans discuter, selon le dictionnaire de l’Académie française.
  • [6]
    Thiers Adolphe, compte rendu du Moniteur universel, 5 janvier 1850.
  • [7]
    Verset Jacques-Antoine, L’Insulte à l’Assemblée nationale en 1850, mémoire de maîtrise, université de Bourgogne, 2004.
  • [8]
    Pierre Eugène, Traité de droit politique électoral et parlementaire, Paris, Librairies-imprimeries réunies, 1902, 2e éd., p. 539.
  • [9]
    Gélard Patrice, Peyronnet Jean-Claude, « L’expérience des Parlements nationaux au sein de l’Union européenne : quels enseignements pour le Sénat ? Les exemples allemand, britannique, espagnol, finlandais, italien et polonais », Rapport d’information sénatorial fait au nom de la commission des lois, 25 octobre 2006.
  • [10]
    Les Échos, 6 octobre 2009.
  • [11]
    Le Figaro, 8 décembre 2009.
  • [12]
    La Dépêche du Midi, 1er octobre 2002.
  • [13]
    Legrand Thomas, France Inter, 2 octobre 2007.
  • [14]
    Impôt sur la fortune.
  • [15]
    Dompnier Nathalie, « La légitimité politique en joue. Le chahut organisé des députés français sur la question des fraudes électorales depuis les années 1980 », Parlement[s], 2010/2, no 14, p. 35-48.
  • [16]
    Prélot Marcel, Droit parlementaire français. Le pouvoir et les procédures parlementaires, Paris, Les Cours de droit, 1958, 4e fascicule, p. 60.
  • [17]
    Avril Pierre, « La rénovation du Parlement : mythes et réalités », Petites affiches, 20 juin 2007, p. 8.
  • [18]
    « Une Ve République plus démocratique », Rapport du comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, présidé par Édouard Balladur, octobre 2007, p 45.
  • [19]
    Lettre de François Mitterrand du 30 novembre 1992, adressée au comité consultatif de révision de la Constitution.
  • [20]
    Accoyer Bernard, Communication à la Journée d’études du centre de recherches constitutionnelles de l’université Paris-I, 1er avril 2010, p. 10.
  • [21]
    Viktorovitch Clément, « Les commissions parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat : un havre de paix ? », Parlement[s], 2011, p 90-110.

« Nul ne peut être officier s’il n’est topographe », affirmait le général napoléonien Fortuné de Brack dans un traité qui fit référence jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Et, de fait, sans adhérer aveuglément à une appréciation qui, au temps où elle fut formulée, aurait eu pour conséquence d’écarter du métier des armes bon nombre de postulants, il est évident qu’une utilisation optimale du terrain nécessite au préalable de l’étudier et de le comprendre. C’est ainsi que les différents lieux du débat à l’Assemblée n’ont d’intérêt que par les répercussions qu’ils sont susceptibles de générer. Selon que l’on soit assaillant ou défenseur, une réunion donnée n’aura pas la même portée. L’endroit n’acquiert une dimension tactique que lorsqu’on y agit dans des conditions bien déterminées.
Ceux qui n’ont jamais pénétré dans l’hémicycle ne peuvent savoir. La prise de son pour la diffusion télévisée atténue le bruit ambiant pourtant extrêmement élevé. Lorsque la tension monte, l’air devient électrique. Des mots fusent. Des gestes de mépris se dessinent. Des huées commencent à couvrir la voix de l’orateur. Des pupitres claquent. La violence s’introduit dans l’hémicycle. Une fois la surprise dissipée, le « bleu » tentera naturellement de comprendre. Pourquoi une telle agressivité ? Est-elle feinte ou réelle ? Qui en est responsable ?
Curieusement, l’hémicycle est à la fois le lieu le plus codifié de l’Assemblée et le plus enclin à connaître tous les excès. De cette contradiction naît une solennité qui ne demande qu’à être instrumentalisée…


Date de mise en ligne : 04/06/2025

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