Chapitre 8. L’âme damnée d’Anne
- Par Anne Graire
Pages 149 à 168
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- GRAIRE, Anne,
- Graire, Anne.
- Graire, A.
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Notes
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Initiateur et théoricien du spiritisme, mondialement renommé (1804-1869).
Son personnage et sa carrière en témoignent, Madame Grès s’illustrait de paradoxes, mesure et démesure n’étant pas les moindres. Elle entretenait avec sa fille Anne une relation si serrée qu’elle offrait trop peu d’interstice pour qu’une tierce personne puisse s’y glisser et rapporte ce qui s’y tramait. Depuis sa venue au monde elles formaient une manière de couple, un mélange fusionnel où chacune offrait à l’autre sa dépendance – secret du fonctionnement de ce duo né de l’absence d’un père et d’un mari. Leurs proches en constataient les effets : ma grand-mère était l’âme damnée de sa fille et non l’inverse. Depuis 1939, Anne incarnait le témoin majuscule de l’aventure maternelle, de ses chagrins, de ses victoires, même si le couturier avait évidemment protégé ses jeunes années de son paravent de discrétion habituel. Mais tout n’échappe pas aux enfants ; Anne était là, observant et entendant, détentrice de liens uniques, ceux du sang. Le couturier investissait le fruit de son union d’une dimension « sacrée » que son cœur était seul à comprendre. Sa fille était le trésor inespéré que lui avait envoyé le destin, malgré les apparitions à éclipses de Serge et ses réticences à faire d’elle une mère. La providence avait triomphé de ces obstacles, lui donnant cet enfant sur lequel se reporterait l’amour qu’elle ne pouvait plus offrir au peintre. Unique dans tous les sens du terme, Anne en personnifiait la précieuse trace, un symbole écrasant peut-être, dont elle s’appliquerait (inconsciemment …
Date de mise en ligne : 28/11/2025
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