27 Mai 1943. Le Conseil national de la résistance redonne espoir au maquis poétique
- Par Johan Faerber
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« C’est pourtant vrai que je suis prisonnier
C’est pourtant vrai qu’il n’y a rien à faire
C’est pourtant vrai que nous sommes désespérés
Et cette nuit aux yeux ouverts
C’est pourtant vrai
C’est pourtant vrai que nous sommes loin de tout et de nous-mêmes »Un nouvel espoir. Ce 27 mai 1943, l’avenir de la France libre se joue à Paris, rive gauche, au premier étage d’un appartement sis au 48 rue du Four. Au domicile de René Corbin se retrouvent les responsables des différents courants de résistance : délégué du général de Gaulle, réfugié à Londres, Jean Moulin a à charge d’unifier et de coordonner l’ensemble. Au terme de la soirée, c’est chose faite : le Conseil national de la Résistance est né qui rassemble les 8 courants de résistance, les deux principaux syndicats ainsi que les 6 partis politiques principaux d’avant-guerre. La nouvelle se répand vite dans les réseaux locaux.Un poète en résistance. Réfugié dans le maquis provençal aux côtés d’Aragon, Jean Marcenac, professeur de philosophie mais aussi poète, accueille la nouvelle avec joie. Celui qui, à Toulouse s’est illustré dans l’étonnant groupe surréaliste du Trapèze volant, livre combat par les armes et les vers. Il défend alors une poésie engagée et fraternelle, publiée par tracts. Son recueil, Le Ciel des fusillés, s’impose comme le plus remarquable…
Date de mise en ligne : 09/05/2023
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