Chapitre d’ouvrage

4. Guerre et paix

Pages 153 à 199

Citer ce chapitre


  • Truong, F.
(2025). 4. Guerre et paix. Loyautés radicales : L'islam et les mauvais garçons de la Nation (p. 153-199). La Découverte. https://shs.cairn.info/loyautes-radicales--9782348086465-page-153?lang=fr.

  • Truong, Fabien.
« 4. Guerre et paix ». Loyautés radicales L'islam et les mauvais garçons de la Nation, La Découverte, 2025. p.153-199. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/loyautes-radicales--9782348086465-page-153?lang=fr.

  • TRUONG, Fabien,
2025. 4. Guerre et paix. In : Loyautés radicales L'islam et les mauvais garçons de la Nation. Paris : La Découverte. Poche / Sciences humaines et sociales, p.153-199. URL : https://shs.cairn.info/loyautes-radicales--9782348086465-page-153?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Christian Baudelot et Roger Establet, Avoir 30 ans en 1968 et en 1998, Seuil, Paris, 2000.
  • [2]
    Louis Chauvel, Le Destin des générations, PUF, Paris, 2014. Pour une critique de l’existence d’une « guerre des générations », voir Serge Guérin et Pierre-Henri Tavoillot, La Guerre des générations aura-t-elle lieu ?, Calmann-Lévy, Paris, 2017. La notion de « scarification » est principalement utilisée dans les études de sociologie quantitative afin de mesurer les effets à long terme de fractures et de cicatrices ayant alors « marqué » la socialisation des individus.
  • [3]
    Donald Winnicott, De la pédiatrie à la psychanalyse, Payot, Paris, 1989 (1962).
  • [4]
    Paul Nizan, Aden Arabie, La Découverte, Paris, 2002.
  • [5]
    Pour Norbert Elias, le temps n’est pas quelque chose qui « passe » mais le résultat d’un travail de représentation et de mise en relations de différents événements. Il renvoie à une « capacité de synthèse », à « ce pouvoir propre à l’homme de rendre présent ce qui, en fait, n’est pas présent hic et nunc, et de le relier à ce qui est effectivement présent hic et nunc » (Norbert Elias, Du temps, Fayard/Pluriel, Paris, 2014, p. 84).
  • [6]
    Fabien Truong, Jeunesses françaises, op. cit.
  • [7]
    Voir la définition des « caves » dans Howard S. Becker, Outsiders. Études de sociologie de la déviance, Métailié, Paris, 1985.
  • [8]
    Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet et Yasmine Siblot, La France des « petits moyens ». Enquêtes sur la banlieue pavillonnaire, La Découverte, Paris, 2008.
  • [9]
    Anne Lambert, « Tous propriétaires ! ». L’envers du décor pavillonnaire, Seuil, Paris, 2015.
  • [a]
    Mach’Allah !, souvent traduit par « Ce que Dieu a voulu », est une expression régulièrement employée par les jeunes pour s’extasier sur une bonne ou belle action, voire un heureux événement. Cette expression est assez proche de « oh là là ! ».
  • [11]
    Fabien Truong, Jeunesses françaises, op. cit.
  • [12]
    Francis Fukuyama, La Fin de l’histoire et le dernier homme, Flammarion, Paris, 2009 ; Jean-François Lyotard, La Condition postmoderne. Rapport sur le savoir, Les Éditions de Minuit, Paris, 1979.
  • [13]
    Gérard Noiriel, Le Creuset français. Histoire de l’immigration, xixe-xxe siècle, op. cit.
  • [14]
    « Fear itself », The Hedgehog Review, vol. 5, n° 3, 2003, p. 5.
  • [15]
    Didier Fassin (dir.), Les Nouvelles Frontières de la société française, La Découverte, Paris, 2010.
  • [16]
    Sur la notion d’épreuve, voir Danilo Martuccelli, Forgé par l’épreuve. L’individu dans la France contemporaine, Armand Colin, Paris, 2006.
  • [17]
    Pierre Bourdieu, Sociologie générale. Vol. 1, op. cit., p. 136-137. Par ailleurs, cet échange illustre bien les transformations contemporaines du rappel à la loi dans les rapports entre la jeunesse et les magistrats. Elles jouent contre l’ordonnance de 1945 et la création du juge pour enfants qui visait à instituer un espace d’interlocution, de dialogue et d’appropriation concrète de la loi, contre une approche strictement punitive et désincarnée. Pour une analyse éclairante de ce glissement, voir Denis Salas, « C’est un adulte qui est le vecteur de la rencontre des jeunes avec la loi », Diversité, n° 188, 2017, p. 11-15.
  • [18]
    Gérard Noiriel, « Communication aux Rendez-vous de l’Histoire », Blois, 2017.
  • [19]
    Howard S. Becker, Outsiders, op. cit.
  • [20]
    Loïc Wacquant, « Crafting the neoliberal state : workfare, prisonfare and social insecurity », Sociological Forum, vol. 25, 2010, p. 197-220 ; Didier Fassin et al., Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l’État, Seuil, Paris, 2013.
  • [21]
    Comme le souligne Achille Mbembé : « Le projet de transfiguration exige du sujet qu’il embrasse consciemment la part morcelée de sa propre vie ; qu’il s’oblige à des rapprochements parfois improbables ; qu’il opère dans les interstices s’il tient à donner une expression commune à des choses que d’habitude nous dissocions » (Achille Mbembé, Politiques de l’inimitié, La Découverte, Paris, 2016, p. 176).
  • [22]
    Erving Goffman, La Mise en scène de la vie quotidienne, 1  : La présentation de soi, Les Éditions de Minuit, Paris, 1973.
  • [23]
    Richard Sennett, La Famille contre la ville, Recherches, Paris, 1980.
  • [24]
    Luc Boltanski, L’Amour et la Justice comme compétences. Trois essais de sociologie de l’action, Folio, Paris, 2011.
  • [25]
    Voir Joëlle Bordet, « Modes de socialisation des adolescents des cités et leurs rapports à la légalité », Adolescence, vol. 59, n° 1, 2007, p. 35-43.
  • [26]
    Comme le rappelle Olivier Schwartz, « il faut insister sur le fait que la vie privée, quelles que soient les promesses d’autonomie qu’elle contient, ne crée aucune logique sociale par elle-même » (Olivier Schwartz, Le Monde privé des ouvriers, op. cit., p. 522).
  • [a]
    Le takfir se réfère à la pratique de l’excommunication, consistant à déchoir et punir ceux qui refusent de croire, renient leur foi ou revendiquent une foi jugée illégitime par les « takfiristes » – un terme employé aujourd’hui de manière générique pour désigner ceux qui prônent une religion de combat, exclusive et excluante.
  • [28]
    Fethi Benslama, Un furieux désir de sacrifice, op. cit., et Philippe Gutton, Adolescence et djihadisme, L’Esprit du temps, Le Bouscat, 2015.
  • [29]
    Gilles Kepel, Terreur dans l’Hexagone, op. cit.
  • [a]
    Les kuffar sont les mécréants ou les incroyants désignés par le takfir.
  • [31]
    Cette citation est depuis longtemps attribuée au dirigeant d’Al-Qaïda. Elle circule abondamment dans les cercles djihadistes, sans que l’on puisse en dater l’origine avec exactitude.
  • [32]
    David Thomson, Les Français jihadistes, op. cit., et Les Revenants, op. cit.
  • [33]
    Montasser Alde’Emeh, Pourquoi nous sommes tous des djihadistes, La Boîte à Pandore, Paris, 2015.
  • [34]
    Romain Huët, « Quand les “malheureux” deviennent des “enragés” : ethnographie de moudjahidines syriens (2012-2014) », Cultures & Conflits, vol. 97, 2015.
  • [35]
    Ian Hacking, Les Fous voyageurs, Les Empêcheurs de penser en rond, Paris, 2002.
  • [36]
    Ibid.
  • [37]
    Matthieu Suc, « Hyper Cacher : la veuve d’Amedy Coulibaly confirme dans des écoutes être en Syrie », Mediapart, 10 janvier 2017.
  • [38]
    « Qu’Allah maudisse la France », Dar Al-Islam, n° 2, 11 février 2015.
  • [39]
    John Castles, Big Stars, Network Books, Perth, 2007 ; Nathalie Heinich, De la visibilité. Excellence et singularité en régime médiatique, Gallimard, Paris, 2012.
  • [40]
    Zygmunt Bauman, La Vie liquide, Pluriel, Paris, 2013, p. 77.
  • [41]
    John Gray, Al Qaeda and What It Means to Be Modern, Faber & Faber, Londres, 2007.
  • [42]
    Scott Atran, Talking to the Enemy : Violent Extremism, Sacred Values, and What It Means to Be Human, Penguin, Londres, 2011, p. 42.
  • [43]
    Amélie Blom, « Les “martyrs” jihadistes veulent-ils forcément mourir ? », Revue française de science politique, vol. 61, no 5, 2011, p. 867-891.
  • [44]
    Montasser Alde’emeh, Pourquoi nous sommes tous des djihadistes, op. cit., p. 224.
  • [45]
    Sur l’importance de la notion de fraternité (ukhula) dans l’engagement et le désengagement chez les Frères musulmans, voir Marie Vannetzel, « Affection, désaffection et défection chez deux jeunes Frères musulmans en Égypte », Critique internationale, vol. 65, no 4, 2014, p. 127-147.
  • [46]
    Pierre-Jean Luizard, Le Piège Daech. L’État islamique ou le retour de l’Histoire, La Découverte, Paris, 2015. Pour une lecture similaire de l’engagement des jeunes Français dans la guerre d’Espagne, voir Rémi Skoutelsky, L’Espoir guidait leurs pas. Les volontaires français dans les Brigades internationales (1936-1939), Grasset, Paris, 1998. Selon David Mallet, on compterait environ 20 % de combattants étrangers dans les 331 conflits qu’il a recensés entre 1815 et 2005 (David Mallet, Foreign Fighters : Transnational Identity in Civil Conflicts, Oxford University Press, New York, 2013).
  • [a]
    Parmi tous les garçons présents dans ce livre, Tarik est le seul à me vouvoyer (et à m’appeler « monsieur ») – un vestige presque anachronique de notre relation de professeur à élève que j’interprète moins comme une marque de distance que comme l’expression d’une forme de « respect », mêlée à la célébration d’un « bon vieux temps » qui continue à nous unir.
  • [a]
    « Terros » est une abréviation usuelle pour « terroristes ».
  • [49]
    David Thomson, Les Revenants, op. cit.
  • [50]
    Doug McAdam, « Recruitment to high risk activism. The case of Freedom Summer », American Journal of Sociology, vol. 92, n° 1, Chicago, 1986. Voir aussi Mounia Bennani-Chraïbi et Olivier Fillieule, Résistances et protestations dans les sociétés musulmanes, Presses de Sciences Po, Paris, 2003. Pour Isabelle Sommier, l’engagement dans l’action violente s’explique en grande partie par la raréfaction des options alternatives (les « possibles latéraux réduits »). Voir Isabelle Sommier, La Violence révolutionnaire, Presses de Sciences Po, Paris, 2008. Pour une analyse récente de trajectoires djihadistes, voir Xavier Crettiez, Romain Sèze, Bilel Ainine et Thomas Lindemann, Saisir les mécanismes de radicalisation violente : pour une analyse processuelle et biographique des engagements violents, Rapport de recherche pour la Mission de recherche Droit et Justice, avril 2017.
  • [51]
    Alain Corbin, Le Monde retrouvé de Louis-François Pinagot. Sur les traces d’un inconnu, Flammarion, Paris, 2016.
  • [52]
    Norbert Elias, Mozart. Sociologie d’un génie, op. cit., p. 9 et 13.
  • [53]
    Sonya Faure et Patricia Tourancheau, « Amedy Coulibaly, suspect numéro 1 de l’assassinat de Montrouge », Libération, 9 janvier 2015.
  • [54]
    Voir Karin von Hippel, « The roots of terrorism : probing the myths », The Political Quarterly, vol. 73, 2002, p. 25-39 ; Stephen Vertigans, Militant Islam : a Sociology of Characteristics, Causes and Consequences, Routledge, Londres, 2008 ; John Horgan, Walking Away from Terrorism : Accounts of Disengagement from Radical and Extremist Movements, Routledge, Londres, 2009. Sur les différences de « sincérité » perçues entre l’action terroriste et l’action militaire, voir Talal Asad, On Suicide Bombing, Columbia University Press, New York, 2007, p. 26-27.
  • [a]
    Voir note a p. 103.
  • [a]
    Le 11 mars 2012, Mohamed Merah (vingt-trois ans) abat un premier militaire, Imad Ibn-Ziaten (trente et un ans), à Toulouse. Le 15 mars, il tue à nouveau deux militaires, Mohamed Farah Chamse-Dine (vingt-trois ans) et Abel Chennouf (vingt-cinq ans), à Montauban. Le 19 mars, il assassine un enseignant, Jonathan Sandler (trente et un ans), ses deux enfants, Arié (cinq ans) et Gabriel (trois ans), et une écolière, Myriam Monsonego (sept ans), devant l’école Ozar Hatorah de Toulouse. Mohamed Merah peut être considéré comme à la fois un résident de la seconde zone et un revenant, alternant les séjours en prison et à l’étranger (Turquie, Syrie, Égypte, Pakistan, Afghanistan).
  • [a]
    Selon ce qui ressort des captations vidéo de la prise d’otages, celle-ci ressemble aux coups qu’Amédy est habitué à faire, entre sang-froid dans les échanges avec ses victimes et impréparation fatale (incapacité de charger les images de sa caméra sur son ordinateur, oubli de raccrocher le combiné téléphonique, négligence vis-à-vis de la sortie de secours, enrayage de plusieurs armes, etc.).
  • [a]
    Il est probable que la cible initiale d’Amédy Coulibaly à Montrouge ait été une école juive, dans un geste identique à celui de Mohamed Merah. Rencontrés à proximité de cette école, Clarissa Jean-Philippe, son collègue et les deux agents municipaux qui les accompagnaient auraient été une cible de second choix sur laquelle il se serait rabattu. Sa haine de la police a tout à fait pu, dans ces circonstances, faciliter le passage à l’acte. La vidéo de revendication a vraisemblablement été tournée entre le meurtre de Montrouge et la prise d’otages de l’Hyper Cacher. En cela, son intention de « faire les policiers » pourrait être une manière de présenter ce premier meurtre comme un choix assumé afin de dissimuler un premier « échec ».
  • [59]
    Conversation datée du 6 mai 2010, enregistrée par une écoute téléphonique menée dans le cadre de l’enquête sur le projet d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem.
  • [60]
    Source : entretien anonyme précédemment mentionné et publié dans un quotidien national en 2004.
  • [61]
    Tom Segev, Soldiers of Evil : Commandants of the Nazi Concentration Camps, Grafton, Londres, 1987, p. 65-66.
  • [a]
    Le go fast consiste à utiliser un véhicule pour acheminer de la drogue en contrebande. La technique la plus courante consiste à organiser un petit convoi sur l’autoroute (avec un « ouvreur », un « transporteur » et, éventuellement, un « suiveur »), préparé à enclencher, en cas de prise en chasse par la police, une course-poursuite.
  • [63]
    Jason Burke, The New Threat From Islamic Militancy, Vintage, New York, 2016.
  • [64]
    Isabelle Duriez, « Marie-Alix Canu-Bernard, une pénaliste dans la course au bâtonnat de Paris », Elle, juin 2015.
  • [a]
    Cette capacité à changer de masque à l’aide de l’imaginaire religieux apparaît par exemple clairement dans les écoutes de la conversation téléphonique, précédemment mentionnée, du 6 mai 2010, d’Amédy avec Djamel Beghal. S’il lui assure que « moi, c’est la religion la première, j’en ai rien à foutre de la famille », tous ses proches, y compris Hayat, décrivent à la même époque un garçon peu porté sur l’islam et qui savait très bien « s’amuser ».
  • [66]
    Une cause qui peut « être aussi limitée que l’honneur du groupe, aussi abstraite que la justice sociale, aussi humaine que le destin d’un peuple, ou aussi sacrée que la foi en Dieu ». Voir Diego Gambetta, « Can we make sense of suicide missions ? », dans Diego Gambetta (dir.), Making Sense of Suicide Missions, Oxford University Press, Oxford, 2005, p. 271.
  • [67]
    Georg Simmel, Secret et sociétés secrètes, Circé, Belval, 1996, p. 78-79.
  • [a]
    À ce moment-là, Amédy n’est manifestement pas en mesure de se représenter Clarissa Jean-Philippe comme une femme.

À l’approche de la trentaine, le verdict sanctionnant la place des uns et des autres dans le monde social se précise, le peu de marge de manœuvre restante se dessine. On n’est plus tout à fait jeune (le groupe des « 15-25 ans » s’éloigne), pas tout à fait vieux (celui des « plus de soixante ans » est encore loin). L’intuition que les jeux commencent à être faits se renforce, nourrissant le sentiment de se mouvoir sur une « plaque sensible ». Avec l’augmentation des inégalités depuis les années 1980, elle semble de plus en plus glissante. La régression des conditions de vie par rapport aux générations précédentes se profile, écornant le cliché de la vingtaine comme un âge où tout est encore ouvert, possible, pensable. La croyance en une « loi du progrès intergénérationnelle » s’effondre, laissant place à une phase de « socialisation transitionnelle » et à des scarifications aux effets durables.
Le pacte tacite reliant les enfants d’immigrés à leurs parents paraît toujours plus intenable. Il rappelle à quel point la sortie de l’adolescence ressemble, pour parler comme Donald Winnicott, au pot-au-noir des marins – cette zone de convergence intertropicale où vents chauds et froids s’affrontent au point d’infirmer les prédictions de navigation habituelles. Un tournant que résument ces mots de circonstance de Paul Nizan : « J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. Tout menace de ruine un jeune homme : l’amour, les idées, la perte de sa famille, l’entrée parmi les grandes personnes…


Date de mise en ligne : 12/02/2025

Ce chapitre est en accès conditionnel

Cairn Pro Gestion - Ouvrages + Revues

380 € par an

10 000 ouvrages et 300 revues au cœur de votre métier

Acheter cet ouvrage

14,99 €

304 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

47 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?