5. Travailler l'utopie
- Par Jean-Luc Minart
Pages 159 à 173
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- MINART, Jean-Luc,
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Notes
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[1]
Y. Clot, « Psychopathologie du travail et clinique de l’activité », Éducation permanente, « Clinique de l’activité et pouvoir d’agir », n° 146, 2001, p. 35-49.
-
[2]
F. Tosquelles, Le travail thérapeutique en psychiatrie, Toulouse, érès, 2009, p. 35.
-
[3]
Y. Clot, « Le problème des catachrèses en psychologie du travail : un cadre d’analyse », Le travail humain, n° 60, p. 113-129.
-
[4]
F. Tosquelles, op. cit., p. 37.
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[5]
C. Allione, La part du rêve dans les institutions, Paris, Encre Marine, 2005.
-
[6]
R. Dumont, L’utopie ou la mort, Paris, Le Seuil, 1973.
-
[7]
J.-P. Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé, Paris, Le Seuil, 2002, p. 142.
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[8]
F. Guattari, Les trois écologies, Paris, Galilée, 1989.
On a cherché à brosser dans ces pages un tableau idéal du lva. Ces caractéristiques ne sont pas réunies dans chaque lieu, mais elles sont transversalement présentes dans la communauté des projets qui ont vu le jour dans les années 1970 à 1990, et qui ont eu conscience d’appartenir à une aventure singulière. Le mouvement aujourd’hui est beaucoup plus hétérogène. Une partie de moins en moins négligeable de lva est animée par des permanents qui n’ont pas connaissance de l’histoire et des valeurs qu’elle a drainées. Les uns, issus du travail social, construisent leur pratique en fonction de leurs convictions et formations, d’autres suivent les recommandations des administrations comme ligne déontologique. D’autres encore, et c’est au pire, utilisent le créneau lva comme simple support commercial ou d’emploi. Une dérive est donc à l’œuvre, qui est celle du social en général, accentuée par l’absence d’instance de transmission, et il est peu probable que les associations actuellement représentatives y puissent grand-chose. Les perspectives sont celles d’une simple assimilation au secteur social et médicosocial et la dilution des spécificités. Si les lva ne se donnent plus pour objectif de faire autrement que le monde médicosocial comme il va, ils perdent leur raison d’être. La myriade d’établissements existants fait bien mieux qu’eux le monde comme il va.
Mais les lva ne sont pas que des structures réelles, ils sont aussi porteurs d’une histoire des idées. Ils sont aussi structure idéale, porteuse d’idéaux…
Date de mise en ligne : 14/08/2014
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