4. Le calendrier et l’année liturgique juifs
Pages 67 à 74
Citer ce chapitre
- SPONG, John Shelby,
- Spong, John Shelby.
- Spong, J.-S.
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- Spong, J.-S.
- Spong, John Shelby.
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Notes
-
[1]
Il y eut deux déportations : l’une en 598-96 et l’autre en 587-86 ; il n’est donc pas possible d’être plus précis.
-
[2]
Lorsque les chrétiens étendirent la fête de Pâques sur une octave, il y eut deux shabbats/dimanches de Pâques, lesquels firent commencer les évangiles au cinquième shabbat de l’année juive au lieu du quatrième.
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[3]
Les célébrations juives imposées par la Torah étaient : Pâques (Pessah), Pentecôte (Chavouot), Nouvel An (Roch Hachana), Expiation (Yom Kippour) et Tentes (Souccot). Le 9 du mois d’Ab fut fixé au retour de l’Exil. La fête de Pourim fut ajoutée pour célébrer la délivrance des Juifs d’une menace de destruction par les Perses, mais fixée tardivement, probablement du temps des Maccabées. La Dédicace (Hanouka) fut ajoutée par les Maccabées.
-
[4]
Tous les dix-neuf ans, il fallait ajouter un second mois d’Adar afin de ne pas prendre trop de retard par rapport à l’année solaire. Cela rendait impossible la création d’un lectionnaire précis.
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[5]
Au retour de l’Exil, le Nouvel An juif, Roch Hachana, fixé conformément à la Torah au premier jour du septième mois (Tishri), ne marquait pas le commencement de l’année liturgique juive. À cette époque, celui-ci avait lieu le premier jour du mois de Nisan.
-
[6]
Au total, la Genèse prenait environ douze shabbats, l’Exode onze, le Lévitique huit, les Nombres neuf et le Deutéronome onze. C’est tout au moins l’estimation la plus probable des spécialistes contemporains. Mais les variations du calendrier juif faisaient que nous ne sommes pas dans le domaine de la certitude. Il en va de même pour les divisions de la Torah présentées ici.
-
[7]
La nuit de Pâques - la plus sacrée du culte juif avec le repas pascal - ouvrait les célébrations.
-
[8]
La fête des Tentes pouvait avoir lieu avant le second shabbat de Tishri, mais le plus souvent, c’était après, et il couvrait le troisième shabbat au cours de son octave.
Avant de pouvoir commencer à prendre conscience de la façon dont la
tradition juive a inspiré les évangiles, il est nécessaire de comprendre
comment était organisé le culte des Juifs du premier siècle.
Je pense qu’on peut dire que la plupart des Occidentaux ont au moins
entendu parler des fêtes juives de Pessah et de Hanouka. Ces deux grandes
fêtes juives leur sont connues, ne serait-ce que par leur lien évident avec
Pâques et Noël. Si, en plus, nous avons des relations ou des amis juifs, ou
si nous habitons près d’une synagogue, nous connaissons aussi peut-être
les fêtes de Yom Kippour – le Jour du Grand Pardon – ainsi que Roch
Hachana – le Nouvel An juif. Il faut cependant constater que ces jours
sacrés pour les Juifs ne sont pas connus en dehors des milieux juifs ; nous
n’en avons nous-mêmes conscience qu’à l’occasion de l’absence d’un
collègue de bureau, ou bien à cause des embouteillages autour des synagogues. Et nous n’avons la plupart du temps pas du tout conscience de
leurs fêtes de la Pentecôte ou des Tentes, sans parler des fêtes moins
importantes comme celle du 9e jour de Ab ou de Pourim.
Les chrétiens ignorent, pour la plupart, la façon dont ces grandes fêtes
juives sont reliées entre elles ainsi qu’à l’histoire sacrée du peuple juif.
Nous pourrions supposer que Roch Hachana – le Nouvel An juif –
marque le commencement de l’année liturgique juive. Mais ce serait faire
erreur, tout au moins en ce qui concerne cette période de l’histoire juive
pendant laquelle le christianisme s’est formé au sein de la matrice du
judaïsme…
Date de mise en ligne : 08/12/2022
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