Conclusion
- Par Mathilde Monge
- et Natalia Muchnik
Pages 443 à 448
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- MONGE, Mathilde
- et MUCHNIK, Natalia,
- Monge, Mathilde.
- et al.
- Monge, M.
- et Muchnik, N.
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- Monge, M.
- et Muchnik, N.
- Monge, Mathilde.
- et al.
- MONGE, Mathilde
- et MUCHNIK, Natalia,
La diaspora judéo-ibérique n’a pas disparu. Elle est née voici quatre cents ans d’un trauma collectif, d’activités marchandes et d’institutions charitables pour marier les jeunes filles. Les entreprises, telles que la compagnie Ergas et Silvera ont fait faillite, la Dotar a décliné, comme les nombreuses sociétés charitables des huguenots de Berlin. Mais, chez nombre de séfarades comme chez les descendants des huguenots, la mémoire de la dispersion et du lien demeure, sous-jacente ou alimentée par les cercles de généalogie, les sociétés savantes et les organisations charitables. La CIMADE est ainsi notamment issue des réseaux « huguenots » alors que la « diaspora mennonite » s’actualise à travers le Mennonite Central Committee qui, à partir de 1920, reprend le flambeau de la Commissie voor de Buitenlandshe Nooden. Ces diasporas modernes peuvent donc à tout moment être ressuscitées, pour peu que l’identité des ancêtres offre des perspectives concrètes, à l’image du Brexit de notre exemple liminaire. Elles sont devenues pour beaucoup d’entre elles une manière de s’affirmer à travers la revendication d’une différence.Mais la dislocation des réseaux diasporiques n’en est pas moins une réalité. Elle s’est produite de manière échelonnée. La longue durée, dans laquelle ils se sont ancrés et qui fonde la solidité des mémoires partagées, les a aussi progressivement érodés. Dès le xviiie siècle, les conditions socio-économiques qui ont fait la fortune des judéo-ibériques et des Choffelins se modifient…
Date de mise en ligne : 13/02/2021
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