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Chapitre 1. Comment en est-on arrivé là ?

Pages 11 à 33

Citer ce chapitre


  • Gnesotto, N.
(2011). Chapitre 1. Comment en est-on arrivé là ? L'Europe a-t-elle un avenir stratégique ? (p. 11-33). Armand Colin. https://shs.cairn.info/leurope-a-t-elle-un-avenir-strategique--9782200249618-page-11?lang=fr.

  • Gnesotto, Nicole.
« Chapitre 1. Comment en est-on arrivé là ? ». L'Europe a-t-elle un avenir stratégique ? Armand Colin, 2011. p.11-33. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/leurope-a-t-elle-un-avenir-strategique--9782200249618-page-11?lang=fr.

  • GNESOTTO, Nicole,
2011. Chapitre 1. Comment en est-on arrivé là ? In : L'Europe a-t-elle un avenir stratégique ? Paris : Armand Colin. Hors collection, p.11-33. URL : https://shs.cairn.info/leurope-a-t-elle-un-avenir-strategique--9782200249618-page-11?lang=fr.

Notes

  • [1]
    France, Grande-Bretagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Grèce.
  • [2]
    Les dix États membres ont finalement décidé de mettre fin à l’UEO le 31 mars 2010.
  • [3]
    L’UEO a mené quelques opérations navales de déminage dans le détroit d’Ormuz, lors de la guerre du Golfe en 1988-89 ; une opération conjointe avec l’Otan pour la surveillance de l’embargo décidé contre l’ex-Yougoslavie en 1993 ; une opération navale de contrôle de l’embargo sur le Danube en 1993 ; une participation à l’administration de la ville de Mostar, avec l’envoi d’un détachement de policiers en 1994.
  • [4]
    En 1995, les pays neutres ont pu adhérer à l’ensemble des acquis de l’UE, sans considérer que la PESD remettait en cause leur indépendance en matière de défense.
  • [5]
    Le nouveau concept stratégique de l’Alliance, adopté par l’Otan le 20 novembre 2010, ne mentionne ainsi aucun pays dans la liste des menaces possibles contre les pays de la zone Otan.
  • [6]
    Le traité de Lisbonne autorise en effet la possibilité d’une « coopération structurée permanente » en matière de défense, décidée à la majorité, sans toutefois que cette innovation ne remette en cause l’unanimité des décisions pour le lancement des opérations extérieures (voir page 70).
  • [7]
    Voir chapitre 2.
  • [8]
    Le Conseil européen de Copenhague, en 1993, fixe les critères de l’élargissement. Or celui-ci ne sera réalisé qu’en 2004 (10 pays) et 2007 (Roumanie et Bulgarie).
  • [9]
    Pour une description détaillée de la défense européenne et de son évolution, voir notamment : European Security and Defense policy : the first ten years (1999-2009), sous la direction de Giovanni Grevi, Damien Helly et Daniel Keohane, Institut d’études de sécurité de l’Union européenne, Paris, octobre 2009.
  • [10]
    « À cette fin, l’Union doit avoir une capacité autonome d’action, appuyée sur des forces militaires crédibles, avec les moyens de les utiliser et en étant prête à le faire afin de répondre aux crises internationales. »
  • [11]
    L’Eurocorps est aujourd’hui une force multinationale formée d’unités issues de treize pays de l’UE. Il dispose d’un état-major permanent basé à Strasbourg.
  • [12]
    Espagne, France, Italie, Pays Bas, Portugal, Roumanie.
  • [13]
    Voir deuxième partie, chapitre 1.
  • [14]
    La MPUE, mission de police de l’Union européenne.

Durant les quatre premières décennies de la construction européenne, l’Europe stratégique va rester lettre morte. La France en fera une grande ambition, visionnaire mais solitaire. Le reste de l’Europe y verra une grande illusion, dangereuse et inutile. Durant toute la guerre froide, c’est l’Alliance atlantique qui représente en effet, pour les États membres de la CEE, le cadre unique, solide, et indispensable pour assurer la défense de l’Europe et la protection des intérêts européens dans le monde. Tout ce qui pourrait affaiblir cette protection américaine – et notamment l’ambition d’une Europe devenant progressivement un acteur autonome sur la scène internationale – sera systématiquement écarté.
L’immédiat après-guerre avait pourtant donné une chance à l’Europe stratégique. L’idée même de l’intégration européenne, formalisée dès 1951 par le traité fondant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), témoignait en effet d’une ambition hautement stratégique. La CECA n’est autre qu’une entreprise de réconciliation entre les deux ennemis des deux précédentes guerres mondiales, la France et l’Allemagne : le charbon et l’acier sont les moyens stratégiques de l’époque, et leur mise en commun va bien au-delà de la réalisation d’un grand marché économique entre les six premiers européens. Au sortir de la seconde guerre mondiale, la construction européenne ne choisit donc pas entre l’intégration économique et politique des États membres. Elle combine structurellement ces deux dimensions et permet de sceller définitivement la paix sur le continent européen…


Date de mise en ligne : 25/09/2025

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