Présentation
- Par Xavier Darcos
Pages 135 à 156
Citer ce chapitre
- DARCOS, Xavier,
- FERRY, Luc,
- Darcos, Xavier.
- Darcos, X.
https://doi.org/10.3917/oj.ferry.2003.01.0135
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- Darcos, X.
- Darcos, Xavier.
- DARCOS, Xavier,
- FERRY, Luc,
https://doi.org/10.3917/oj.ferry.2003.01.0135
Nous avons tous l’école en partage. Voilà pourquoi elle mobilise toutes les énergies. C’est le premier budget de la Nation (presque le quart) et notre première richesse. Elle conduit tout vrai projet politique, tout simplement parce que l’éducation engage notre jeunesse, donc l’avenir de notre pays. Voilà pourquoi les discussions relatives aux politiques éducatives restent vives : la passion française pour l’école ne tarit pas. On a toujours le sentiment qu’il y a en France soixante millions de spécialistes de l’école.Les défis immenses de la massification ont été relevés. Nous avons su ouvrir la voie des études à ceux qui n’étaient pas des héritiers. Nous avons su accueillir le flot des enfants du baby-boom en construisant, certaines années, jusqu’à un collège par jour. Nous avons multiplié par douze la proportion de bacheliers dans une classe d’âge : 5 % en 1950, plus de 60 % aujourd’hui. Bel exemple de ce que peut la volonté politique.Aujourd’hui, avec la décroissance du nombre des naissances, le défi est qualitatif, donc complexe et moins facile à cerner. Aussi l’école doute-t-elle de ses missions. Elle doute de sa capacité à assurer la promotion sociale et l’égalité des chances, voyant qu’un enfant issu d’un milieu modeste n’a pas les mêmes chances qu’un autre d’accéder à l’enseignement supérieur. Des collectifs se créent pour « sauver les lettres » ou « sauver les mathématiques ». De plus en plus de classes sont gangrenées par la violence, y compris à l’école primaire. L’illettrisme ne régresse pas…
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