Chapitre III. Problèmes et conflits du treizième siècle
- Par Jacques Verger
Pages 79 à 103
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- VERGER, Jacques,
- Verger, Jacques.
- Verger, J.
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Notes
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[1]
Cité par P. Glorieux, Prélats français contre religieux mendiants. Autour de la bulle : « Ad fructus uberes » (1281-1290), dans Revue d’hist. de l’Eglise de France, II, 1925, p. 475.
-
[2]
A. Duval, L’étude dans la législation religieuse de saint Dominique, dans Mélanges offerts à M.-D. Chenu, Paris, 1967, p. 221-247.
-
[3]
Cité par P. Glorieux, Prélats français contre religieux mendiants…, op. cit., p. 494.
-
[4]
P. Vignaux, Philosophie au Moyen Age, op. cit., p. 86.
-
[5]
Cité par P. Mandonnet, Siger de Brabant et l’averroïsme latin au treizième siècle, Fribourg, 1899, p. clxvi.
Dans les chapitres précédents, nous avons vu que, pendant tout le xiiie siècle, les papes avaient favorisé l’essor des corporations universitaires. Cet appui a pu prendre diverses formes. Là où les universités sont nées d’écoles préexistantes, la papauté les a aidées à échapper au contrôle des autorités locales, ecclésiastiques et laïques, en confirmant leurs libertés et franchises et en les plaçant, pour certaines choses, sous la juridiction directe du Saint-Siège. Ailleurs, comme à Toulouse, le pape n’a pas hésité à prendre l’initiative et à créer lui-même, de toutes pièces, une université. Au cours du xiiie siècle, la définition juridique des prérogatives scolaires de la papauté s’est précisée avec l’apparition de la licencia ubique docendi ; réplique pontificale de la licence de l’écolâtre, cette licencia ubique docendi était valable dans toute la chrétienté. Seules désormais les écoles pouvant, en vertu d’une bulle pontificale, octroyer la licencia ubique docendi furent considérées comme des studia generalia, c’est-à-dire des universités et non de simples écoles capitulaires. Même les universités les plus anciennes, d’origine « spontanée », reçurent presque toutes, à la fin du xiiie siècle, un privilège pontifical confirmant la valeur universelle de leur licence ; Nicolas IV l’octroya à celle de Paris en 1292 ; à Bologne, Honorius III avait déjà décidé en 1219 que les grades, distribués jusque-là par les docteurs, le seraient désormais par l’archidiacre de la cathédrale, qui devenait comme le chancelier de l’université ; en 1291-1292, Nicolas IV, en reconnaissant aux gradués de Bologne, en même temps qu’à ceux de Paris, l…
Date de mise en ligne : 03/05/2017
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