Chapitre 6. 1939-1945 : Économie de guerre, mobilisation économique et État providence
- Par Guy Mandon
Pages 282 à 291
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- MANDON, Guy,
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- Mandon, G.
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Nous avons recherché successivement comment s’était construite au cours de la Première Guerre mondiale la notion de « mobilisation économique » et quels furent ses lendemains en termes de place de l’État dans l’économie. En second lieu nous avons pu constater comment celle-ci avait, avec la crise, successivement approfondi son domaine, l’action budgétaire, pour l’installer dans un cadre macroéconomique, l’influence keynésienne finissant par jouer.
Dans cette optique, la Seconde Guerre mondiale pose donc au moins deux questions : ces bases nouvelles ont-elles modifié les conditions de la mobilisation économique dans le cadre de l’économie de guerre ? En quoi s’agit-il d’un pas supplémentaire vers la rationalisation de l’action macroéconomique notamment dans la mise en place de la croissance administrée ?
1 - L’objectif de production militaire est évidemment central. Il pose de nouvelles exigences dans le cadre d’une guerre à la fois totale et pleinement mondiale, de nature quantitatives et qualitatives (rôle de l’innovation).
2 - Le second souci est d’éviter les déséquilibres économiques et monétaires et en particulier les phénomènes d’inflation et de hausses des prix difficilement évitables dès lors que l’élément central de la production est détourné de la consommation.
3 - La gestion des phénomènes de pénurie, notamment alimentaire, est aussi importante. L’une des analyses sur lesquelles s’est construite la réflexion sur la guerre économique est fondée sur les conséquences de la propagande nationaliste allemande qui parle, pour 1918, d’une défaite non militaire mais liée aux carences qui ont fait « craquer l’arrière »…
Date de mise en ligne : 02/10/2025
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