Textes
Pages 116 à 122
Citer ce chapitre
- CHARLES-DAUBERT, Françoise,
Citer ce chapitre
- CHARLES-DAUBERT, Françoise,
Notes
-
[1]
Guillaume Postel (1510-1581) a voulu faire entendre ses prophéties. en tant que « pape angélique » et confesseur d’une dévote vénitienne stigmatisée, la « mère Jeanne », versée dans les livres cabbalistiques. « Premier né de la mère Jeanne », il dit avoir subi l’« immutation » qui le rend immortel. Inspiré par l’ange Raziel. il prévoit l’abolition du péché par la « Mère du monde ». S’étant rendu à Venise pour contester sa mise à l’index, il y est déclaré mentalement irresponsable (amens) par l’autorité judiciaire.
-
[2]
David George (1601-1656) : membre notoire de la secte hollandaise des anabaptistes (qui s’opposent au baptême des enfants), il vécut fastueusement à Bâle des secours de ses sectateurs, avant d’être dénoncé et exécuté.
-
[3]
L’institution du « Royaume de Dieu à Münster » procède des prédications eschatologiques du fourreur anabaptiste et millénariste Melchior Hofmann (1495-1543). Jean Matthijs, voyant en Münster la future Jérusalem céleste, organise la ville en communauté de biens dans l’attente de la parousie. et prêche la destruction des impies par les armes. Son successeur Jean de Leyde, sous le titre de « roi de justice », organise une véritable théocratie, écrasée en 1535 lors de la prise de la ville par les troupes du prince-évêque.
-
[4]
Personnage des légendes médiévales, bonne mère des forêts, des récoltes et des maisons ; chaque samedi, ses jambes se transforment en queue de serpent.
-
[5]
Parèdres : divinités secondaires associées, dans l’Antiquité, au culte d’un dieu.
-
[6]
Raymond Lulle (1233-env. 1316) : mystique catalan parfois désigné comme le « Docteur illuminé ».
-
[7]
Au Concile de Clermont. le pape Urbain Il invita toute la chrétienté à se porter au secours des chrétiens d’Orient persécutés par les Turcs. Son appel fut repris par de nombreux prédicateurs, parmi lesquels Pierre l’Ermite, à qui la tradition postérieure attribua une part décisive dans la naissance de la première croisade (1096). Ses prêches aux accents millénaristes ne furent en tout cas pas pour rien dans la désastreuse « croisade des pauvres ».
-
[8]
Béfler : tromper, moquer.
-
[9]
« Alors que la foudre s’abattait du haut des cieux. c’est la crainte, qui, la première, fit forger aux hommes des Dieux dans l’univers » (Stace, Thébaïde. III. 661, voir aussi : Pétrone. 5 e fragment).
-
[10]
De orbis terra concordia (La concorde du monde). Bâle, 1543.
-
[11]
Cicéron, De natura deorum. I. XVII (118).
-
[12]
La prescience divine.
-
[13]
Formule verbale traduisant plus l’emportement ou la malveillance qu’une franche croyance dans le pouvoir de la malédiction (« Qu’il aille au diable ! »).
-
[14]
Saltimbanques.
NB. — L’orthographe des textes que nous présentons ici en illustration a été modernisée pour cette édition.
1/Vanini : Dialogues, in Œuvres philosophiques de Vanini, trad. M.X. Rousselot, Paris, Charles Gosselin, 1842, p. 227.
« Alexandre. — Mais d’après quelle loi les anciens philosophes ont-ils véritablement et pieusement honoré Dieu ?
« Jules César. — D’après la loi naturelle seulement, car la nature, qui est Dieu (car elle est le principe du mouvement), a gravé cette loi dans le cœur de tous les hommes ; quant aux autres lois, ils les regardaient comme des fictions et des leurres, non pas inventés par quelque mauvais génie (car les philosophes ne voient en eux que des êtres imaginaires), mais par les princes pour l’éducation de leurs sujets, et par les prêtres en vue des honneurs et des richesses. Ces lois, ils ne les confirment point par des miracles, mais par l’Écriture, dont on ne voit nulle part l’original, qui cite des miracles, qui fait des promesses aux bons et des menaces aux méchants, mais seulement pour une vie future, afin que la fraude ne soit pas découverte ; car, disent-ils, une fois mort, on ne revient pas. Et c’est ainsi que la plèbe ignorante est contenue dans l’esclavage par la crainte d’un Dieu suprême qui voit tout, et qui compense tout par des peines ou des châtiments éternels ; c’est pourquoi l’épicurien Lucrèce a dit dans ses vers que ce fut la peur qui, la première, créa les dieux dans le monde. »
2/G. Naudé : Considérations politiques sur les coups d’État…
Date de mise en ligne : 01/12/2016
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
9,49 €
Acheter ce chapitre
5,00 €