De l’ample diversité des Lettres françaises
- Par Sandra Poujat
- et Lukas Tsiptsios
Pages 837 à 839
Citer ce chapitre
- POUJAT, Sandra
- et TSIPTSIOS, Lukas,
- ROUBAUD-QUASHIE, Guillaume,
- Avec le concours de TSIPTSIOS, Lukas,
- Poujat, Sandra.
- et al.
- Poujat, S.
- et Tsiptsios, L.
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- Poujat, S.
- et Tsiptsios, L.
- Poujat, Sandra.
- et al.
- POUJAT, Sandra
- et TSIPTSIOS, Lukas,
- ROUBAUD-QUASHIE, Guillaume,
- Avec le concours de TSIPTSIOS, Lukas,
Notes
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[1]
Les Lettres françaises ouvrent largement leurs colonnes à de grands compositeurs – d’Olivier Messiaen (n° 1062, 7 janvier 1965) à Luigi Nono (n° 1150, 29 septembre 1966) – quand elles n’accordent pas la plus large place à Mstislav Rostropovitch (n° 1372, 10 février 1971). Il y est aussi question de jazz, d’Yves Montand, Jean Ferrat ou Léo l’erré…
-
[2]
N° 894, 28 septembre 1961.
-
[3]
N° 1016, 13 février 1964.
-
[4]
De ce point de vue, de grands scientifiques prennent la plume : d’Ernest Kahane à Jean Rostand en passant par Alexandre Ananoff, premier directeur général du CNES.
Si Les Lettres françaises sont d’abord une revue de critique littéraire et artistique, leur ambition dépasse ce seul cadre. Dans cette section, nous avons souhaité donner un échantillon d’articles qui échappe à toute taxinomie hâtive et témoigne d’une irréductible curiosité des rédacteurs des Lettres françaises. Ainsi pouvons-nous lire, au fil des numéros, des articles qui traitent autant de l’actualité musicale que des dernières avancées scientifiques, qui s’intéressent non seulement aux réformes scolaires mais aussi aux tendances de la hautecouture. En somme, rien n’échappe au grand éclectisme des Lettres françaises qui semblent tout répertorier, pour diffuser consciencieusement tout ce qui se crée et se fait.
Dès lors, les rédacteurs n’hésitent pas à couvrir une large gamme de la production musicale, allant de Johnny Hallyday à l’opéra. On peut lire Claude Roy, qui, en défendant Bolivar composé par Darius Milhaud en 1950 sur un livret de Jules Supervielle et avec des décors de Fernand Léger, s’élève contre le Tout-Paris de la critique : il dénonce ainsi la cabale contre un opéra qui serait celui « de la Révolution » et il défend Bolivar comme un « spectacle total » héritier de Verdi. Cet engagement esthétique et militant résonne aussi dans la description très héroïque d’Elsa Triolet devant les chœurs de l’Armée rouge au Vel’ d’Hiv’. Tous les articles n’ont toutefois pas cette teinte : ainsi du texte de Cocteau à propos d’Édith Piaf publié après leur mort concomitante ou de cette critique acerbe contre ce Johnny Hallyday de 18 ans, hurlant sur scène en 1961, qui s’attire les foudres d’Agnès Navarr…
Date de mise en ligne : 12/02/2026
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