Les Intellectuels en Europe au XIXe siècle
Essai d'histoire comparée
L'Univers historique
2014
370 pages
Citer cet ouvrage
- CHARLE, Christophe,
- Charle, Christophe.
- Charle, C.
Répartition professionnelle d’auteurs vivant en France et en Grande-Bretagne dans la première moitié du xixe siècle (%)
Sources : Grande-Bretagne : R.D. Altick dans Bulletin of the New York Public Library, t. 66, 1962, p. 398-404 ; France : Échantillon sélectionné dans les tables de la Bibliographie de la France, en 1820, 1824, 1827, 1830, 1834, 1838 et 1841 ; données tirées de James Smith Allen, Popular French Romanticism, Authors, Readers and Books in the 19th Century, Syracuse (N.Y.), Syracuse U.P., 1981, p. 93.
Les effectifs étudiants en Europe (en milliers) (1860-1910)
*Effectifs de la médecine et du droit augmentés d’une estimation approchée pour les autres facultés et écoles.
Sources : Grande-Bretagne, Allemagne, Russie : K. H. Jarausch (éd.), The Transformation of Higher Learning (1860-1930), Stuttgart, Klett-Cotta, 1983, p. 13 ; France : 1860, estimation d’après George Weisz, The Emergence of Modern Universities in France (1863-1914), Princeton, Princeton U. P., 1983, p. 46 ; autres années : ibid., p. 23 ; Autriche : Il s’agit des universités présentes sur le territoire actuel de l’Autriche et sans les établissements supérieurs techniques (d’après H. Engelbrecht, Geschichte des österreichischen Bildungswesens, Vienne, ÖBV, 1986, t. 4, p. 236) ; Italie : M. Barbagli, Disoccupazione intellettuale e sistemo scolastico in Italia, Bologne, Il Mulino, 1974, p. 134 et 204 ; Espagne : Cf. J.-L. Guereña, È.-M. Fell, J.-R. Aymes (éd.), L’Université en Espagne et en Amérique Latine du Moyen Age à nos jours. I. Structures et Acteurs, Tours, Publ. de l’université de Tours, 1991, et Minerva 1910/11.
La production imprimée en Allemagne, en France, en Italie, en Grande-Bretagne et en Russie dans la seconde moitié du xixe siècle (nombre de titres publiés)
Sources : Allemagne : N. Bachleitner, « Übersetzungsfabriken. Das deutsche Übersetzungswesen in der ersten Hälfte des 19. Jahrhunderts », Internationales Archiv für Sozialgeschichte der deutschen Literatur, 14, 1, 1989, p. 1-48 (p. 8), et F. Barbier, L’Empire du livre, Paris, Le Cerf, 1995, p. 64 ; France : F. Barbier, « Une production multipliée », in R. Chartier et H.-J. Martin (dir.), Histoire de l’édition française, Paris, Fayard, 2e éd., 1990, t. 3, p. 109 ; Italie : G. Ragone, « La letteratura e il consumo : un profilo dei generi e dei modelli nell’editoria italiana (1845-1925) », in A. Asor Rosa (dir.), Letteratura italiana, Turin, Einaudi, 1983, vol. 2, p. 700 et 719 ; Grande-Bretagne : M. Plant, The English Book Trade, Londres, G. Allen & Unwin, 1939, p. 445-447, et N. Cross, The Common Writer. Life in Nineteenth-Century Grub Street, Cambridge, Cambridge U.P., 1985, p. 3 ; Russie : I.E. Barenbaum, Geschichte des Buchhandels in Russland und der Sowjetunion, Wiesbaden, O. Harrassowitz, 1991, p. 100 et 125.
La croissance des professions intellectuelles indépendantes (écrivains, journalistes, savants, publicistes) dans divers pays d’Europe (1880-1910)
*Pour ces deux dates, les chiffres ont été recalculés en excluant les « sténographes et écrivains publics » pour l’homogénéité avec les deux autres dates.
Sources : Recensements des pays cités, cf. annexe du chapitre pour les références détaillées.
Effectifs du personnel enseignant dans les universités et établissements assimilés en Europe (1864-1910)
n.b. : Ces statistiques ne comprennent pas les effectifs enseignants des établissements supérieurs techniques (Technische Hochschulen en Europe centrale et orientale, grandes écoles en France), ni les privatdozenten.
Sources : cf. annexe du chapitre.
Origines sociales comparées de divers échantillons d’écrivains en France, en Allemagne, en Angleterre et en Italie dans la seconde moitié du xixe siècle (%)
n.b. : Les non-réponses ont été exclues et les codages harmonisés autant que possible. Code : FP : fractions possédantes (négociants, industriels, propriétaires) ; HF : hauts fonctionnaires ; BM : bourgeoisie moyenne (commerçants, industriels, propriétaires de niveau moyen) ; PJ : professions juridiques ; FI : fractions intellectuelles (professeurs, membres du clergé, médecins, journalistes, hommes de lettres, artistes, etc.) ; FM : fonctionnaires moyens ; PB : petite bourgeoisie et classes populaires.
Sources : Écrivains en France : R. Ponton, Le Champ littéraire en France de 1865 à 1905, thèse 3e cycle dactyl., Paris, EHESS, 1977 ; écrivains en Allemagne : Échantillon d’écrivains dont la notice figure dans R. Wrede et H. von Reinfels, Das geistige Berlin. Eine Encyclopädie des geistigens Lebens Berlins, Berlin, Verlag von Hugo Storm, 1897, 2 vol., étudié par moi-même ; écrivains en Angleterre : A : R.D. Altick, « The Sociology of Authorship. The Social Origins, Education and Occupations of 1 100 British Writers 1800-1935 », Bulletin of the New York Public Library, t. 66, juin 1962, p. 389-404 (période 1870-1900), recodage par mes soins, à partir des données détaillées de l’auteur ; L : D.F. Laurenson, « A Sociological Study of Authorship », British Journal of Sociology, 20, 1969, p. 311-325 (ne sont prises en compte que les données concernant les auteurs masculins) ; écrivains en Italie : A. Acciani, « Dalla rendita al lavoro », in A. Asor Rosa (dir.), Letteratura italiana, vol. 2, Produzione e consumo, Turin, Einaudi, 1983, p. 418-419.
Niveau d’études comparé de divers échantillons d’écrivains en France, en Allemagne, en Angleterre, en Italie et à Vienne dans la seconde moitié du xixe siècle (%)
Pour l’Angleterre, il s’agit de l’échantillon de Laurenson ; Vienne : échantillon d’écrivains tirés de Ludwig Eisenberg et Richard Groner, Das geistige Wien, Vienne, C. Daberkow, 1893, et complété pour l’avant-garde par Gotthart Wunberg, Das Junge Wien, Tübingen, Max Niemeyer, 1976.
Sources : Même sources que tableau n° 1 (pour la France, R. Ponton, op. cit., p. 43).
Origines sociales comparées des professeurs d’université et des journalistes politiques allemands à la fin du xixe siècle (%)
Codage et abréviations : Bourgeoisie éduquée (Bildungsbürgertum) (professeurs d’université, hauts fonctionnaires, ingénieurs, clergé, professeurs du secondaire, ingénieurs) ; Bourgeoisie éco. m. et sup. : bourgeoisie économique, moyenne et supérieure (marchands, négociants, industriels, commerçants) ; Pb. et cl. pop. : petite bourgeoisie et classes populaires (agriculteurs, artisans, instituteurs, petits fonctionnaires, ouvriers).
Sources : F.K. Ringer, « A Sociography of German Academics, 1863-1918 », Central European History, vol. 25, n° 3, 1993, p. 251-280, tableau 4, p. 266-267 ; J. Requate, Journalismus als Beruf. Entstehung und Entwicklung des Journalistenberufs im 19. Jahrhundert Deutschland im internationalen Vergleich, Goettingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 1995, tableau 1, p. 139.
Géographie sociale comparée du lieu de résidence des écrivains et des journalistes à Berlin, Londres, Paris et Vienne à la fin du xixe siècle (%)
n.b. : Non-réponses exclues.
Sources et codages des quartiers : cf. annexe du chapitre 5.
Origines sociales comparées des élites universitaires en Allemagne, en Angleterre et en France (%)
*NR exclues.
Sources pour Berlin et Paris : C. Charle, La République des universitaires (1870-1940), Paris, Le Seuil, 1994, p. 115 (les codages initiaux ont été adaptés aux autres échantillons) ; Angleterre : H. Perkin, The Rise of Professional Society, New York, Oxford, Routledge, 1989, p. 260-261.