Chapitre XIII. L’homme et l’environnement
- Par Alain Samuelson
Pages 408 à 418
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- SAMUELSON, Alain,
- Samuelson, Alain.
- Samuelson, A.
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Notes
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[1]
Sur l’application du concept de révolution dans le cas de Keynes cf. M. Herland. « La stratégie révolutionnaire de Keynes », Revue française d’Economie, printemps 1988, p. 91-113. Albertini A. Silem, op. cit., parle de façon caractéristique des « fils » de Keynes, mais des « descendants » de A. Smith et des « disciples » de Marx. Naturellement cette terminologie différenciée ne peut avoir l’adhésion de tous. En ce qui concerne les économistes originaux de l’époque, le succès de J.M. Keynes a occulté les travaux du suédois G. Myrdal (Equilibre monétaire 1931) et du polonais M. Kalecki (Essai dans la théorie des fluctuations économiques 1937, 1939). Sur cette question très controversée, cf. G.L.S. Shackle dans : The Years of High Theory : Invention and Tradition in Economic Thought 1926-1939. Cambridge University Press, 1967.
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[2]
Les plus importantes des études et des articles consacrés à Keynes de 1936 à 1981 ont été regroupés dans un recueil comprenant 150 contributions : J.C. Wood, éd. ; « J.M Keynes : Critical Assessments », 4 vol. Beckenham, 1983. Pour une approche simplifiée et aisée : P. Delfaud, « Keynes et le keynésianisme, Que sais-je ? n° 1686, 3e édit. 1983 ; M. Herland, Keynes, 10/18 ; M. Stewart, Keynes, Seuil. Cf. Bibliographie détaillée en fin de ce titre IV et pour un commentaire sur les publications récentes cf. M. Herland. Keynesiana Revue Economique, janv. 1986, p. 145-152. Nous citerons toujours la Théorie Générale, dans la traduction de Largentaye, Petite Bibliothèque Payot, n° 139, ré-édition 1982, qui est très accessible et peu chère.
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[3]
J. Schumpeter, Vol. 3, op. cit., p. 563. R. Harrod et J. Robinson présentent Keynes à l’apogée de sa carrière ; C. Hession (cf. bibliographie) étudie « le rapport de ses expériences psychologiques intimes » avec son œuvre.
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[4]
Ces aspects de l’œuvre de Keynes ont donné lieu à une série détudes. Cf. R. Fernandier : « L’étalon-or aux Indes, une absurde fascination » ; F. Poulon : « La paix carthaginoise : les conséquences économiques du traité de Versailles », dans F. Poulon : Les Ecrits de Keynes, Dunod, Paris, 1985.
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[5]
Cf. B. Schmitt. « Un nouvel ordre monétaire international : le plan Keynes », dans F. Poulon. op. cit. p. 195-209, et « Le plan Keynes : vers la monnaie internationale purement véhiculaire » dans M. Zerbato (éd) Keynesianisme et sortie de crise Dunod, Paris, 1987, p. 192 et ss.
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[6]
Op.cit. volume 3, p. 589. Le texte original de J. Schumpeter né la même année que Keynes, a été publié l’année même de la mort de Keynes en 1946, ce qui lui confère un intérêt historique particulier étant donné la stature intellectuelle de J. Schumpeter lui-même.
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[7]
Ils avaient pratiquement triplé de 1913 à 1920, tandis que l’Angleterre est le seul des principaux pays capitalistes qui ne bénéficie pas de la phase d’expansion 1922-1929.
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[8]
J. Rueff, « L’assurance-chômage cause du chômage permanent ». Revue politique et parlementaire, 10 déc. 1925, cf. P. Delfaud, Keynes et le keynésianisme. Que Sais-je ? op. cit.
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[9]
Cf. supra titre I, p. 26-27
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[10]
Cf. M. Niveau, Histoire des faits économiques contemporains. Collection Thémis, PUF, Paris, 1969, p. 261-281, et M. Aglietta. La fin des devises clés. La Découverte Paris, 1986, p. 47-55.
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[11]
A. Glyn et B. Stucliffe, British Capitalism, Workers and the Profits Squeeze, Penguin, 1972, cité par D. Dufourt, op. cit. p. 155.
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[12]
En 1932 la valeur du commerce mondial est tombée au tiers du niveau 1929. En Grande-Bretagne le chômage atteint son maximum, soit 22% de la population active en 1932, 20% en 1933, 17% en 19.34, 16% en 1935, mais 17% encore en 1939. Sur la crise de 1929 on peut se référer à B. Gazier. La crise de 1929. Que Sais-je ?, 1983.
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[13]
Cf. Théorie of unemployment, publiée en 1933 (Mac Millan, Londres) exposait en détail la théorie de la stimulation de l’emploi par la réduction générale des salaires.
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[14]
Cité par M. Stewart, Keynes, Le Seuil, Paris, 1969, p. 64.
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[15]
Essais sur la monnaie et l’économie. Petite Librairie Payot, Paris, 1978, p. 53.
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[16]
Dans sa préface aux Essais sur la monnaie et l’économie, Keynes écrivait en novembre 1931: « Voici donc rassemblés les croassements de douze années, les croassements d’une Cassandre qui ne fut jamais capable d’infléchir à temps le cours des événements », op. cit. p. 11. Après les échecs de Keynes à être entendu, J. Schumpeter nous dit : « Avec une énergie intense, il s’est saisi des principes fondamentaux de son message et a consacré son esprit à forger un appareil conceptuel qui permettait de les exprimer, et autant que possible, de les exprimer eux seuls ». op. cit. vol. 3, p. 578.
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[17]
Essais de persuasion, Paris, 1933, p. 230 cité par J. Robinson, Philosophie Economique, Paris. 1962, p. 120. Depuis ces essais ont été réédités sous le titre Essais sur la monnaie et l’économie, Payot, Paris, 1978. Ils comprennent des écrits de circonstances, mais pour l’essentiel des œuvres de 1923, 1930, 1931. Ils sont d’une étrange actualité.
G. Caire compare les interprétations que Marx, Keynes et Schumpeter ont du capitalisme pour en déceler les profondes différences au-delà des analogies (rôle central de l’entrepreneur, la baisse du taux de profit, l’insuffisance de la demande effective). cf. « Marx, Keynes, Schumpeter : trois visions du capitalisme » dans : G. Deleplace, M.Maurisson (eds) L’hétérodoxie dans la pensée économique, p. 387-407. -
[18]
Théorie Générale, p. 228.
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[19]
Cf. supra, titre II, p. 143-144.
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[20]
Théorie Générale, notes sur le cycle économique, p. 319.
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[21]
Essais de sémantique économique, Calmann-Lévy, Paris, 1971, p. 53-54. Une des plus anciennes controverses économiques, celle qui opposa J. Bodin et Malestroit imputait l’inflation à des dépenses rovales excessives, tandis que J. Bodin en imputait la cause à l’afflux des métaux précieux d’Amérique. Cf. R. Tortajada, Malestroit et la théorie quantitative de la monnaie, juillet 1987, p. 853-875.
A. Larceneux remarque que « agrégats et lois du système sont les deux piliers d’une approche macro-économique. Mais, définie de cette manière la macro-économie ne saurait avoir été découverte par l’analyse keynésienne », ce qui le conduit à privilégier le traitement du fait monétaire pour dégager le « caractère structural » de la science économique. « La genèse du concept de macroéconomie, dans : « G. Deleplace, M.Maurisson (eds) op. cit. p. 195 et ss. -
[22]
On peut distinguer des phénomènes dont la spécificité au niveau global résulte d’effets divers :
- phénomène de compensation. ex : hausse de prix provoquant des substitutions entre produits qui laissent la dépense globale inchangée.
- phénomène d’amplification par le nombre : incidence de retraits généralisés sur la base de crédit du système bancaire.
- phénomène involontaire : arbitrage inconscient des consommateurs entre produits domestiques/importés et déficit externe qui peut en résulter.
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[23]
« Marx et Keynes face à la crise » Economica, Paris, 2e éd. 1981.
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[24]
« Keynes et Marx » Problèmes Economiques, n° 1836, 18-8-1983.
Comme à son habitude, avec un humour d’autant plus coupant qu’il est savant, Joan Robinson nous donne à comprendre pourquoi on parle de « révolution keynésienne » par rapport à la théorie néo-classique. « Il pouvait sembler que la fragile contexture de la théorie néo-classique devait sa survie à la rareté de ses applications pratiques. La doctrine de l’influence bénéfique de la concurrence sur un marché libre signifie concrètement : les hommes d’affaires savent ce qui convient le mieux. Puisque toute ingérence de l’Etat, même bienveillante, était considérée comme nuisible, la théorie ne débouchait sur aucune recommandation pour l’action. Nul ne se souciait de savoir si la théorie avait un sens ou non ». Notons que même si l’apport de Keynes aconstitué, selon le terme de L. Klein, une révolution, il n’est pas devenu la base d’une « orthodoxie keynésienne », mais il a suscité une suite d’approfondissements et d’extensions du message de Keynes. Ainsi le modèle keynésien n’a cessé d’être enrichi et complexifié par rapport à la « Théorie Générale » de 1936 ; il est même adopté par des économistes qui se veulent «anti-keynésiens». Théorie générale ? Le terme retenu sans doute avec quelque humour par Keynes, choquait d’ailleurs F. Perroux qui proposait de «généraliser la Théorie générale…»
Il faut se défendre de personnaliser excessivement quand on se préoccupe de dégager des concepts théoriques et d’en comprendre l’évolution. Dans le cas de John Maynard Keynes les circonstances dans lesquelles il a exercé ses activités orienten…
Date de mise en ligne : 17/11/2023
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