Chapitre III. Du Palais-Bourbon aux cantonnements : le vin chaud du soldat
Pages 615 à 634
Citer ce chapitre
- CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
- Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
- Crémieux-Brilhac, J.-L.
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- Crémieux-Brilhac, J.-L.
- Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
- CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
Notes
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[1]
JOD, Assemblée nationale, 8 décembre 1939, p. 2131, 2161, 2197.
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[2]
JOD, Chambre des députés, 1er mars 1940, p. 416.
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[3]
Le Temps, 25 novembre 1939.
-
[4]
Témoignage du professeur Delore (AN 2W/66).
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[5]
Barthe n’a pas tort de faire valoir que la consommation d’alcool est trois fois moindre et la mortalité par alcoolisme dix fois moindre dans les départements viticoles du Midi qu’en Normandie et en Bretagne.
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[6]
Dans 61 départements, on compte un bouilleur sur 2 à 4 électeurs.
-
[7]
Sully Ledermann, Alcool, alcoolisme et alcoolisation, Cahier no 29 des Travaux et documents de l’INED, 1956, qui reste l’étude de base en la matière.
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[8]
Les éléments précis sur la surmortalité française, surtout masculine, n’ont été calculés et connus qu’en 1954.
-
[9]
Décret du 30 juillet 1939.
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[10]
Consommations qu’on retrouvera, minorées de quelque 10 %, après la guerre, autour de 1950. Ces chiffres sont établis sur la base des corrélations établies par Ledermann. Le niveau de consommation « tolérable » a été discuté au début de 1940 par l’Académie de médecine : la ration d’un litre par jour n’est, dans l’ensemble, pas jugée exagérée, mais certains médecins, comme le professeur Lapicque, ont insisté pour qu’elle ne soit pas dépassée.
-
[11]
Rapport en date du 5 mai 1940 du colonel Couturier, commandant le 65e RI (SHAT 34/N 84/7).
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[12]
AN2W/54.
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[13]
G. Sadoul, op. cit., p. 141.
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[14]
SHAT 34 N/126.
-
[15]
SHAT 34 N/84/7.
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[16]
L’encadrement hiérarchique et médical de la troupe conduit manifestement à des hospitalisations qui n’auraient pas toujours été prescrites dans les conditions de vie du temps de paix. Les poussées de dérèglement mental ne sont pas moins certaines.
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[17]
AN2W/54.
-
[18]
JOD, Chambre des députés, 1940, p. 416.
-
[19]
AN307 AP/107 A.
-
[20]
« Expression trop manifeste d’intérêts commerciaux à sauvegarder », note le délégué de l’Armement, seul représentant ministériel, semble-t-il, qui ait fait des réserves. Cf. AN 307 AP 107 A.
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[21]
SHAT 27 N/69.
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[22]
AN2 W/66.
« Le vin est le bon compagnon du soldat, il lui donne du courage. » Quand le questeur Barthe prononce ces mots devant la Chambre, on l’applaudit sur tous les bancs : le vin, fierté de la France, est symbole de force ; il est associé aux vertus guerrières. Aussi tient-il dans la vie de l’armée une place irremplaçable.
Le maréchal Pétain en est caution : il a rédigé, le 27 juillet 1935, un « Hommage au vin », dont le fac-similé reproduisant son écriture ferme et nette figure en exergue de la plaquette, illustrée par Raoul Dufy, Mon docteur le vin, que les établissements Nicolas ont éditée pour leurs meilleurs clients :
De tous les envois faits aux armées, au cours de la guerre, le vin était assurément le plus attendu, le plus apprécié du soldat, rappelait le Maréchal.
Pour se procurer du « pinard », le « poilu » bravait les périls, défiait les obus, narguait les gendarmes. Le ravitaillement en vin prenait, à ses yeux, une importance presque égale à celle du ravitaillement en munitions.
Le vin a été, pour les combattants, le stimulant bienfaisant des forces morales comme des forces physiques. Ainsi a-t-il largement concouru, à sa manière, à la victoire.Dix-neuf médecins, pour la plupart professeurs de faculté, voire académiciens, ont joint ou laissé joindre leur témoignage à celui du Maréchal afin de célébrer les mérites hygiéniques, civils et militaires du vin.
C’est au conseil de révision qu’on a pu constater que parmi les jeunes gens appelés au service militaire, les plus vigoureux, les plus grands, les plus sveltes, les mieux développés, les plus souples étaient ceux des régions vinicoles…
Date de mise en ligne : 08/07/2021
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