Chapitre XII. « La guerre, rien que la guerre, toute la guerre… »
Pages 348 à 359
Citer ce chapitre
- CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
- Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
- Crémieux-Brilhac, J.-L.
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- Crémieux-Brilhac, J.-L.
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- CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
Notes
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[1]
Lettre à André Géraud (Pertinax), Londres, 17 mai 1943, in Ch. de Gaulle Lettres, notes et carnets, t. IV, p. 595.
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[2]
E. Berl, La Fin de la IIIe République, 10 juillet 1940, p. 53.
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[3]
Cf. M. Debré, Trois Républiques pour une France, p. 145, 157, 165.
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[4]
Discours à l’American Club, 9 novembre 1939 (AN 74 AP/17).
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[5]
Sur l’attitude des ouvriers à l’égard de la fiscalité de guerre, voir t. II, p. 245-261.
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[6]
Sur la « politique du courage » et le rationnement, voir plus loin, p. 593 et s.
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[7]
L. Lamoureux, Souvenirs politiques. 1919-1940, à la date du 23 avril 1940.
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[8]
C’est la formule que Reynaud lui-même emploie lors de sa déposition à l’instruction du procès de Riom. AN 74 AP/22. Cf. aussi Pertinax, op. cit., p. 213.
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[9]
Propos tenu en présence d’É.-J. Bois et rapporté par ce dernier. Le Malheur de la France, p. 182.
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[10]
Ibid., p. 186.
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[11]
G. Ciano, Journal politique (1939-1943), Neufchâtel-La Baconnière, et Paris, Oreste Zeluck, 1947, t. I, p. 239.
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[12]
Dominique Leca, La Rupture de 1940, Paris, Fayard, 1978, p. 27.
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[13]
A. Pertinax, Les Fossoyeurs…, t. I, p. 219 sq.
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[14]
Témoignage de Léon Blum devant la commission Serre, reproduit dans ses Œuvres, t. IV/2, p. 384. Selon de Gaulle, Daladier, sans être hostile à sa personne, se serait opposé à une nomination qui eût risqué de « changer l’organisation ». Daladier serait allé jusqu’à déclarer : « Si de Gaulle vient ici, je quitterai ce bureau, je descendrai l’escalier et je téléphonerai à Paul Reynaud qu’il le mette à ma place » (Mémoires de guerre, t. I, p. 27).
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[15]
Cité par É.-J. Bois, op. cit., p. 204-210.
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[16]
A. Fabre-Luce, Journal de la France, 1939-1944, t. I, p. 291. Emmanuel Berl, plus amical, écrit qu’« on ne pouvait pas être insensible à Hélène de Portes à moins de l’être à la flamme ».
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[17]
Cité par J. Montigny, Heures tragiques de 1940. La défaite, Paris, Grasset, 1941, p. 259.
Pour ce qui concerne Paul Reynaud, je persiste à penser qu’il était très supérieur par l’esprit et par le caractère à tout le personnel politique concurrent. Reynaud avait évidemment conscience de cette supériorité et il est certain qu’il se jugeait destiné à être le Clemenceau de cette guerre. Mais souvenez-vous de l’ambiance atroce dans laquelle il vint au pouvoir et y vécut. Je ne nie pas qu’il ait eu la faiblesse de s’entourer de certains médiocres et de quelques infâmes, ce qui eut des conséquences désastreuses. Je ne nie pas non plus qu’étant bourgeois conformiste et traditionaliste (malgré certaines apparences) il se laissait impressionner par le commandement militaire. Quoiqu’il discernât le jeu de Pétain et de Weygand, il lui était presque physiquement impossible de brutaliser ces vieilles gloires, comme l’aurait fait tout de suite Clemenceau. Mais j’atteste que Reynaud, malgré son « abandon » dans l’épuisement, fut un homme de cœur et d’intelligence et un Français de grande classe. S’il avait trouvé sous ses pieds le tuf solide sur quoi s’appuya le Tigre, il aurait joué un magnifique rôle national.
Ce jugement de Charles de Gaulle, l’histoire peut-elle le ratifier ? Car il subsiste une énigme Reynaud. L’homme avait des grands mérites ; sa lucidité, son énergie, ses services passés le désignaient avec le plus d’évidence parmi tout le personnel politique pour diriger la France en guerre. Les événements révélèrent qu’il n’était pas l’homme des tempêtes. Il s’effondra, en juin 1940, de façon apparemment incompréhensible…
Date de mise en ligne : 08/07/2021
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