Chapitre XI. Le difficile magistère de Léon Blum
Pages 337 à 347
Citer ce chapitre
- CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
- Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
- Crémieux-Brilhac, J.-L.
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- Crémieux-Brilhac, J.-L.
- Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
- CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
Notes
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[1]
Dans le premier numéro imprimé venu en contrebande de Bruxelles.
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[2]
Die Welt, 16 février 1940, sous le titre : « Renégats et politique d’Union sacrée ».
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[3]
A. Fabre-Luce, Journal de la France, t. I, p. 47. Reproche plusieurs fois articulé par Henri Béraud, dans Gringoire, et très explicitement déjà par André Rousseaux, dans Candide, le 5 août 1937 : « M. Léon Blum trouve que l’attachement à une terre-patrie est du fétichisme (…). Il ne comprend que le dévouement à une idéologie (…). Si la France cessait de vénérer l’idéologie qu’il aime, elle n’aurait plus valeur de patrie (…). En revanche, M. Léon Blum est partisan des guerres d’idéologie. »
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[4]
L’Action française, 9 avril 1935.
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[5]
SFIO : Section française de l’Internationale ouvrière (IIe Internationale).
-
[6]
Contrôle postal, Clermont-Ferrand (AN BB 30/1706).
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[7]
Source : ministère de l’Information (AN F 41).
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[8]
Échos publiés en décembre 1939 dans Le Populaire.
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[9]
Cf. APP, série 108, 29 décembre 1939 ; G. Palewski, Mémoires d’action, 1924-1974, Paris, Plon, 1988, p. 91.
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[10]
« Malaise du parti », écrit Louis Lévy à la fin de décembre. « Plus qu’un malaise, un mal », affirme Germaine Degrond, le 8 janvier 1940. « Le malaise du parti, la question est grave », reconnaît le député de l’Ariège F. Camel, qui souligne toutefois dans Le Populaire du 11 combien elle est parisienne : « Pourrait-on citer beaucoup de fédérations divisées en tendances et sous-tendances s’affrontant en permanence à lutte ouverte ? Mais une atmosphère de luttes haineuses de personne à personne ou de tendance à tendance rend impossible l’action commune des hommes placés dans nos organismes de direction. »
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[11]
L’Ours, no 133, août-septembre 1982, et L. Zoretti, Les Deux Dernières Années de la SFIO, p. 144.
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[12]
Le Populaire, 23 décembre 1939. Lors du débat du 22 décembre au conseil fédéral socialiste de la Seine, on a été jusqu’à dire que les rédacteurs « bellicistes » du Populaire devraient « être envoyés en avant de la ligne Maginot ». Cf. Le Populaire, 8 janvier 1940.
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[13]
André Costedoat et Robert Prieur, Le Populaire, 26 décembre 1939.
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[14]
Le Populaire, 5 janvier 1940.
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[15]
APP BA/108, 3 février 1940.
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[16]
Dormoy a notamment développé un thème cher à Blum, suivant lequel il fallait distinguer entre les dirigeants communistes et leurs troupes : « Les seconds ont été odieusement trompés ; il importe donc que le parti socialiste ne leur ferme pas la porte pour les laisser aller grossir les rangs de la réaction » ; cette position était vivement contestée par Paul Faure et de nombreux cadres socialistes. APP BA/108, 3 février 1940.
Dormoy, qui fut, en juillet 1940, l’un des quatre-vingts parlementaires à voter contre la délégation des pouvoirs constituants au maréchal Pétain, fut assassiné en juillet 1941 par des extrémistes de droite « partisans de l’action directe ». -
[17]
D’après Le Populaire, 12 février 1940, et APP, ibid.
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[18]
M. Déat, Journal de guerre, 12 février 1940.
Jules Moch rapporte qu’un mois plus tard, lors de la réunion de la Chambre en comité secret le 12 mars, Léon Blum et lui-même ont été « tous deux heurtés et attristés par un discours enflammé, mais pessimiste, et même défaitiste, de Charles Spinasse, pourtant courageux officier d’infanterie de l’autre guerre ». « Plus encore que ses paroles, ajoute-t-il, leur résonance au sein de notre groupe m’afflige » (Rencontres avec Léon Blum, Paris, Plon, 1970, p. 257). -
[19]
M. Déat, op. cit.
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[20]
Georges Monnet, député socialiste alors très proche de Blum, ministre du Blocus très activiste dans le gouvernement Reynaud.
C’est donc Blum, le pacifiste de cœur, qui a mis en selle Reynaud, l’homme de la guerre sans faiblesse. Son intervention du 22 mars était dans le droit-fil de la politique qu’il défendait depuis Munich. Son action ne va pourtant pas sans heurts. Blum, en qui l’on reconnaît aujourd’hui, en dépit de ses erreurs, la plus haute figure de la gauche française dans l’entre-deux-guerres, a été, au cours des années 1930, l’homme politique le plus vilipendé depuis Ferry et Clemenceau. La guerre a ravivé les haines. Pour l’extrême gauche comme pour l’extrême droite, il est le prototype de l’ennemi intérieur. Les communistes lui en veulent de prétendre unir le monde ouvrier dans la résistance au nazisme alors qu’eux-mêmes ont viré de bord. Marty le traite de laquais de l’impérialisme dans L’Humanité clandestine et Thorez le couvre de crachats dans l’hebdomadaire suisse Die Welt :
Blum unit en sa personne l’horreur du socialisme de Millerand, la cruauté de Pilsudski, la sauvagerie de Mussolini, la lâcheté qui engendre des chiens sanglants comme Noske et la haine de Trotski pour l’Union soviétique. La classe ouvrière ne manquera pas de clouer au pilori ce monstre moral et politique. Elle ne manquera pas de condamner et de rejeter avec horreur Blum le bourgeois, Blum l’homme de la non-intervention, Blum l’homme de la pause, Blum l’assassin de Clichy, Blum le sbire de la police, Blum l’homme de la guerre. C’est une condition de la lutte victorieuse pour la paix, pour le socialisme.
Le déferlement des rancunes de droite fait pendant au déchaînement communiste (que l’opinion publique ignore)…
Date de mise en ligne : 08/07/2021
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