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Chapitre X. Paul Reynaud : un avènement laborieux

Pages 332 à 336

Citer ce chapitre


  • Crémieux-Brilhac, J.-L.
(2020). Chapitre X. Paul Reynaud : un avènement laborieux. Les Français de l'an 40 (Tome 1) : I. La guerre oui ou non ? (p. 332-336). Gallimard. https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-332?lang=fr.

  • Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
« Chapitre X. Paul Reynaud : un avènement laborieux ». Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Gallimard, 2020. p.332-336. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-332?lang=fr.

  • CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
2020. Chapitre X. Paul Reynaud : un avènement laborieux. In : Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Paris : Gallimard. Folio Histoire, p.332-336. URL : https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-332?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Carnets de W. d’Ormesson (AN 144/AP).
  • [2]
    Marin réclamait pour son groupe trois portefeuilles ministériels ; Reynaud n’avait voulu lui en concéder qu’un.
  • [3]
    É.-J. Bois, Le Malheur de la France, p. 168.
  • [4]
    JOD Chambre, 22 mars 1940, p. 605.
  • [5]
    Ch. de Gaulle, Mémoires de guerre, t. I, p. 25.
  • [6]
    É.-J. Bois, op. cit., p. 170-171.
  • [7]
    G. Rossi-Landi, La Drôle de guerre…, p. 62.
  • [8]
    Ph. Burrin, La Dérive fasciste, p. 325.

Ce n’est pas le complot de la paix, c’est une coalition incohérente qui a eu raison de Daladier. Un bon analyste distingue six éléments « combinés, malaxés qui ont amené, en pleine nuit, ce scrutin qui est un scrutin de dupes » :
La fureur des députés (à droite surtout) de l’échec de l’affaire de Finlande parce qu’elle était dirigée contre l’URSS…
Le mécontentement, beaucoup plus généralisé, d’avoir mal joué, mal manœuvré dans cette affaire, d’avoir montré de l’hésitation, des flottements, d’avoir ainsi essuyé un échec.
Les intrigues des « durs » (Reynaud en tête), parce que Daladier est trop mou.
Les intrigues des « mous » (Piétri, Laval, Flandin), parce que Daladier est trop dur.
L’énervement général.
Les manœuvres des socialistes qui veulent revenir au gouvernement.
Un seul point d’accord a rapproché contre Daladier, du moins en paroles, Bergery, Flandin, Tixier-Vignancour et Blum, opposés sur l’essentiel : le besoin pour la France d’un gouvernement efficace. Il eût suffi que Daladier remanie à temps son équipe pour rallier les « jacobins ».
La déception parlementaire est d’autant plus vive quand on apprend la composition du gouvernement Reynaud. On voulait un cabinet ramassé, il est pléthorique ; on voulait du nouveau, on retrouve beaucoup des mêmes et beaucoup de seconds rôles ; on voulait une large union, les socialistes sont entrés en force au gouvernement avec 3 ministres et 3 sous-secrétaires d’État, mais l’URD de Louis Marin, le groupe le plus cohérent de « nationaux », n’y participe pas, les marchandages de coulisse ayant été conduits maladroitemen…


Date de mise en ligne : 08/07/2021

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