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Chapitre IV. Le PCF. Fuite en avant et solitude

Pages 232 à 249

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  • Crémieux-Brilhac, J.-L.
(2020). Chapitre IV. Le PCF. Fuite en avant et solitude. Les Français de l'an 40 (Tome 1) : I. La guerre oui ou non ? (p. 232-249). Gallimard. https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-232?lang=fr.

  • Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
« Chapitre IV. Le PCF. Fuite en avant et solitude ». Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Gallimard, 2020. p.232-249. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-232?lang=fr.

  • CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
2020. Chapitre IV. Le PCF. Fuite en avant et solitude. In : Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Paris : Gallimard. Folio Histoire, p.232-249. URL : https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-232?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Cf. Philippe Buton, « Du parti légal à l’organisation clandestine », et Stéphane Courtois, « L’activité communiste », dans J.-P. Azéma, J.-P. Rioux et A. Prost, Les Communistes français de Munich à Châteaubriant, p. 19-33 et 57-70.
  • [2]
    A. Kriegel, Les Communistes français.
  • [3]
    Compte non tenu de l’élection d’Angoulême d’avril 1939 où le PCF avait gagné des voix à la faveur de la mobilisation populaire contre Marcel Déat.
  • [4]
    JOD Sénat, 16 avril 1940.
  • [5]
    Sur les comportements ouvriers, la propagande, les sabotages et la répression dans les usines, voir t. II, p. 324-420. Sur les communistes aux armées, p. 635-664.
  • [6]
    Sur la propagande radiophonique allemande et Radio Humanité, voir ci-dessous, p. 500-502.
  • [7]
    Sur leur action, cf. les procès-verbaux et rapports de la commission, ARSENAT.
  • [8]
    Sur le sénateur Rambaud, cf. H. Calef, Le Sabordage de la IIIe République, p. 41-45.
  • [9]
    J. Bardoux, Journal d’un témoin de la IIIe, p. 139.
  • [10]
    Déposition Signoret, AN 2W/66.
  • [11]
    Sur ces compagnies, voir t. II, p. 652-653.
  • [12]
    Notamment à la séance en comité secret du Sénat, le 16 avril 1940.
  • [13]
    J. Bardoux, op. cit., p. 143.
  • [14]
    Cf. J.-J. Becker et S. Berstein, Histoire de l’anticommunisme en France, p. 264-293 et ss.
  • [15]
    Bertrand de Jouvenel a reproduit dans Un voyageur dans le siècle (p. 305) le plan détaillé du prétendu putsch communiste, tel qu’il l’a retrouvé avec étonnement dans les papiers de son beau-père, le général Duseigneur.
  • [16]
    H. Dutailly, op. cit., p. 277-279.
  • [17]
    Brasillach écrit dans Notre avant-guerre, à propos du 13 juin 1936 : « On sut trois mois plus tard que c’était le jour choisi par Moscou pour un coup d’État. Mais la journée du 13 juin fut aussi manquée pour la révolution marxiste que celle du 6 février pour la révolution nationale » (Une génération dans l’orage, Paris, Plon, 1968, p. 156). Albert Rivaud, futur ministre du maréchal Pétain, s’exprime en termes analogues dans la Revue des deux mondes de novembre 1939.
  • [18]
    AN 2W/66.
  • [19]
    Ibid.
  • [20]
    AN 451 AP/118.
  • [21]
    Formule d’extrême droite qui finit par être employée par certains socialistes, par exemple Depreux au conseil général de la Seine, BO, 5 mai 1940, p. 39.
  • [22]
    C’est ce qu’affirment aussi bien Le Matin de Paris que tel obscur hebdomadaire local de province, La Presqu’île guérandaise (décembre 1939). La thèse du complot et de la collusion active avec l’Allemagne est soutenue par des journaux représentant, semble-t-il, le tiers du tirage total. Voir p. 464-474 « L’ennemi intérieur ».
  • [23]
    Georges Barthélémy, à la Chambre le 20 février 1940 : « Thorez, Catelas et tant d’autres qui devraient, non pas subir le feu d’un peloton d’exécution, ce serait leur faire trop d’honneur, mais être poussés sous le couperet de M. de Paris » (JOD, p. 253).
    Catelas, victime d’un déni de justice atroce, fut effectivement guillotiné pour délit d’opinion, en 1941, par décision du gouvernement de Vichy. Quant à Barthélémy, député-maire de Puteaux, passé à la collaboration sous l’Occupation, il fut abattu à coups de revolver par des inconnus le 10 juillet 1944.
    Fiancette, au conseil municipal de Paris, n’était pas moins déterminé que Barthélémy : « S’il y en a encore qui ne sont pas revenus de leur erreur hitlérienne au moment où l’Allemagne a déclaré cette immonde guerre, il faut qu’ils sachent qu’ils iront au poteau en même temps que les communistes ! » (Très bien ! Très bien !)
    M. Trochu : « Tous au poteau ! » (BMOP, 5 mai 1940).
  • [24]
    La Loire républicaine, Saint-Étienne, 22 mars 1940. Cité par M. Luirard, La Région stéphanoise dans la guerre…, p. 234.
  • [25]
    La Loire républicaine, Saint-Étienne, 28 janvier 1940, ibid.

Pour mesurer ce que fut l’effondrement communiste de 1939, il faut se souvenir que le PCF était devenu l’une des plus imposantes forces politiques françaises et, à coup sûr, la plus puissamment organisée. Ses candidats avaient totalisé, au premier tour des élections de 1936, près de 1 500 000 voix, soit 15,2 % des suffrages — plus pour la première fois que les voix radicales —, contre moins de 800 000 en 1932. Il venait encore de prouver sa vitalité électorale en avril 1939 en conquérant le siège de Montluçon laissé vacant par le socialiste Marx Dormoy. Avec 73 députés et 2 sénateurs, il était devenu une grande formation parlementaire. Ses assises territoriales étaient concentrées dans un petit nombre de bastions industriels (Nord/Pas-de-Calais, région parisienne, ensemble sidérurgique lorrain, bordure métallurgique et minière du Massif central, côte méditerranéenne de Marseille à Toulon) mais il avait aussi mordu sur la paysannerie, notamment dans le Lot-et-Garonne et le Vaucluse. Il tenait la « ceinture rouge de Paris », et il comptait dans le seul département de Seine-et-Oise, périphérique à la capitale, 9 députés, 10 conseillers généraux, 29 municipalités communistes ou à majorité et maire communistes, 23 journaux locaux de région, non compris de nombreux périodiques polycopiés de sections et de cellules d’entreprises.Son influence, à la différence des autres partis, ne se mesurait pas au seul nombre de ses électeurs et de ses élus. Annie Kriegel a très bien montré qu’il s’était constitué une véritable « société communiste » structurée en cercles concentriques et qui articulait, autour du noyau des militants et du premier cercle des adhérents, les cercles successifs des sympathisants, des électeurs et des compagnons de route…


Date de mise en ligne : 08/07/2021

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