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Chapitre premier. Daladier

Pages 175 à 192

Citer ce chapitre


  • Crémieux-Brilhac, J.-L.
(2020). Chapitre premier. Daladier. Les Français de l'an 40 (Tome 1) : I. La guerre oui ou non ? (p. 175-192). Gallimard. https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-175?lang=fr.

  • Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
« Chapitre premier. Daladier ». Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Gallimard, 2020. p.175-192. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-175?lang=fr.

  • CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
2020. Chapitre premier. Daladier. In : Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Paris : Gallimard. Folio Histoire, p.175-192. URL : https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-175?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Pour ne pas parler du général de Gaulle dont la popularité et le prestige furent d’une autre nature.
  • [2]
    A. Pertinax, Les Fossoyeurs…, t. I, p. 111.
  • [3]
    Cf. J. Daridan, Le Chemin de la défaite, p. 43.
  • [4]
    A. de Monzie, Ci-devant, septembre 1939, p. 278.
  • [5]
    A. Werth, The Twilight of France, 1933-1940, p. 178.
  • [6]
    J.-N. Jeanneney, François de Wendel en république. L’argent et le pouvoir, 1914-1940, p. 498 et 591-592.
  • [7]
    J. Bardoux, Journal d’un témoin de la Troisième, p. 113.
  • [8]
    François Mauriac, Journal, 1932-1939, Paris, La Table ronde, 1947, p. 404.
  • [9]
    Odile Rudelle, « La notion de tradition républicaine », colloque Daladier, FNSP, 1975.
  • [10]
    J. Zay, Carnets secrets, p. 67.
  • [11]
    Documents on British Foreign Policy, 3rd Series, 1938-1939, Londres, HMSO, 9 vol., 1949-1961, VI, no 317.
  • [12]
    A. de Monzie, op. cit., p. 146.
  • [13]
    O. H. Bullitt, For the President Personal and Secret…, p. 372. La crainte d’une prochaine offensive aérienne allemande contre Paris et les grandes villes de France a été très répandue dans les milieux politiques et même à l’État-Major en septembre 1939.
  • [14]
    J. Daridan, op. cit., p. 44.
  • [15]
    P. de Villelume, Journal d’une défaite…, p. 42.
  • [16]
    J. Daridan, op. cit., p. 191.
  • [17]
    P. de Villelume, op. cit., p. 47.
  • [18]
    Général Armengaud, Batailles politiques et militaires sur l’Europe. Témoignages, 1932-1940, Paris, Éditions du Myrte, 1948, p. 166-170. La véracité du récit n’est pas douteuse. L’ambassadeur Daridan lui reconnaît le ton de l’authenticité. Daladier, qui a annoté le livre d’Armengaud lorsqu’il parut, n’a laissé aucun écrit contestant la scène. AN 496/AP (3 DA/2, Dr. 4). On notera qu’à la date du 3 octobre 1939, Daladier est déjà en correspondance difficile avec Chamberlain à propos du concours aérien britannique.
  • [19]
    Voir t. II, p. 119, la réaction de Daladier, fin septembre 1939, en découvrant l’échec de la mobilisation industrielle.
  • [20]
    P. de Villelume, op. cit. p. 55.
  • [21]
    J. Daridan, op. cit., p. 65.
  • [22]
    A. Pertinax, op. cit., t. I, p. 112, 136 et 176-177.
  • [23]
    É.-J. Bois, Le Malheur de la France, p. 75.
  • [24]
    M. Déat, Journal de guerre.
  • [25]
    Ibid., à la date du 7 mai 1940. Je ne crois pas pouvoir prendre en compte le témoignage éminemment suspect de Marcel Guillaume en date de 1947, publié dans l’ouvrage de l’Institut Hoover, La Vie en France sous l’Occupation, t. II, p. 1145, et dont Fred Kupferman semble avoir admis la véracité dans son ouvrage sur Laval.
  • [26]
    Cf. Pertinax, op. cit., t. I, p. 56. Le 24 juin 1940, au Maroc, débarquant du Massilia, il aurait dit à Mandel : « Vous ne croyez pas que nous n’aurions pas dû faire la guerre en 1939… attendre un peu ? » Carnets de P. Reynaud, AN 74 AP/23.
  • [27]
    É.-J. Bois, op. cit., p. 56.
  • [28]
    L. Lamoureux, Souvenirs politiques (inédit).
  • [29]
    Ibid.
  • [30]
    J. Jeanneney, Journal politique, 7 décembre 1939, p. 23.
  • [31]
    Ibid. à la date du 4 mars 1940, p. 29.
  • [32]
    Montigny, Heures tragiques de 1940. La défaite, p. 262.
  • [33]
    NRO, Londres, FO 371/22910, p. 313. Dépêche du 13 décembre 1939. Ce propos a tôt fait de remonter au Foreign Office.
  • [34]
    JOD Chambre, p. 2089.
  • [35]
    Wladimir d’Ormesson, Carnets inédits, à la date du 18 septembre 1939.
  • [36]
    Cf. ci-dessous p. 275, le rapport sévère de Bardoux à la commission des Affaires étrangères du Sénat. D’après le témoignage de J. Daridan, qui fut membre du cabinet diplomatique de Daladier à partir de janvier 1940, un essai d’organisation avait été tenté à l’automne 1939 sous la forme d’une conférence quotidienne dans le bureau de Daladier à laquelle participaient Champetier de Ribes et Coulondre. L’essai avait tourné court avant la fin de 1939.
  • [37]
    L’expression est de Pertinax (André Géraud).

Il n’est pas donné à tout homme d’être un personnage de Shakespeare. Daladier, face aux deux dictateurs rouge et brun complices du pacte de Moscou, reste un personnage de drame bourgeois. Dans ce pays petit-bourgeois et paysan, c’est un élément de son prestige. Sa popularité de 1939 ne peut se comparer, dans l’histoire de nos républiques parlementaires, qu’à celle de Clemenceau en 1919 ou du Mendès France de 1954. Huit mois suffiront pour qu’il n’en reste rien.
Il a cinquante-cinq ans. Fils d’un boulanger de Carpentras, il est un exemple de la promotion par l’école : boursier, comme avant lui Herriot (dont il a été un brillant élève au lycée Ampère à Lyon), il s’est distingué jusqu’à être reçu à l’agrégation d’histoire et à devenir une illustration de la « République des professeurs ». Il est républicain, laïque et patriote et il a le goût de servir la nation. Il a été candidat à la députation dès 1914 et n’a pas hésité à se prononcer pour le service militaire de trois ans que rejetait une large fraction de ses électeurs. Il est parti pour la guerre avec le grade de sergent et l’a terminée capitaine. « Magnifique officier ? Mieux que cela, il a été un magnifique soldat », témoigne l’abbé Desgranges, député du Morbihan, qui a servi dans sa compagnie. Comme tant d’autres Français, il a gardé de ces années l’horreur de la guerre.Élu d’Orange aux élections de 1919, il s’est vite élevé dans la hiérarchie radicale : chef de file de la gauche du parti, tour à tour ministre des Colonies, des Travaux publics et de la Guerre, puis de 1927 à 1930 président du parti, avant de devenir, de janvier à octobre 1933, président du Conseil et ministre de la Guerre…


Date de mise en ligne : 08/07/2021

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