Chapitre V. Entre Hitler et Staline. Les déviations du nationalisme
Pages 127 à 146
Citer ce chapitre
- CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
- Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
- Crémieux-Brilhac, J.-L.
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- Crémieux-Brilhac, J.-L.
- Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
- CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
Notes
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[1]
L’expression est de Pierre Laval qui, de 1935 à 1940, n’a cessé de prêcher la réconciliation franco-italienne dont il croyait pouvoir être l’artisan.
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[2]
Hypothèse improbable à l’époque, car l’Allemagne et l’URSS n’avaient pas de frontière commune.
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[3]
Le Populaire, 8 février 1936.
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[4]
JOD Chambre, 18 février 1936, p. 462.
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[5]
Ibid., p. 457 à 459.
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[6]
JOD Chambre, 25 février 1936, p. 582.
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[7]
R. Rémond, Les Droites en France, p. 226.
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[8]
L’Action française, 19 janvier et 23 février 1936.
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[9]
Sur le mythe du putsch communiste et sa persistance dans certains milieux « nationaux », voir plus loin, IIe partie, chap. 4.
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[10]
La soudaineté de la conversion communiste de 1935-1936 et les arguments mis en avant pour la justifier pouvaient la rendre suspecte. Trois citations (qui furent exhumées et largement diffusées à la presse à l’automne 1939) jalonnent — et illustrent — cette première volte-face :
- Le 19 mars 1935, deux mois avant la signature du pacte franco-soviétique, mais trois jours après que l’Allemagne eut rétabli le service militaire obligatoire, André Marty écrivait dans L’Humanité :
- Le 21 mai, au lendemain de la signature du pacte, Gabriel Péri expliquait dans L’Humanité :
- — Le 8 juin 1935, Maurice Thorez explicitait la tactique du parti dans L’Humanité :
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[11]
Conférence de la Société des ambassadeurs au théâtre Marigny, 24 octobre 1936 (APP Kerillis, BA 344/6551).
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[12]
Fonds Monzie, FNSP, CERI.
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[13]
L’Ordre, 7 octobre 1938.
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[14]
Combat, novembre 1938.
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[15]
Comme le souligne René Rémond, Les Droites en France, p. 228.
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[16]
L’Action française, 29 septembre 1938.
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[17]
A. Werth, The Twilight in France, 1933-1940, p. 289.
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[18]
Ces lignes sont tirées d’un article que Flandin donna à l’agence Coopération afin qu’elle lui assure une large diffusion en pays anglo-saxons ; l’article parut en premier lieu dans le Sunday Times de Londres le 7 mai 1989 (BN/Man., 31 357/127).
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[19]
Cf. A. Adamthwaite, p. 118.
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[20]
G. Tabouis, Ils l’appelaient Cassandre, p. 342.
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[21]
Dépêche de Phipps au Foreign Office, 28 septembre 1939. Elle porte en marge cette annotation sardonique, vraisemblablement du destinataire, l’ambassadeur Strang : « M. Bonnet devrait rencontrer le colonel Blimp. » Le colonel Blimp est, en Angleterre, dans le répertoire des personnages grotesques, l’incarnation du conservatisme prudhommesque. Cf. A. Adamthwaite, op. cit., p. 109.
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[22]
Cité par A. Adamthwaite, op. cit., p. 108-109.
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[23]
Voir plus loin l’analyse de la situation que fait Déat. La thèse selon laquelle la France aurait dû laisser l’Allemagne et l’URSS se faire la guerre en restant elle-même neutre a été défendue encore en 1964 par le député socialiste munichois Roucayrol ; et elle a été en 1978 soutenue par Horace de Carbuccia, l’ancien directeur de Gringoire, dans son livre Les Racines de l’enfer, t. II.
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[24]
Entretien avec l’auteur, 25 janvier 1987.
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[25]
Ph. Burrin, La Dérive fasciste, p. 200.
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[26]
En particulier depuis l’article fracassant de Sternhell dans le no 32 de Débats (novembre 1984).
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[27]
Maurras dans L’Action française, 11 janvier 1937.
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[28]
A. Fabre-Luce, Le Secret de la République, p. 224-225.
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[29]
P. Milza, Fascisme français, passé et présent, p. 113.
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[30]
P. Milza, ibid., p. 123.
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[31]
Dans La Flèche, 14 avril 1939. On retrouvera dix ans plus tard Maze parmi les pourfendeurs du système de la IVe République. Cité par J.-P. Cointet, « Les marginaux de gauche », dans R. Rémond et J. Bourdin, La France et les Français…, p. 266.
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[32]
Lettre d’Émery à Bergery, 7 janvier 1940. Fonds Bergery, Hoover Institution.
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[33]
« Nous nous trouvons, estime Belin, devant une réorganisation indispensable de notre économie qui ne pourrait être réalisée comme il se doit que si nous avions devant nous une ère de paix de vingt ou vingt-cinq ans » (Le Petit Parisien, 12 octobre 1938). La refonte du régime lui paraît tout aussi nécessaire : « Ce qui est devenu insupportable à bien dire, c’est le régime lui-même. Ce régime qui interdit de gouverner. Ce régime qui se survit à lui-même monstrueusement. Ce régime que je définis de régime qui sait dire oui et qui ne sait pas dire non (…) Et les bons citoyens, ni meilleurs, ni pires que les autres, se demandent si vraiment le régime parlementaire, qu’on confond facilement avec la démocratie, mérite toujours qu’on se batte pour lui jusqu’à la mort (…) Le fascisme est tout ce que l’on voudra. Je l’accorde d’avance si l’on admet avec moi qu’il est une réaction contre une certaine impuissance de certaines formes de gouvernement. » Éditorial du Courrier de l’Ondaine, organe des socialistes du Forez, 23 avril 1938, cité par M. Luirard, La Région stéphanoise…, p. 240-241.
Fragile cohésion devant la guerre ! Car si l’on est partagé à gauche, on l’est aussi à droite. Un extraordinaire chassé-croisé s’est produit sur l’échiquier politique : tandis que la gauche traditionnellement pacifiste se dressait en majorité contre la politique nazie d’agression au point d’en venir à approuver la guerre, une fraction importante des droites a rompu avec les thèses du nationalisme antiallemand traditionnel et s’est enfermée dans une opposition à la guerre qu’on a pu qualifier de néopacifisme.
C’est par l’extrême droite que le retournement a commencé. Il s’est fait très vite, en moins d’un an, entre l’automne 1935 et l’été 1936. Deux événements y ont contribué de façon décisive : la guerre d’Éthiopie et la conclusion du pacte d’assistance mutuelle franco-soviétique.
L’agression déclenchée en octobre 1935 par Mussolini contre l’Éthiopie, État membre de la Société des nations, devait-elle conduire la France et l’Angleterre à prendre des sanctions contre l’Italie ? La droite française, à peu près unanime, s’est insurgée contre cette idée, le désir de préserver l’amitié italienne se conjuguant avec les sympathies profascistes et avec le mépris de la Société des nations. Le gouvernement Laval a cru tout concilier par des compromis qui n’ont satisfait personne ni rien apaisé. L’Éthiopie a été conquise dès 1936, la SDN bafouée et Mussolini, ulcéré de la semi-opposition et des palinodies franco-anglaises, s’est jeté dans les bras de Hitler. De ce jour, la droite française n’a eu de cesse qu’elle ne retrouve la faveur de Mussolini…
Date de mise en ligne : 08/07/2021
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